Boulevard Richard Lenoir, deux heures du matin, un tag so cool que j’ai été obligé d’immortaliser ça.

Boulevard Richard Lenoir, deux heures du matin, un tag so cool que j’ai été obligé d’immortaliser ça.

Dans la série des boulots complètement planqués dont personne se doute qu’ils puisse exister, il y a chauffeur de camion Google. Des mecs chargés de suivre un trajet hyper cadré dans des grandes villes, au volant d’un camion maquillé surmonté d’un étrange dispositif : un appareil photo à 360° qui mitraille non stop. Tout ça pour produire l’option Street View de Google Maps/Earth. Pour ceux qui l’ignorent, Street View c’est la possibilité d’obtenir une vue « de la vraie vie » tournante sur son navigateur. En gros, tu dois aller quelque part tu veux voir la tronche que ça a pour mieux situer qu’avec un carte, et paf ! Méga kif tu as la façade de l’immeuble ou du magasin en maouss photo sur ton n’écran d’uber geek. Perso, moi je kiffe niveau utilité, mais aussi niveau connerie. Un peu comme le jour où Street View a été disponible sur mon N95, j’ai passé 5min a faire la recherche de la vue de mon école tout en étant dans un des cours de la dite école.

J’aime bien Google Earth. Quand c’est sorti j’étais en transe, le kif absolu de faire le tour du monde avec ma souris. Ca ramait sa race, c’était très moche, mais le pied quoi ! Pour moi qui suit une grosse feignasse des voyages, c’était un peu magique (comme mes HD DVD Planet Earth). Quand les montagnes en 3D sont apparues, j’avais des étoiles dans les yeux, mais moins que le jour où les immeubles de New-York se sont retrouvés modélisés et texturés. Méga pied du kikoo lol qui fait le coin avec le zoom sur la grosse pomme. Si je vous raconte tout ça, c’est que l’autre jour j’étais au bureau, avec le mal du pays. Ce jour là de nouvelles villes avaient été ajoutées en Street View, dont la proche banlieue lyonnaise. Une petite recherche plus tard et je tombais sur ma maison de quand j’étais pas un hypeur parisien. Une photo en plein été, qui plus est, et donc toute touchante pour mon petit cœur de geek.

Mon premier réflexe suivant mon « Awww » face à la porte de chez moi, aura été de me dire que ça je devrais Street Googler les maisons de mes exs. Oui, des fois j’ai des raccourcis intellectuels très étranges. Pas autant que cet anglais qui utilisait Google Earth pour repérer les tuiles de valeur à voler sur les toits de Londres (bah ouais). Ou encore ce japonais qui utilise la navigation Street combinée à un tapis roulant pour faire son footing en appartement tout déambulant dans les rues du monde entier. Sans parler des pyschopathes qui traquent sur les millions de clichés pris par Google tout ce qui pourrait être insolite (genre des mecs qui font des combats dans leur jardin). Comme quoi on peut être uber geek et complètement créatif. C’est débile à dire, mais je sais que quand je baderai, que ce soit à Paris, New-York ou au fin fond de la campagne japonaise, je pourrais toujours faire une balade virtuelle dans un Lyon éternellement figé dans un magnifique jour d’été.

Voilà ce qui s’appelle être nostalgeek : la technologie au service de l’âme. Si c’est pas beau ! J’en embrasserais Google tiens ! Pas le temps, car demain on parlera d’un livre au titre extrêmement putassier. A 16h il sera question de mes notes de Master.