358 – This Is The Reilly !

Si j’aurais appris un truc en trois semaines de stage, c’est que j’ai des idées visuelles. Quand je bosse sur un slogan, ou n’importe quoi d’autre, j’ai d’abord l’image avant d’avoir le texte qui va avec. C’est étrange pour un rédac’, mais j’explique ça par ma passion pour le cinéma et mes dizaines d’heures de cours de dessin. Quand j’ai une idée, c’est sous la forme d’une image, ce n’est qu’ensuite que je trouverai le texte qui ira avec pour compléter le concept. Si je vous raconte ça, c’est que j’ai commencé à réécrire mon bouquin. J’ai réalisé que ça servait à rien de tenter de networker et être à l’affut de la personne qui pourra me donner une coup de main si j’ai pas une nouvelle version propre. Dans le laps de temps qui aura précédé mon passage à l’acte, je me suis surpris en train de disséquer mon processus d’écriture.

J’écris comme je dessine. C’est à dire que je me fais une image mentale de ce que je vais raconter, le début, la fin, le squelette du truc. Puis je rédige de façon très grossière et parfois franchement moche un premier jet. L’idée est à d’avoir mon crayonné, une vision d’ensemble sur laquelle je peux intervenir à n’importe quel point. Enfin je reprends chaque morceau, phrase par phrase, pour rajouter de la matière, du sens, des bons mots. C’est mon encrage, ma colo. Tout ça je vous l’avais déjà détaillé par le passé (même si j’ai la flemme de fouiller les archives). Si je vous en reparle c’est parce que cette analogie avec le dessin va plus loin que la simple méthode d’écriture. Mon esprit visuel déborde complètement sur le style, ce qui explique que mon prof d’écriture trouve des qualités cinématographiques à mon texte.

J’ai la nette impression que je rédige mes descriptions comme je les filmerai si j’étais un réalisateur. Je décris ce que j’aurais plaqué sur ma pellicule, en utilisant des effets de style pour simuler la plongée, le cadrage, les effets de vitesse. Tout ça je m’en rend compte car la version 3 de mon roman est écrite avec un an de référence et d’expérience en plus. Je suis forcément plus en contrôle de mon clavier qu’auparavant, et moins que l’année prochaine. J’ai mentionné à un pote que j’avais l’impression que ma passion sans faille pour Michael Bay et mon goût pour les films de Zack Snyder se ressentaient sur le papier. Il m’a confirmé le truc, ayant eu l’impression de se manger des ralentis à la 300, ce qui l’aura un poil agacé. Personnellement, j’assume, c’est mon côté un peu douchebag bling bling. Je suis le Zack Snyder de la littérature, à partir en live dans le lyrisme pour des fois pas grand chose, quitte à ne pas plaire à tout le monde. Mon dieu que cet article de veux rien dire. Allez, j’arrête de brasser du vent en racontant des trucs sur lesquels je me contredirai dans trois jours.

Trois paragraphes introspectifs pour dire que je suis de retour devant Word, bien décidé à rebosser ce roman, retrouver la fierté de mon travail en appliquant tout ce que j’ai pigé en 350 notes de blog et une cinquantaine de bouquins dévorés. Ca va chier !

Demain, on parlera de Street View. Mais tout à l’heure, genre 14h au pif, y’aura une note Bis, histoire de bien commencer la semaine !

300 – 300

Remember quand 300 a été annoncé ? Quasi personne avait lu le bouquin dont c’était tiré. C’était un peu le gros bordel, genre est-ce que c’était une histoire vraie ou pas ? T’as des mecs qui ont fait des recherches à ce prendre la tête. Pendant ce temps là, nous autre les geeks on bavait comme des rats devant la bande-annonce en ralenti. Ces images ultra-léchées, cette débauche visuelle et ce sentiment qu’on a affaire à des vrais mecs rebelles et badass, forcément ça faisait envie ! Lorsqu’enfin le film est sorti, deux camps se sont rapidement formés. Il y avait les pros qui étaient dans une transe virile et violente, puis les antis, ceux qui ne comprenaient pas l’intérêt de voir un film sans histoire que si tu enlèves les ralentis il dure que vingt minutes. Vous l’avez compris, je faisais partie de la catégorie des fanboys ! Pourtant, même le jour où le HD DVD est passé sous la barre des 4 euros, je n’ai pu me résoudre à l’acheter. Qu’est-ce à dire ?

