567 – Got The Dick, But Where’s The Box ?

Cet été je me suis retrouvé dans une pharmacie que je connais bien. Pour cause, la propriétaire n’est autre que la mère d’un de mes potes de primaire. Forcément, elle tient à taper la discute à ma mom. Comme si j’en avais quoi que ce soit à foutre de ce qu’est devenu Dimitri. Je veux dire, je l’ai en pote Facebook depuis perpète et on n’a jamais échangé le moindre mot. Pendant que les deux pipelettes dissertaient sur les mérites des brosses à dent électriques, j’ai scanné du regard les rayonnages de l’épicerie (surnom affectueux donné aux pharmacies par les étudiants en médecine). J’étais à la recherche des préservatifs, pour voir ce qui était mis à disposition. Mais rien. Il m’aura fallu un moment pour comprendre que les capotes étaient planquées dans un recoin de l’échoppe, invisibles à moins de faire le tour d’une étagère mise en plein milieu du chemin, bouchant la vue.

Y’a des choses comme ça, auxquelles on fait pas gaffe pendant des années. En ce qui me concerne, j’ai eu une révélation sur la place des préservatifs dans les rayonnages. Je ne peux pas m’empêcher de scruter, de cataloguer, de faire des statistiques mentales. Par exemple à chaque fois que je passe devant une pharmacie je regarde s’il y a un distributeur de capotes à côté (et s’il ne propose que le modèle de base ou bien des fantaisies en plus). Ou alors j’ai noté qu’au Monoprix le rayon préservatifs propose trois marques différentes sur une vingtaine de variétés, avec en combo les gels lubrifiants et autres anneaux vibrants. A l’Attac, pardon, le Simply Market, d’à côté, on trouve juste trois sortes de Durex planquées au niveau du sol, ce qui implique de lutter pour les voir et de se baisser pour s’en saisir. En face de la maison, au Shopi, ce n’est guère mieux, avec en plus le fait que les précieuses boîtes soient consignées derrière une vitre fermée à clef. Je vois bien les clients s’adresser à la caissière pour lui demander de sortir les capotes.

Je pense que tout ça, c’est à la fois un réflexe de survie (en cas de besoin urgent, où m’approvisionner ?) et une forme étrange de déformation professionnelle (tous les cours sur la mise en rayon, l’importance du nombre de références, de hauteur des produits et d’accessibilité). Toujours est-il qu’on peut déduire un tas de trucs à partir de la position de boîtes en carton. Prenez la pharmacie lyonnaise du début. Sa proprio est du genre old school dans son tailleur vieillot, à voter UMP et envoyer le petit Dimitri en collège catholique. Je sais bien que les amalgames, c’est un peu facile, mais tout de même. Comme ça je finis par cartographier mes commerçants, les quartiers, et sait qui mérite mon pognon si jamais je dois mettre la main à la poche. Y’a en tout cas de quoi faire un beau mémoire sur le sujet.

D’ici à ce que la motivation me saisisse, puissiez-vous garder les yeux ouverts et psychanalyser les opinions et névroses de vos boutiquier. Pendant ce temps là je vous prépare la suite de ma thèse sur les préservatifs en plein de parties.

Demain, c’est Pollux qui assure le texte.

305 – Leet

L’autre jour j’étais sur le net, pour changer, et j’épluchais le site Durex. Ne cherchez pas à comprendre. J’avais déjà parlé du concept de la capote y’a un moment. Là en l’occurrence je me renseignais un peu sur les products de la marque reine. Pas sur leurs sextoys entrée de gamme parce que c’est un peu la lose, mais sur les ballons de latex en eux-mêmes. Le moment où ça devient marrant, c’est quand tu étudies les boiboîtes avec un œil de marketeux, surtout au niveau des noms des différents préservatifs. Quand tu lis « Feeling gossamer extra », « Performa » ou « TuttiFrutti », tout de suite ça fait rêver. Et c’est là que j’ai découvert le messie : « Durex ELITE ». Holy fucking shit !?! Tu lis la description et on t’explique que c’est le préservatif le plus fin de la marque. Forcément si tu le mets et que tu tiens la distance malgré l’explosion de sensation, tu es la putain d’élite sexuelle !

C’était sans compter le piège. Car oui, il y a un produit au dessus (fin et lubricated), une seule et unique boîte qui coûte plus cher que l’Elite. Là t’espères un truc genre « Uber Awesome Elite », au moins. Mais non, ça s’appelle « Extra Confort ». Faut tenter de visualiser l’ampleur de ma déception. Parce que moi, m’équiper de capotes qui s’appelleraient Elites, c’est un peu mon idéal de vie. Seulement je peux pas prendre ça si y’a mieux (obviously). Attention je peux pas prendre le mieux non plus, vu que ça a un nom de kikoo lol. Comparons avec un autre produit labelisé Elite pour un public plutôt masculin : la Xbox 360 Elite. C’est la plus chère, celle avec une meilleure finition laquée noire, le plus gros disque dur. L’acheter c’est cracher à la gueule du bas peuple, c’est prouver à la face de l’univers à quel point tu es supérieur. Jusqu’à ce que le brand manager de Durex foute tout en l’air en dénaturant un des mots les plus classes qui soit.

