688 – The BBQ Theory

Cette semaine c’était le retour de Survivor aux US of A. Rassurez-vous, je ne vais pas vous en parler, j’ai bien compris que c’était pas votre came (même si merde, là le concept est juste génial, de faire revenir les candidats les plus emblématiques de l’émission et de les classer en deux équipes, les gentils et les méchants ; je vous dis pas comme ça scénaristiquement ça ouvre des tonnes de portes). Anyway. Non en fait je voudrais vous parler de Jeff Probst, le présentateur. C’est genre une version plus musclée et moins bouclée capilairement de notre Denis national. Le gars est super cool, à faire sa voix off depuis des massifs de corail émergé, à gueuler face caméra, faire des vannes et surtout gérer à fond le côté compatissant dès que quelqu’un se fait super mal. Non, en fait, définitivement, Jeff, je l’inviterai bien à un barbecue.

Dans l’inconscient, le barbecue c’est un truc méga beauf, pour un tas de raison. Il faut être dehors, donc pas en ville, donc en province, donc chez les beaufs (pire, les beaufs riches, jardin oblige). Ensuite le BBQ ça réveille les instincts mâles. Les nanas, la viande rouge carbonisée, c’est pas fondamentalement leur came, la faute aux magazines pour pétasses. Fatalement c’est l’homme qui propose et cuisine, et forcément s’attache à l’objet, a sa mission, à sa dernière preuve de virilité alors qu’il est castré par son job, ses crédits et sa femme qui ne veut plus baiser avec lui. Ouais, on sait tout ça. Mais le fait est que le barbecue, c’est super cool. Surveiller les braises, tourner la viande, ça te sors du salon, de la cuisine, tu prends l’air avec un coca froid à la main pour tenir bon. Ca discute autour de la graisse qui fond pendant qu’on salive à la vue de la côté de boeuf qui se noircit doucement des marques de la grille.

Tout ça pour en venir à ma nouvelle théorie, ma nouvelle échelle de valeur socialo-amicale ! A savoir considérer un mec assez cool pour avoir envie de partager un barbecue avec lui. Putain j’aimerais trop voir Jeff Probst piquer dans les merguez, rire et postillonner des restes de chips quand je lui aurais raconté une bonne vanne. Jeff pourrait être mon BBQ Wingman, tout comme l’est Pollux quasiment chaque été. Et parfois, lorsque je rencontre un gars à la cool, je me pose la question. Mec, est-ce que je t’inviterais à partager de la barbaque dans le jardin de ma villa de quand je serai riche et connu ? Si la réponse est oui, bienvenue dans le club de mes vrais coupains de la vraie vie. Car il s’agit d’un véritable test d’amitié, d’une profession de foi, d’une religion du grill ! Mais maintenant que j’y pense, pourquoi je parle de ça maintenant moi ? Au début je voulais juste trouver un prétexte pour parler de Survivor, sauf qu’il s’agit de quelque chose de plus profond. Ce froid, ces pluies, c’est le manque je crois.

Je crois qu’en fait, mon rêve pour cet été serait de me trouver un maouss jardin en banlieue lyonnaise, monter un écran, rétroprojecteur et se faire des burgers au barbecue avec des potes qui en valent la peine tout en matant un ou deux films, assis dans l’herbe. Et même que j’inviterai Jeff Probst.

Demain, ciné club spécial St Valentin !

643 – Everything That Has A Beginning

Holishit. Demain c’est l’an 2010. Mais fuck, changement de décennie et tout, la vieillesse bordayl ! Pardon, c’est mon côté vieux con. Celui qui fait que par exemple cette année j’ai pu fêter les vingt ans d’une fille avec qui j’ai des rapports d’ordre sexuel tout en me disant que j’étais putain de vieux. Les années passent et ça devient de plus en plus dur de faire comme si j’étais toujours un teen. Pourtant j’ai l’avantage d’être très immature, très petit et très jeune du visage (Michael J. Fox powa). Enfin, on y peut rien, c’est la nouvelle année. Mais c’est surtout ma dernière chance de me retourner sur les douze derniers mois et de voir ce que j’ai fait, pas fait, appris ou expérimenté. Exemple, comme je l’ai sous entendu fortement quelques lignes plus haut, j’ai tenu ma résolution numéro deux, coucher avec quelqu’un de nouveau.

L’autre résolution tenue c’est la première, avoir écrit un nouveau bouquin. Janvier arrive, et je l’attends de pied ferme avec un manuscrit flambant neuf au bon petit goût d’inédit sous le bras. Niveau écriture 2009 a aussi été l’année où j’ai rencontré un tas de gens dans la vraie vie, des critiques pas si méchant, des écrivaines pas si vaines, ou des écrivains très vains. Une pensée pour ma nouvelle envoyée au mag de Science Po, une première aussi, que je sois retenu ou pas. Question lecture j’ai bien cartonné aussi, ne renonçant jamais à mon rythme d’un roman par semaine minimum. Même tarif pour le blog, qui n’a pas essuyé de jour sans (enfin, pas dans la forme en tout cas). En définitive c’est ma résolution numéro trois que j’aurais qu’à moitié tenu. Question efforts de longue haleine j’ai écrit, j’ai lu, mais j’ai pas maigri. En fait j’ai même pris. Quatre kilos en un an. Uber dépression.

