Donc quelqu’une m’a pris au mot de ma note de vendredi dernier et m’a apporté une boîte de BN pendant ma dédicace au salon du livre. J’ai fondu de reconnaissance comme jamais, d’où mon large sourire pour le reste de la journée.

Sinon, jeudi c’était la soirée d’inauguration. Le jour où tu ne rentres pas sans invitation et où on trouve champagne et petits fours (plus ou moins surgelés) sur la plupart des stands. C’est plein de pique assiettes et de gens en costume cravate. Surtout, c’est le moment où jamais de socialiser. Un peu comme quand j’ai pas osé déranger le boss de Flammarion en pleine conversation (compétence charisme – 0). A défaut j’ai fait le tour des copains, ceux qui bossent sur leurs stands et s’agitent pour que tout soit parfait, ceux qui ne bossent pas mais errent, d’une connaissance à l’autre. Ça me fait chaud au cœur de revoir des visages pas croisés depuis longtemps. Puis arrive le moment d’angoisse, quand tu réalises que tu ne fais pas réellement partie du jeu, que tu restes dans le purgatoire, cette année encore.
L’inauguration du salon du livre, pour l’écrivaillant, t’es triste quand tu y es, mais encore plus triste quand tu n’y es pas.
C’est généralement à ce moment-là que je pars me planquer sur le stand d’un éditeur BD, profitant de mes restes d’amis d’une autre époque pour passer le molosse qui flique les entrées et sorties. Je taxe du Coca, je prends des nouvelles et j’ai le pincement au cœur du type qui a lâché un medium pour un autre et qui doute. Au moins je suis en très bonne compagnie.
Samedi je dédicaçais. Un peu fébrile, je suis allé me poser sur mon stand où j’ai enfin pu rencontrer mon éditrice. Quand il s’est avéré que j’ai fait une faute d’orthographe dès ma première signature de recueil, elle a décrété qu’elle relirait toutes les suivantes. Bien vu. J’ai rencontré des gens qui lisent ça là, le blog, j’ai vu passer des amis venus me soutenir, et des inconnus curieux, attirés par le beau livre format 24×32. J’étais terrifié à l’idée de ne voir personne, ou que cela se passe mal. Au final je suis resté le double de temps prévu et on a épuisé le stock d’exemplaires du samedi. C’était donc génial. Je ne remercierai jamais assez ceux qui ont pu/voulu passer. L’expérience d’édition de cette nouvelle aura donc valu de l’or de bout en bout.
Par contre, je crois que tous les exemplaires du recueil Fediver seront vendus d’ici ce soir. Trésorerie serrée oblige, il n’y aura pas de retirage. Moi-même dois me contenter de mon exemplaire unique d’auteur. Pour la suite, il restera la version numérique trois fois moins chère. Donc voilà.
Encore une année, encore un salon du livre, une soirée d’inauguration, des rendez-vous et rencontres. Comme l’année dernière, mais en mieux. En attendant la prochaine édition.


