645 – Salmon Vs Fistbump 2010

Parfois un pur nouvel an, c’est une méga teuf hallucinante avec plein de gens qui ont bu et des filles moites. Mais des fois un pur nouvel an c’est un colis du matin et du saumon du poissonnier en combo avec un brownie maison. Parce la vie c’est aussi des grands écarts entre la beaufitude et le style.

Mais la plupart du temps, un pur nouvel an, c’est quand on se  retrouve avec les gens qu’on aime. C’est bien connu, le best place, c’est les autres. Et mon best friend, logiquement c’est un peu mon best best place !

Où que vous étiez hier soir, je ne peux que souhaiter que c’était exactement là où vous vouliez être. Encore une fois bonne année. :3

Le premier janvier est sur nous, l’occasion de respirer un bon coup, faire une pause. Parce que dès demain, c’est reparti.

641 – Counting Back

Ayé, c’est cette époque de l’année, celle où l’on tope tout et n’importe quoi. Avant on avait déjà les bétisiers de la TV, les 100 plus grands fous rires et autres conneries. Toutes les publications y allaient de leur top. Les mags de ciné élisent les meilleurs films de l’année, les mags littéraires ou de jeux vidéo font de même. C’est un peu la foire au podium. Mais de nos jours de l’an deux mille c’est encore pire, parce que les gens ont des blogs. Du coup chacun peut afficher son plus ou moins mauvais goût à la face du monde. En plus pour tous les désœuvrés de la mise à jour ça fait un sujet un peu facile. Sans parler du fait qu’on change de décennie là bientôt et que du coup, bah hop là, tu peux aussi faire un top des années mille et zou, une seconde note gratuite !


En vrai je suis aigri, un peu, mais j’aime beaucoup les tops, surtout quand ils sont fait par des gens que j’aime. Exemple. Sur Ain’t It Cool, Mr Beaks s’est cassé le cul à faire un top 100 des films de la décennie. Et pas juste une liste sans âme. Non non, il est parti chercher des extraits de ses critiques sur dix ans avant de rajouter un petit paragraphe pour commenter en quoi son choix se défend dans le cadre du classement actuel. Fascinant à lire, à s’émerveiller devant la redécouverte de pépites oubliées ou à pester contre ces foutus films qu’on a jamais pu blairer (entre autres Drag Me To Hell, Kill Bill 2, The Incredibles…). Je sais que mon critique ciné, Drew Mc Weeney est en train de faire de même de son côté. Et rien que pour ces mecs là, je suis prêt à tolérer tous les tops de merde des parangons des goûts de chiotte de la presse, web ou papier.


J’avoue que de par chez moi, j’ai beaucoup réfléchi à la question. J’ai même dégainé mon nouveau petit carnet (je vous en parlerai bientôt) pour mettre des noms dans le désordre. Mes films préférés de l’année. Mes films préférés de la décennie. Les meilleurs objectivement. Les meilleurs subjectivement. Les meilleurs que j’ai pas vus. Ca commence à en faire des listes. Car plus que tout autre sentiment, ces tops de fin d’année m’ont donné envie d’aller découvrir tous ces trucs que j’ai loupé, que j’ai refusé à cause de mes à priori, que je ne connaissais tout simplement pas. Finalement j’ai décidé de ne pas céder à la tendance, je pense garder mes tops pour moi. De toute façon, mon top 10 subjectif de la décennie, je vous ai parlé de tous les films par le passé en long en large et en travers. Sauf du premier, parce qu’il méritera son ciné club 100, sa quintuple note.

Mais je crois que plus que tout, les tops de fin d’année sont une manière comme une autre d’écrire la mémoire. Au-delà de la gratification nostalgique immédiate, ces tops sont des points de repère. Pour leur auteur comme j’imagine bien Mr Beaks dans dix ans relire son top des années mille pour se souvenir, pour leurs lecteurs, comme je me suis déjà vu à plusieurs reprises mettre à charger mon ignorance, pour une jolie séance hivernale, tant que durent les vacances. Aussi c’est ce que je vous souhaite en ces derniers jours de 2009. Puissiez vous vous trouver un top qui vous plaise, et l’explorer de fond en comble. Parce que, mine de rien, malgré tout ce qu’on peut reprocher aux années deux mille. Elles étaient pas si mal.

Demain, critique lité !

605 – The Last Monday

Et fuck. Comme prévu, j’ai rien eu le temps de faire ces dernieres semaines. Prenez le manuscrit, il a beau être fini il est toujours truffé de fautes d’orthographes. L’épave de ma Xbox jonche toujours le sol en attendant que je trouve un carton pour la filer au mec d’UPS. Quant au mémoire, et malgré les hurlements de la haute autorité parentale, c’est toujours le point mort. D’ailleurs la dernière fois que je suis passé à l’école j’ai failli attendre la fin du cours de ma directrice de master pour lui dire que j’étais encore vivant. La bonne blague. Tain. Le pire dans tout ça c’est que j’ai même pas l’impression de bosser tant que ça. Vous me direz, tout ça est parfaitement normal. Puis là, ce week-end, j’ai réalisé un truc. Aujourd’hui, c’est le dernier lundi que je passe sur Paris d’ici l’année prochaine.

Ouais bon dit comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais du coup je suis incapable de me projeter avant janvier. Vendredi matin je rentre sur Lyon et à partir de là, que ce soit boulot, scolairement, artistiquement, socialement, tout est repoussé. Le pire c’est de lutter pour courir après la bande de gens qui vont atrocement me manquer pendant mes espèces de grandes vacances d’hiver. Sans parler des raclures de fourbes qui ne seront même plus là au printemps, entre les stages à l’étranger et whatever. Cinq semaines en vadrouille et je panique déjà. Je suis tellement traumatisé à l’idée de louper quoi que ce soit que c’est à se demander comment je peux faire pour dormir. Toutes ces heures où la planète tourne sans moi. Rien que d’y penser j’ai des débuts de vertige. Un jour je finirai bien par parler de tous ces soucis d’égocentrisme à un psy, mais bon, en attendant, j’ai encore mon blog.

Ah oui d’ailleurs, bonjour l’organisation pour continuer à raconter n’importe quoi pendant que je serai à New-York. Contre toute attente j’envisage plus que sincèrement de m’offrir un petit netbook des familles, que ce soit pour commencer mon nouveau manuscrit dans l’avion, twitter n’importe quoi en taxant les wifis des Starbucks ou surtout mettre à jour la machine bloguesque. J’ai hâte de faire du Photoshop sur un douze pouces. A mon niveau de geek, ça reste vivre dangereusement. Enfin c’était ça ou pleurer ma misère à mon hôte pour checker mes mails. J’ai pas d’argent mais j’ai un minimum de dignité. Puis je pourrai surtout cocher une case sur la longue listes des trucs à faire avant de mourir, entre le plan à trois avec les sœurs Olsen et la figuration dans Bad Boys III, à savoir écrire quelques pages de roman sur un banc à Central Park.

Tout ça pour dire que 2009 sur Paris, c’est fini pour moi. Y’aura des regrets, des embrassades et ptête un œil humide ou deux. Dans tous les cas je devrais repartir avec une deg’ attitude. Ville de merde tiens, quand j’y vais je fais la gueule, quand j’en pars je fais la gueule.

A demain, où on parlera presque de politique.