1234 – X-Factor

J’accorde une trop grande confiance en mon système immunitaire.

Pour ça je blâme les comics.

Depuis quelques années, j’ai les amygdales cryptiques. J’aimerais croire que c’est parce qu’elles sont pleines de mystères mystérieux (et de pirates fantômes). Mais non, c’est juste des trous, du gruyère de chair. Un village troglodyte avec pour seule population un tas de bactéries qui vont et viennent. OUI C’EST SEXY. Surtout, c’est stupide, vu que de ce que j’ai pu googler, personne n’a réellement d’explication convaincante au pourquoi du comment. C’est comme ça, ça arrive. Et du coup quand on a les amygdales criblées, on chope un tas d’angines bactériennes. Parce que lol visiblement. Et donc, chaque hiver, je hurle à la mort, prostré dans mon lit. J’ai mal, et je mets dix plombes à appeler un médecin.

Ce qui nous ramène à ce coquin de Wolverine, poster boy pour les globules blancs. A cause de lui et ses potes j’ai envie de croire que mon organisme peut repousser toutes les maladies. Je me suis documenté à fond sur l’effet placebo et des fois je me dis que si ça se trouve je pourrais négocier avec un éventuel cancer pour qu’il se tienne bien. Surtout, quand je commence à avoir mal à la gorge, je prends quelques pastilles de vitamines, je m’enfouis dans mon écharpe Quiksilver et je me dis que ça va passer. Parce que toute ma puissance psychique est concentrée sur mon rétablissement. Sauf que non. Et quand je consens à ramper jusqu’au dispensaire pas loin de chez moi, c’est généralement quand je me lève de douleur, en nage, au milieu de la nuit.

Je pense sincèrement que je vais crever comme ça, en ayant simplement refusé de prendre un truc bénin à temps. Parait qu’une angine, ça peut tuer. True story bro. De toute façon, si jamais j’étais né avant, à une époque sans antibio et IRM et tous ces trucs, je serais déjà mort depuis un moment. J’y pense et ça me dépite. Ou si ça se trouve on m’aurait enlevé les amygdales au cutter et le problème aurait été réglé dans le sang. Ça fait trois ans que je me dis qu’il faudrait que je le fasse. Parce que chaque hiver je perds plusieurs semaines à me rouler en boule en couinant à cause des vilains microbes. N’empêche qu’une ablation reste une ablation. Ce qui psychologiquement ne me ravit pas vraiment.

Et là je repense à Wolverine. Si le mec a des amygdales cryptiques et qu’on les lui enlève, est-ce qu’elles repoussent avec des trous ou pas ? Ou alors est-ce que le pouvoir de régénération de Logan fait qu’il a des glandes parfaites ?

REP A SA JASON AARON !

(qui est le scénariste de Wolverine en ce moment, et de l’incroyable et fabuleuse série Wolverine & The X-Men qui est la meilleure série mutante depuis dix ans)

BONUS STAGE !!!

Ceci dit je peux aussi me faire réduire les amygdales au laser. Parait que, comme ça crame, on a comme une odeur de bacon qui remonte aux narines pendant la procédure. Sexy. Manque plus qu’à trouver un praticien qualifié.

770 – Have You Ever Been Sick ?

Vous avez remarqué à quel point l’univers passe les vingt premières années de votre vie à vous expliquer à quel point le monde du travail c’est putan de serious business ? Ca commence méga tôt avec les parents sur les rotules qui couinent qu’ils sont crevés et qu’on a bien de la chance de rien foutre à l’école. Puis ça vous refuse une Xbox sur le prétexte que ça se voit que c’est pas toi qui le gagne l’argent ! Alors tu fais des boulots saisonniers pour apprendre la vie, et chaque fois que tu merdes à l’école on te rabâche que quand tu seras en entreprise, ça sera pas pareil, tu vas devoir marcher droit et serrer les fesses. T’as aussi les médias, qui te tabassent la tronche avec l’âge de la retraite, la crise. Sans parler de la mort des réductions étudiantes dans les fast food. Tout ça pour en venir au fait que j’ai tellement une perception flippée du monde du travail, que j’aurais pu en mourir la semaine dernière.

Bon, okay, j’hyperbole un peu. Mais dans l’idée si je me suis traîné un rhume de bâtard par-dessus ma carie de bâtard ces deux derniers mois, ce n’est pas uniquement pour cause de peur monumentale de devoir trouver un généraliste dans Paris. Vous voyez cette scène d’Incassable où Bruce Willis réalise qu’il n’a jamais pris d’arrêt maladie de sa vie ? Bah moi, c’était un peu pareil. Autant j’ai pu sécher des cours sans vergogne autant je viens quand même au taf’ avec une fièvre de cheval et une gorge pleine de lave en fusion. Je préférais aller bosser dans un état déplorable plutôt que de prendre un jour pour dire que je suis malade, pour dormir ce qui me manque et aller voir un putain de médecin. Pas faute de mes potes de m’avoir gueulé dessus. Jusqu’à jeudi dernier où j’ai débarqué au bureau avec des douleurs infâmes et la fâcheuse tendance à gober une boîte de dolipranes dans la journée. Le lendemain, au lit.

Tout ceci me ramène à mon stage de l’année dernière, où je n’avais pas pris, et donc perdus, mes RTT. Bah ouais, l’autre enfoiré de stagiaire ne prenant pas les siens dans l’espoir de décrocher un CDD j’avais peur d’être mal vu. C’est con de céder comme ça à la pression des pairs, je vous le concède. Déjà chez Ubisoft j’avais peur d’aller voir ma chef pour lui demander si ça ne gênait pas trop que j’ose prendre tel jour. Infinie tristesse tout de même d’être à ce point castré par le milieu professionnel. Toute ma journée de vendredi dernier où j’étais resté chez moi pour cause d’amygdale en feu j’ai eu peur de me faire frapper lundi matin par tout l’open space. J’ai un peu honte d’en être là dans mon pauvre cerveau. Je sais bien que c’est la résultante d’un matraquage excessif et de mes traumatismes et timidité perso. A défaut de devenir très riche très vite il va bien falloir que j’apprenne à composer, sinon je finirai à côté de la machine à café à mourir d’une pneumonie dans mon coin.

Enfin, cette année le problème est en partie réglé : j’ai pas de RTT. Tout va bien donc. J’aurais tout de même pris un arrêt maladie. Suis pas incassable. Déception.

Demain, une mise à jour sur les caissières.

RATIONNALISATION STAGE !!!

Oh, et des fois, le matin, je suis pas hyper à l’heure. MAIS ! Je prends pas de pause clope, et je bois mon café à mon bureau.