Cette semaine je vais enfin retourner au cinéma après un bon moment de disette et de manque de motivation/accompagnateurs. J’ai méga envie de me payer Clash Of The Titans. Y’a des scorpions géants et Liam Neeson putain ! J’en demande pas plus. En plus, à chaque fois que je vais au taf’ le matin je tombe sur le posteur lenticulaire dans le métro, celui qui est en fausse 3D quand tu bouges et que putain je regrette de pas me taper quelqu’un à la RATP tellement je vais être deg’ de pas pouvoir en récupérer un. Par contre, je n’irai pas voir le film « en 3D dans les salles équipées ». Car s’il y a bien un consensus au niveau des critiques US, c’est que la 3D sur Clash Of The Titans est la plus merdique de tous les temps. Un point de détail pas assez souligné à mon goût dans notre beau pays (oh, wait, les journalistes français… lawle).

Petit cours technique. Clash Of The Titans a été tourné en 2D, la décision de le transférer en trois dimensions n’ayant été prise qu’au cours de la production. Du coup le relief a été ajouté en post prod. C’est-à-dire qu’à moins de trois mois de la sortie du film, une équipe de mecs à découpé chaque image plan par plan pour en dégager 3/4 et ainsi créer la version 3D. Avec aussi peu de temps, ça aurait été fait à la salaud, avec des arbres mal détourés, ou des cheveux au vent pas dans le même plan entre la racine et la pointe. Un résultat bien dégueulasse qui provient d’une part du timing serré et aussi de la technique en elle-même. Là où James Cameron a filmé avec une vraie technologie 3D avec deux images qui créent un relief en volume (sur les personnages comme sur la profondeur du décor), la post production 3D ne permet que de dégager des plans. Un peu comme dans un théâtre de marionnettes.

Si seulement il n’y avait que ça. Fun fact. Il faut à l’œil humain environ deux secondes pour se réhabituer à une nouvelle perspective. D’où les plans toujours longs d’Avatar, pensé pour la 3D de bout en bout. Louis Letterier, le réal du Clash privilégie un montage rapide, avec des plans ultra courts. D’où une bouille oculaire qui rend l’action illisible et favorise les migraines. Dans le même ordre d’idée, pensé et tourné en 2D, la lumière du film n’est pas adaptée et la version 3D est donc beaucoup plus sombre que prévu (les lunettes absorbant la lumière). Ou comment arriver à une catastrophe cosmique pour de simple raisons de rentabilité. En effet, la place de ciné en 3D coûte plus chère, gonfle les chiffres et fait bander les actionnaires. Tout comme certains fanboys vont tout voir dès que c’est en trois dimensions. Argument marketing imparable.

Pendant ce temps là, Michael Bay continue de hurler qu’il refuse que Transformers III soit converti en 3D en postproduction. Sincèrement je pense que la Paramount va lui forcer la main mais si Bayhem tient le coup, respect. Car la 3D est un autre langage cinématographique, avec ses propres codes et une vision d’ensemble nécessaire. J’ai lu une dizaine de critiques du Clash ces dernières semaines. TOUTES insistaient sur la 3D dégueulasse et suppliaient les spectateurs d’aller voir le film tel qu’il a été conçu à l’origine, en 2D, tant pour le plaisir de spectateur que pour dire aux studios d’aller se faire foutre. En plus, c’est économique.
Demain on parlera encaissement de critique.
TRAILER STAGE !!!






