Excusez-moi, juste deux secondes, mais est-ce que quelqu’un peut m’offrir une balle rebondissante s’il vous plait ? J’en avais acheté une Ben 10 mais c’était une bête balle. Je vous dis ça parce que j’essaie d’avoir l’air mélancolique et profond là et que comme le verre de whiskey et la cigarette à la fenêtre c’est pas possible, je me disais que la balle rebondissante contre le mur dans la nuit ça pouvait le faire. Tout ça pour en venir à mon auto bilan de 2010. Cette année partait un peu avec une longueur d’avance sur la précédente dans la mesure où 2009 fut le pire shit-storm de ma vie depuis 2007. Techniquement j’aurais pu me faire amputer d’un bras en essayant de récupérer un Mars pas tombé dans un distributeur que ça aurait quand même été une bonne année. Le côté positif, c’est que j’ai tous mes bras et plein d’autres raisons d’être content de 2010.
Retroussage de manches.

Humainement j’ai perdu 5 kilos. Depuis avril. J’ai donc fait la moitié du chemin, ce qui était aussi inattendu qu’improbable. Je vous en reparlerai sûrement dans quelques temps, quand j’aurais perdu le reste. En attendant je vous renvoie à mes multiples articles sur la piscine. Dans le même temps j’ai considérablement calmé les filles en général, soit moins de larmes, moins de bassesses de ma part et moins de migraines. Plus réglo, mais plus tout seul. En progrès mais peut mieux faire. J’ai renforcé des amitiés, rencontré de nouveaux gens, me suis réconcilié avec d’autres je pense que le ratio amis/ennemis est dans le vert. Good aussi.

Professionnellement c’est un peu open bar Pepsi Max avec des cours qui se passent mieux que ce que le début d’année laissait présager. Oh et puis un stage rempli en douceur et vraisemblablement avec assez de sérieux pour qu’on me propose d’éteindre mon temps de mission. Plaisir dans mon corps. Depuis plusieurs semaines je bosse sur un truc payé en freelance et ça aussi c’est source de joies et de nouvelles baskets. Dans tout pile cinq semaines ce sera mon dernier cours de l’année. Excitation et palpitations. Je n’ai encore aucune idée de comment je vais gérer ça émotionnellement mais j’ai hâte.

Artistiquement c’est plus les dents de scie. Mon bouquin a passé six mois chez Flammarion pour des cacahuètes, m’apprenant ce que je savais déjà sur un milieu qui va mal. Perseverare diabolicum est, je sais, mais je ne perds pas espoir, j’attends des nouvelles, j’envisage des photocopies et des envois postaux. Bref je n’ai pas déclaré l’heure du décès. J’aurais aimé écrire de bout en bout un vrai nouveau livre. A la place j’ai un tiers d’un recueil de nouvelles et un tiers de Dix Parfait. Idéalement il faudrait que je termine l’un des deux (l’un plus que l’autre) avant 2012. Manque plus qu’à trouver l’énergie. Je serais pas contre une victoire éditoriale pour me booster.
Oh et j’oublierais presque le blog dans tout ça. J’essaie de me détendre, preuve en est le format moins cadré de ma note ciné d’hier, mais c’est pas facile. Je dois lutter contre mes bas instincts. Faut dire qu’en vrai j’ai plein de trucs à vous raconter, de sujets à explorer, toussa. Et j’ai la chance d’avoir encore un peu de temps… Incorrigible petit écrivaillon. Au final donc 2010 c’était bien. Ça manquait de câlins mais ça assurait sur le travail de fond, une meilleure santé, des opportunités de boulot qui se concrétisent en positif et toujours la faim d’écrire et de partager. J’ai un tas de résolutions pour 2011 que je garde pour l’instant pour moi, avec la celle certitude que cette année à venir sera celle du changement.
Finies les études, finie la carte 12/25 SNCF, finies les aides de maman, finies tous ces trucs. Que je le veuille ou non, les bouleversements s’avancent. Alors je prends ces dernières lignes du jour faire rebondir ma balle imaginaire et prendre le temps d’apprécier, ce futur qui s’annonce.


