Je me souviens vous avoir expliqué quelque temps plus tôt que je préférais Facebook à Twitter. J’ai menti. Enfin non, j’ai changé d’avis. Faut dire que depuis mon Facebook s’est un peu transformé en dépotoir 2.0. Déjà au sens propre, dépoté, sans mes potes, qui ont visiblement autre chose à foutre que mettre à jour leur statut ou partager leurs photos de vacances. Mes amis dits « historiques » restent finalement dans leur vraie vie à m’envoyer des textos. D’où le fait que la moitié de mon newsfeed soit occupé par des trucs pas sexys, comme les gens qui m’ont ajouté sans jamais me dire qui ils étaient et ce qu’ils voulaient (j’accepte parce qu’un jour je les spamerai). Une pensée émue pour les groupes de rock indés ou autres fanzines qui chaque semaine m’invitent à rejoindre leur page fan ou aller squatter une représentation à l’autre bout de la France. Même combat pour les pages fan qui se sont réveillées et matraquent leurs liens.

Alors vous pourriez me dire que techniquement je pourrais faire un peu de ménage, à coup de listes, de fonction cacher ou purement et simplement de grands coups de pieds dans mes « amis ». Mais vue l’étendue des dégâts je peine à trouver la motivation. Et puis, pour quoi faire ? Si au moins mes contacts canons que j’ai jamais pu choper à l’époque du lycée continuaient à poster leurs photos en maillot de vacances. Mais non, même elles se sont lassées. Ceci explique en grande partie pourquoi ces derniers mois j’ai fait glisser mon activité sur Twitter. Dommage que je ne me souvienne plus qui a dit que Facebook servait à garder contact avec les gens qu’on connait déjà alors que Twitter servait à prendre contact avec les gens qu’on ne connait pas encore. Parce que ce type avait, en tout état de cause, complètement raison.

J’ai tardivement compris que Twitter permettait de tomber sur et d’être suivi par des personnes complètement extérieures au lectorat du blog. Des vieux, des jeunes, des gens loin, des gens près, des types connus, des types pas connus du tout, c’est un beau bordel. Et quand on prend la peine de s’investir un peu, répondre autant que possible à tout le monde, chercher un bon mot pas trop honteux pour tenir ses followers au courant de l’inexorable avancée du quotidien, bah ça paie. Ca paie en rapports humains, en soirées, en cocas après le boulot, en nouveaux contacts, en amis potentiels, en bisous et gratouille de nuque aussi (quand on a beaucoup de chance). Je twitte en moyenne cinq fois par jour (c’est mes stats qui le disent) et je ne regrette pas l’investissement à la fois temporel et humain, malgré tous les mauvais côtés.

Ouais parce que du côté revers de la pièce, on a par exemple les engueulades pour rien, pour cause de smileys mal placée. Le fritage en public, c’est rarement glorieux. Je pense aussi à l’usure de la connerie de certains, ou la complexité d’essayer de suivre ce qu’il se passe quand on ne reste pas la journée devant sa timeline. Puis autant je me suis calmé sur la branlette statistique vis-à-vis du blog, autant sur Twitter c’est le traumatisme chaque fois que je perds quelqu’un. Pourquoi ? Comment ? Qu’ais-je fais de mal ? Quel connard ! Comment je vais buzzer mon futur livre si j’ai plus personne ? Ma vie est foutue ! Pourtant je suis drôle et spirituel et… Fuck, ayé je pleure.
Je rôde donc encore sur Facebook, pour les quelques vrais gens que j’aime qui sont toujours dessus, et je m’épuise sur twitter à gérer dix tonnes de trucs en même temps. Au fond si je fais tout ça c’est pour que ma mère puisse continuer à gueuler que le web 2.0 ça rend fou. Ou alors je suis maso (un jour je ferai un worst 3 de Twitter).
Demain, bouquin steampunk bling-bling.
LINK STAGE !!!
Sinon, sur le même sujet, vous pouvez lire cet excellent article d’Eric Maillard, que j’ai l’insigne honneur de côtoyer. Grâce à Twitter. A la tienne amigo.