300 est un film qui aura eu à subir une seconde vague de critiques, plus profondes encore. Okay, on a rapidement évacué le fait que c’était des mecs à poil et tout. L’argument gay n’a pas fait long feu. Mais sur ses braises s’est levé l’argument nazi. Non, parce qu’en y regardant de plus près, on est dans un film où si un gamin nait avec des malformations on le jette dans une fosse de cadavres, où le seul traitre de l’histoire est le spartiate difforme, où les Perses sont au minimum des lopettes nues et piercés (ah ah, persée ! pardon…), au maximum des monstres poussant des cris d’animaux. Ouais, bon, okay c’est un peu tendancieux. Surtout quand on sait que Frank Miller, le type qui a dessinée la BD à la base est un bon gros facho des familles (ce qui explique pourquoi The Spirit est tant à chier, et oui je suis sûr que y’a un rapport).

En fait maintenant j’ai surtout peur de checker à nouveau ce film, de mettre la galette HD dans mon lecteur. Ce que je crains, c’est que les aspects un peu glauques du film me sautent à la gueule et que ça gâche mon beau souvenir. Tout ça c’est la faute de mes prétendus amis, qui sous couvert de pichets de bière s’amusent à briser mon innocence de kikoo lol avec leur argumentaire de clown triste. Cependant, je suis sûr d’un truc, c’est que le réal Zack Snyder est plus inconscient que nazi. J’en veux pour preuve son prochain film, Watchmen, autre adaptation de comics. Bah wé, Watchmen pour le coup, c’est carrément à gauche dans l’idéologie, limite communiste sur les bords. L’adaptation étant envisagée sous le même prisme de l’ultra-stylisation, moi je dis que ce sera le kif.

Bon, à part ça j’ai été un mec à la cool je vous ai épargné la note type « zomg c’est la note anniversaire ! check mes stats et mes référents google ! ». Si vous espériez une note plus profonde, de remise en question, z’avez qu’à repasser demain.

253 – Still Sucking ?

Le saviez-vous ? Je ne suis pas un facho complet en fait. J’en veux pour preuve le fait que, régulièrement, je redonne une chance à pas mal de trucs que je peux haïr dans la vie. Une fois par an, j’achète les Inrocks pour être sûr que y’a toujours rien à lire dedans. De temps en temps je tâte la Playstation 3 (manette de merde, ludo à chier), ou alors j’essaie de bosser sur un mac (mou, clavier pourrave). C’est bien des fois de se confronter a ses démons, on est jamais à l’abri de changer d’avis. Voilà pourquoi l’autre jour, avant d’aller acheter un aspirateur à Darty (On ne rit pas, ça fait de moi un homme mûr, indépendant et responsable d’acheter mon premier gros matos d’électroménager. Pour moi c’est important et pour vous ça fait un sol qui ne croustille plus sous les pieds quand vous viendez mater des HD DVD !), j’ai décidé de manger… au Quick !

Me voilà donc au gros Q de République qui, coincé contre un KFC, un DoMac et un Buffalo Grill, devrait avoir un minimum de pression niveau concurrence. Sauf que d’entrée de jeu c’est le drame. Quinze personnes qui attendent pour deux caisses ouvertes. Alias vingt minutes d’attente à trois heures de l’aprem’, c’est juste le truc paranormal. Je me serais bien tiré mais je voulais continuer à chronométrer combien de temps les burgers restaient dans le bin avant d’être servi. Plus de vingt minutes, sans compter le temps depuis lequel ils étaient là avant que j’arrive. Sachant qu’un Burger est censé être jeté si non vendu dix minutes après la fabrication, je vous laisse imaginer la tronche que je tirais quand arriva mon tour. En bon gros burger addict bâtard j’ai donc exigé un burger neuf. L’équipière en caisse a tirée une gueule de trois pieds de long, mais ranafout’ !

J’ai depuis longtemps appris à me crever les yeux avant d’aller manger au Quick, la déco pastel verte/bleue/jaune/rose ne passe toujours pas. Motif numéro un de mauvais digestion j’en suis certain ! Résignation quand au coca trop coupé à l’eau, le pain trop sec et l’absence fatale de sauce. Autant de tares identifiées par les burger fans depuis des années, jamais corrigés. Quel échec alors que la viande du VIBeef/Intense est la meilleure dispo. Dans un monde merveilleux plein de capitalisme la concurrence serait quelque chose de sain, qui pousse tout le monde vers le haut, l’investissement et l’innovation. Au lieu de ça, Quick continue de sombrer dans la déchéance culinaire pendant que MacDo se repose sur ses lauriers. Super. Pendant ce temps on me signale que Burger King parcourt le monde en 4×4 pour faire goûter à des Inuits des Big Macs et des Whoppers pour prouver que leur recette est meilleure. Ca en marketing c’est ce qu’on appelle une putain de bonne idée ludique, le genre de trucs qui motive tout le monde.

Une fois de plus je ressors du Quick complètement deg’, à rêver d’un monde de burgers magiques. Mais j’aurais essayé Gros Q ! Je t’aurais redonné ta chance ! A l’année prochaine vieux frère, puisses-tu grandir et me surprendre à nouveau.
Demain rien à voir, on parlera classique de la littérature américaine. Voilà.