En vrac je retiendrais aussi un max d’autres trucs. La visite à New York était folle, pour un premier voyage à l’étranger, un premier avion. Je ne peux m’empêcher d’avoir envie d’y retourner vite, très vite. Le stage était aussi épique, avec un licenciement tellement ouf qu’on aurait pu en faire un bouquin. J’ai toujours le numéro de portable de mon directeur de création, on verra si un jour j’appelle pour un dernier debrief. Parce que je ne regrette pas. J’ai plus appris sur moi, sur les autres et sur l’entreprise dans la tourmente du baptême du feu que dans n’importe quel stage parfait où tout se passe bien. 2010 est l’année de la remise en selle ou de la chute définitive dans l’errance scolairo-professionnelle. Si seulement j’étais gymnaste je saurais ce qu’on fait quand on tombe de cheval (Zoolander encore).

Niveau 2009 je retiens aussi mon appareil photo de bourgeois, mes sentiments conflictuels pour Ice Girl, la tonne d’articles de blog, les rencontres avec des gens qui le lisent, des soirées à mater du catch entre mecs en buvant du thé, les crises de jalousie, les crises de nerfs, les rétines décalquées au cinéma, face à ma Xbox, Spotify et un tas d’autres trucs que j’ai grave oublié et que c’est mal et que je m’en souviendrai sûrement après coup.

Allez, rendez-vous demain, pour un nouveau début calendaire arbitraire qu’on aura bien noyé dans le saumon et le coca. Oh yeah ! Bon réveillon à tous.

627 – Fat Boy Fat

Aujourd’hui, c’est ma dernière journée complète sur le sol Américain (sauf cata à la con à l’aéroport). A priori je devrais m’offrir un dernier déjeuner avec Sharboy vers Times Square, pas loin de son boulot de wannabe trader de sa race. Pour ce faire j’aurais dit adieu à l’appart, enfin à la chambre, vu qu’à part la salle d’eau on ne s’est pas trop servi du reste de la maison, que ce soit la terrasse inondée ou la cuisine désertée. Rha les mecs, tous les mêmes. Vous leur filez de l’argent de poche et ils sont pas capables d’aller se chercher ne serait-ce qu’une brique de lait un jour sur deux. Telle est l’horrible vérité. Sur deux semaines, à aucun moyen nous n’avons cuisiné quoi que ce soit, préférant errer de fast food en pizzeria familiale en resto plus ou moins luxueux. Quand même, force est de reconnaître qu’on s’est bien fait kiffer du bidou.

Il FAUT que je refasse le même à la maison. :D

En tant que junkman je me suis directement rué sur tout ce qui était genre fast-food. Le Whopper de Burger King fut ma plus grande déception depuis la réalisation que Juliette était pas si jolie en fait (don’t ask). C’était juste, moyen. Je pense que se faire gueuler dessus par la vieille renoi autoritaire qui manageait la file d’attente à pas dû jouer en la faveur du burger. Surprise, c’était carrément mieux chez Wendy’s. Déjà leur bacon c’est du putain de vrai bacon qui croustille sa race sur le palais. Ensuite le goût global du Bacon Deluxe défonce. Dommage que la marque qui vante ses steaks non surgelés cuits à la commande foute des légumes encore glacés dans leur burger. Logique fail. Finalement rien ne vaut un bon gros macdo des familles à trois heures du matin, avec un maouss steak d’Angus au bon goût de carne.

Sinon le brunch avec milkshake/smoothie à la fraise, s'pas mal aussi.

Sinon j’ai testé le Subway, méga cher mais avec des bonnes combos (poulet/bacon/fromage), les fast-food mexicain (omg comment ça défonce les Burritos géants à emporter) et les bagels de riche (le « godfather » ? j’espère que t’as faim man !). Nan mais faut pas déconner, on est quand même allé dans des vrais diners de riche, genre là où tu te fais un hawaïan burger avec rondelles d’ananas sur la viande et patates douces à côté. Le plus classe reste le Plaza, où j’ai commandé un sandwich au homard. Le truc était juste awesome, j’en aurais mangé toute la soirée. Un des avantages en ricainie, c’est que toutes les portions sont maouss costaudes. Le plus petit menu au fast-food me suffit amplement et mon niveau de cholestérol monte rien qu’à voir les triples Baconator et compagnie. Car ici tout est méga gras, au point qu’au Shake Shak j’aie l’impression de croquer directement dans de l’huile de cuisson.

Sérieux je suis sûr que c'était de l'huile polymorphe déguisée !

Je pourrais épiloguer sur les boissons, sur la puissance gustative du Snapple kiwi/fraise, mais j’en ferais un autre article. Toujours est-il que j’ai une nouvelle raison d’être riche quand je serai grand, pouvoir manger tout le temps dehors et me gaver tel le coquinou que je suis (merci les heures de marche dans New York pour éliminer).
Demain, c’est le grand retour, pour moi, et pour les critiques littéraires.