Book Review 237

C’est comme ça, je ressens le besoin impérieux de lire les livres de Nicolas Rey.

Alors ça choque les amis, qui disent que « bon sang tu peux pas lire des merdes pareilles ». Ca choque mon for intérieur qui dit que « bon sang tu peux pas lire des impostures pareilles avec tout ce que tu sais des coulisses ». En gros, je ne peux pas cautionner ça. Ou je ne devrais pas, au minimum, m’en vanter. Parce que l’écrivain fait partie de cette espèce d’espace trouble où on est bankable, littéraire et insupportable. L’amitié avec Beigbeder ne serait qu’une circonstance aggravante de plus. Et pourtant, cette année comme les précédentes, j’ai attrapé le nouveau roman de Rey. Et j’ai presque bien aimé.

L’amour est déclaré est en fait un remix d’un tas de chroniques radio de l’ami Rey. Il racontait au micro sa rencontre avec l’actrice Emma Lucchini, ses tracas de pères à peu près célibataire et de sa vie d’écrivain. Pour ce livre il aura donc récupéré ces textes qu’il aura édité de manière à faire un bloc de papier cohérent. Les mauvaises langues diront qu’il fait d’une pierre deux chèques. Mais comme je n’écoute pas/peu la radio, pour moi c’était de l’inédit. Alors nous voilà embarqué pour une poignée de pages (je ne vais pas vous refaire le coup de la démonstration de comment les demi-pages de titre de chapitre et les multiples sauts qui font que de 180 pages il s’agit plutôt d’une grosse centaine).

Le plus gros problème de L’amour est déclaré, c’est la brièveté de ses chapitres. La plupart d’entre eux sont trois ou quatre paragraphes écrits très gros, où un court dialogue. C’est un peu comme si Rey avait choisi son passage préféré de chaque chapitre d’un vrai roman et n’avait gardé que ça. Ceci donnant un côté « best of » au livre, ou résumé Youtube en 3 minutes d’un film d’une heure et demi. Le côté cool est qu’on ne garde que les accroches, les phrases qui font mouches et de ce côté ça fonctionne. Le problème est que l’ensemble manque de liant, de moments de rien, ces temporalités littéraires qui permettent de faire tenir les morceaux de bravoure.

Les fondations.

Alors comme d’hab’ avec Rey c’est à moitié foiré, mais comme d’hab’ ça se laisse lire, bien que cela ne serve à rien. C’est sans intérêt avec des jolies phrases. Et j’aime bien.

Laissez-moi tranquille maintenant et allez vous faire un plaisir coupable plutôt.

BUY STAGE !!!

C’est rare, mais pour une fois je ne valide pas une couverture du Diable.

Une réflexion au sujet de « Book Review 237 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s