Si j’aurais appris un truc en trois semaines de stage, c’est que j’ai des idées visuelles. Quand je bosse sur un slogan, ou n’importe quoi d’autre, j’ai d’abord l’image avant d’avoir le texte qui va avec. C’est étrange pour un rédac’, mais j’explique ça par ma passion pour le cinéma et mes dizaines d’heures de cours de dessin. Quand j’ai une idée, c’est sous la forme d’une image, ce n’est qu’ensuite que je trouverai le texte qui ira avec pour compléter le concept. Si je vous raconte ça, c’est que j’ai commencé à réécrire mon bouquin. J’ai réalisé que ça servait à rien de tenter de networker et être à l’affut de la personne qui pourra me donner une coup de main si j’ai pas une nouvelle version propre. Dans le laps de temps qui aura précédé mon passage à l’acte, je me suis surpris en train de disséquer mon processus d’écriture.

J’écris comme je dessine. C’est à dire que je me fais une image mentale de ce que je vais raconter, le début, la fin, le squelette du truc. Puis je rédige de façon très grossière et parfois franchement moche un premier jet. L’idée est à d’avoir mon crayonné, une vision d’ensemble sur laquelle je peux intervenir à n’importe quel point. Enfin je reprends chaque morceau, phrase par phrase, pour rajouter de la matière, du sens, des bons mots. C’est mon encrage, ma colo. Tout ça je vous l’avais déjà détaillé par le passé (même si j’ai la flemme de fouiller les archives). Si je vous en reparle c’est parce que cette analogie avec le dessin va plus loin que la simple méthode d’écriture. Mon esprit visuel déborde complètement sur le style, ce qui explique que mon prof d’écriture trouve des qualités cinématographiques à mon texte.

J’ai la nette impression que je rédige mes descriptions comme je les filmerai si j’étais un réalisateur. Je décris ce que j’aurais plaqué sur ma pellicule, en utilisant des effets de style pour simuler la plongée, le cadrage, les effets de vitesse. Tout ça je m’en rend compte car la version 3 de mon roman est écrite avec un an de référence et d’expérience en plus. Je suis forcément plus en contrôle de mon clavier qu’auparavant, et moins que l’année prochaine. J’ai mentionné à un pote que j’avais l’impression que ma passion sans faille pour Michael Bay et mon goût pour les films de Zack Snyder se ressentaient sur le papier. Il m’a confirmé le truc, ayant eu l’impression de se manger des ralentis à la 300, ce qui l’aura un poil agacé. Personnellement, j’assume, c’est mon côté un peu douchebag bling bling. Je suis le Zack Snyder de la littérature, à partir en live dans le lyrisme pour des fois pas grand chose, quitte à ne pas plaire à tout le monde. Mon dieu que cet article de veux rien dire. Allez, j’arrête de brasser du vent en racontant des trucs sur lesquels je me contredirai dans trois jours.

Trois paragraphes introspectifs pour dire que je suis de retour devant Word, bien décidé à rebosser ce roman, retrouver la fierté de mon travail en appliquant tout ce que j’ai pigé en 350 notes de blog et une cinquantaine de bouquins dévorés. Ca va chier !
Demain, on parlera de Street View. Mais tout à l’heure, genre 14h au pif, y’aura une note Bis, histoire de bien commencer la semaine !





