Un des trucs que j’aime sur Paris, c’est de me retrouver au Publicis, le cinéma, pour mater un film qui ne passe quasiment nulle part ailleurs. Un film de seconde zone, que le réseau de distribution normal ne respecte pas et qui pourtant se retrouve projeté en numérique dans une salle aux fauteuils cuir. L’année dernière c’était le cas de Push, une sorte de resucée étrange de Heroes. Grosse campagne d’affichage dans le métro pour une poignée de salles au final. Push s’est bien vautré au box office un peu partout. Normal, il est très moyen, tirant pour certains vers le mauvais. Mais j’ai passé un plus que bon moment, et c’est le genre de films qui est fascinant à disséquer, car son échec à beaucoup à nous apprendre. Sans parler du fait qu’il faut bien avouer que des fois, y’a des scènes ou des actions qui ne sont pas dégueulasses du tout.

Dans les années quarante le gouvernement ricain a développé un drogue capable de donner des pouvoirs à quelques privilégiés. Les movers pratiquement la télékinésie, le watchers observent le futur, les pushers manipulent la pensée etc… Nick est un mover de seconde génération qui se cache à Hong-Kong pour échapper à la Division, l’organisation chargée de retrouver ceux qui possèdent des pouvoirs afin d’en faire des armes. Nick était peinard jusqu’à ce que débarque chez lui Cassie, une gamine capable de voir l’avenir et qui jouerait un grand rôle dans les libérations des traqués. Le mec n’en aurait pas grand-chose à foutre si son père n’avait pas vu venir cet instant des années plus tôt et surtout si Kira, son ex n’était pas elle aussi en fuite. Décidé à suivre la prémonition de son père, Nick fait équipe avec Cassie et part à la recherche d’une mystérieuse mallette tout en protégeant Kira de ses poursuivants.

Effectivement c’est un peu bordélique. Enfin, ça dépend sur quoi. Classifier les pouvoirs et leur donner un nom permet pas mal de feintes scénaristiques. Au moins c’est clair « Ow shit c’est un mover ! » et avoir plusieurs persos avec le même pouvoir rend les combats pas dégueulasses. Le gros souci c’est que pendant les trois quarts du film on ne comprend pas après quoi courent les héros. Et une fois arrivé, on se dit que quand même, tout ça pour ça ? Le gros problème c’est qu’il préfère être le premier acte d’une trilogie plutôt qu’un vrai film. Il manque d’unité, se regarde comme un pilote de série TV et laisse un sale goût de pas fini quand débarque le générique de fin. Pourtant la réal est on ne peut plus classieuse, avec le type du très surestimé Lucky Number Slevin aux commandes. Le gros plus de Push, c’est d’avoir été tourné entièrement en Chine, offrant de superbes images et des lieux de joute inédits.

Car les séquences d’action sont souvent carrément classes et utilisent très intelligemment les différents pouvoirs des personnages. Puis merde, je suis fan des castings de seconde zone. Chris Evans se fait offrir un nouveau premier rôle de série B, pour mon plus grand plaisir, aux côté de Camilla « Nespresso » Belle et Dakota Fanning qui joue une freaks (logique). Alors ouais, tout ce beau monde s’agite beaucoup pour pas grand-chose et ça finit un peu en queue de poisson. Mais merde ça a de la gueule !
D’ailleurs cette semaine David Hayter, l’homme aux jobs les plus cools du monde (Doubleur de Solid Snake et scénariste des deux premiers films X-Men) a signé l’écriture d’une adaptation TV de Push. Peut-être ce qu’on attendait tous pour mettre la misère à cette vieille bouse à l’agonie qu’est Heroes.
Bon, sinon demain je vous casse tous les couilles avec la décompression narrative ou bien ?
TRAILER STAGE !!!
RIEN A VOIR STAGE !!!
Il semblerait que la Fnac déstocke leurs derniers exemplaires de XBox 360 Arcade (la même que la normale, sans disque dur, qu’on peut toujours acheter à part et qui n’est indispensable pour aucun jeu) pour moins de 100€, soit la meilleure offre de tous les temps. Je serais vous, je foncerais, un deal pareil c’est juste indécent.