Cette semaine c’était le retour de Survivor aux US of A. Rassurez-vous, je ne vais pas vous en parler, j’ai bien compris que c’était pas votre came (même si merde, là le concept est juste génial, de faire revenir les candidats les plus emblématiques de l’émission et de les classer en deux équipes, les gentils et les méchants ; je vous dis pas comme ça scénaristiquement ça ouvre des tonnes de portes). Anyway. Non en fait je voudrais vous parler de Jeff Probst, le présentateur. C’est genre une version plus musclée et moins bouclée capilairement de notre Denis national. Le gars est super cool, à faire sa voix off depuis des massifs de corail émergé, à gueuler face caméra, faire des vannes et surtout gérer à fond le côté compatissant dès que quelqu’un se fait super mal. Non, en fait, définitivement, Jeff, je l’inviterai bien à un barbecue.

Dans l’inconscient, le barbecue c’est un truc méga beauf, pour un tas de raison. Il faut être dehors, donc pas en ville, donc en province, donc chez les beaufs (pire, les beaufs riches, jardin oblige). Ensuite le BBQ ça réveille les instincts mâles. Les nanas, la viande rouge carbonisée, c’est pas fondamentalement leur came, la faute aux magazines pour pétasses. Fatalement c’est l’homme qui propose et cuisine, et forcément s’attache à l’objet, a sa mission, à sa dernière preuve de virilité alors qu’il est castré par son job, ses crédits et sa femme qui ne veut plus baiser avec lui. Ouais, on sait tout ça. Mais le fait est que le barbecue, c’est super cool. Surveiller les braises, tourner la viande, ça te sors du salon, de la cuisine, tu prends l’air avec un coca froid à la main pour tenir bon. Ca discute autour de la graisse qui fond pendant qu’on salive à la vue de la côté de boeuf qui se noircit doucement des marques de la grille.

Tout ça pour en venir à ma nouvelle théorie, ma nouvelle échelle de valeur socialo-amicale ! A savoir considérer un mec assez cool pour avoir envie de partager un barbecue avec lui. Putain j’aimerais trop voir Jeff Probst piquer dans les merguez, rire et postillonner des restes de chips quand je lui aurais raconté une bonne vanne. Jeff pourrait être mon BBQ Wingman, tout comme l’est Pollux quasiment chaque été. Et parfois, lorsque je rencontre un gars à la cool, je me pose la question. Mec, est-ce que je t’inviterais à partager de la barbaque dans le jardin de ma villa de quand je serai riche et connu ? Si la réponse est oui, bienvenue dans le club de mes vrais coupains de la vraie vie. Car il s’agit d’un véritable test d’amitié, d’une profession de foi, d’une religion du grill ! Mais maintenant que j’y pense, pourquoi je parle de ça maintenant moi ? Au début je voulais juste trouver un prétexte pour parler de Survivor, sauf qu’il s’agit de quelque chose de plus profond. Ce froid, ces pluies, c’est le manque je crois.

Je crois qu’en fait, mon rêve pour cet été serait de me trouver un maouss jardin en banlieue lyonnaise, monter un écran, rétroprojecteur et se faire des burgers au barbecue avec des potes qui en valent la peine tout en matant un ou deux films, assis dans l’herbe. Et même que j’inviterai Jeff Probst.
Demain, ciné club spécial St Valentin !





