Avant de sortir avec l’ex-femme de ma vie, j’ai dû suivre un cheminement un peu compliqué. D’abord elle a tenté de me caser avec une de ses copines, la sage. C’était l’époque où j’étais plus kikoolol que bâtard sensible, j’étais donc Ze mec a fourguer à la fille qui ne s’est jamais réellement frottée au sexe masculin. Sauf qu’avec ce genre de meuf, tu sers juste à lui donner suffisamment de confiance pour s’affirmer et te larguer (joie). L’ex-femme de ma vie étant complètement pas disponible à l’époque je suis parti en chasse de sa deuxième amie. Avec des résultats assez pathétiques mais on en parlera pas aujourd’hui. Peut-être plus tard. Puis, enfin, le moment magique, les anges qui sonnent les trompettes et compagnie. Enfin j’étais contenté, pour un tas de raison. Parmi lesquelles ce fait indiscutable : j’étais avec la plus jolie fille de son groupe d’amies.
Avec le recul, je réalise que la plupart du temps je ne me suis casé qu’avec la plus belle fille de sa bande. Quelque part ça me semble logique. Non pas que je sois un beau gosse ou quoi que ce soit. Non, plutôt dans l’idée que si jamais je dois passer du temps avec ma copine, et voir ses amies, il ne faut pas que je passe mes soirées à fantasmer sur les satellites de ma relation. C’est arrivé, une fois, dans mon entourage. Une coupine a découvert que son mec subtilisait les photos des amies de sa dulcinée pour, heu, les longues soirées d’hiver. A priori. De mon point de vue, une relation monogame a peu près saine passe par la limitation des tentations. Et quoi de pire que cette idée infâme derrière le crâne qui dit « hey, peut-être que t’as pas prise la bonne » se conjuguant avec la tentation qui débarque à toutes les soirées. JOIE.
Et là j’entends les romantiques du fond, qui objectent. Oui mais et si, en fait, loin d’être la plus canon du groupe, tu trouves ta copine giga hot parce qu’elle te convient à toi (et que els autres ne sont pas ton type), ou que t’es amoureux ? C’est une très bonne question. Malheureusement on va peiner assez rapidement à trouver la réponse. Je sais que plus je passe du temps en compagnie d’une fille, moins j’arrive à être objectif quand je la regarde. Non pas qu’elle devienne plus jolie, mais disons que je peine de plus en plus à exprimer pourquoi. Elle est jolie, c’est tout. C’est comme ça. Comparer avec une autre ? Mwarf j’y arrive pas trop. Ce qui tendrait à ajouter de l’eau au moulin des romantiques de service. Idéalement pout tester la théorie il faut vivre une rupture, être de retour dans la vraie vie. L’autre tombe parfois de son piédestal. Retour à une relative objectivité.
Bon, idéalement mieux vaut ne pas en arriver là. Tout ça pour dire que cette certitude absolue (plus importante que la réalité des faits), celle d’être convaincu que votre copine est plus bonne que la plus bonne de ses copines, est grisante. En plus d’éviter un tas d’emmerdes par la suite.
Revers du truc, ça fait un critère relou de plus quand on drague, quand on espèce, quand on découvre l’univers de la prochaine. Le fu.