Maintenant vous allez prendre conscience d’à quel point un étudiant en marketing, c’est grave dans sa tête. Pour la première fois de ma vie, je suis allé voir ce que faisait la concurrence en matière de capotes. J’avais statué que Durex c’était la classe, le style et la fiabilité. Mais mon âme de consommateur est bloquée. J’ai envie de prendre l’élite mais je peux pas. J’ai envie de prendre les plus chères mais je peux. Pour cette seule et unique raison, je me suis retrouvé à éplucher pendant deux bonnes heures au milieu de la nuit les principaux concurrents. Durex m’a déçu. Je suis orphelin d’une marque avec laquelle j’avais une histoire d’amour depuis des années. M’enfin, le côté positif c’est que j’ai découvert un tas de trucs allant du glauque (non mais les capotes fluos quoi, le tue l’amour ultime) au méga glauque (waaa des préservatifs dans des petits sacs en tissus fermés par un ruban doré). Moi je dis y’a grave moyen de faire une autre note là-dessus.

Oui, des fois je pars en sucette sur mon blog. C’est mon côté étudiant aux hormones bouillonnantes révolté du marketing. Reuzment que demain on fera un bon vieux Top 3 aigri des familles.

A PART CA STAGE !!!

A part ça si vous lisez ces lignes et qu’il est plus de 14h, je suis en vacances.

269 – Crash

C’est galère de faire une bonne pub de prévention pour le Sida. Genre prenez la dernière campagne Aides où tu vois un mec à poil dans une capote/vaisseau spatial qui traverse un espace où les planètes sont des seins. Bon bah ça typiquement c’est très laid (euphémisme) comme idée. En ce moment à la TV on voit une campagne ou un couple (hétéro ou pas) se chope pendant qu’une voix off nous compte les dizaines de fois où ils auront baisés depuis le premier baisé (pun intended). Et que faire le test et arrêter la capote, bah c’est vachement bien ! Guess What ? C’est une des pubs que je hais le plus au monde, voire du foutu univers entier ! Non parce qu’ils ont pensés aux célibataires les connards de créatifs ? Tout ceux qui tuerait père et mère pour baiser ne serait-ce qu’une putain de fois ! Sans compter tous les miséreux qui auront vécus des histoires courtes de merde ou un coup d’un soir avec un connard.

Une digression avant d’en venir au fait. En début de semaine, j’étais avec une copine dans le fond du Starbucks de Lyon. Seconde digression et fun fact. Je n’ai jamais trouvé aucun lyonnais foutu de me dire quelle était la boutique qui occupait l’emplacement du Starbucks d’Hotel de Ville avant son installation. Avec Pollux on en a conclu que Starbuck a payé l’architecte pour « créer » de la place dans la Matrice pour s’installer. Bref. Bon j’étais avec cette jolie blonde, vraiment jolie et tout. On se connaît depuis un paquet d’années. Et y’a deux ans, quand j’étais bien casé, elle m’avait fait comprendre que bon, voilà elle aurait bien voulu que… Maintenant, c’est elle la bien casée, Nowel chez son copain toussa. Moi je pouvais pas m’empêcher de penser à ces petites phrases du passé, cherchant du réconfort au fond de mon Frappucinno Venti.

Oui, c’est les fêtes et je suis en détresse affective ! La dernière fois que ça m’était arrivé j’étais au lycée. Ca remonte sa race ! Incroyable le nombre de personnes qui me disent que ouais, mais le célibat c’est super pour s’éclatay et réfléchir au sens de la vie toussa. Mon cul ! Tout ce à quoi je pense c’est à agripper un corps féminin, planter mes ongles sous sa peau pour qu’elle parte pas le temps que je reprenne goût à la vie. Tout ça provient d’un tas de névroses qui datent d’encore avant le lycée. J’en parlerai le jour où je ferai un blog uber voyeuriste, donc à priori par aujourd’hui. Anyway j’ai beaucoup de mal à comprendre comment font les gens, en tant qu’être humain pour arriver à survivre dans le célibat. Vous me direz qu’ils ont pas le choix (mais je suis pas super d’accord là-dessus) et que du coup ils rationnalisent le truc de manière à pas tomber fou. Sûrement, mais j’en suis incapable.

Bref, amis publicitaires, allez vous faire foutre. Pétasses psychorigides qui se complaisent dans le célibat, allez vous faire foutre. Et si moi je pouvais aller me faire foutre, ce serait pas mal non plus.
Reuzment que demain je fais un Top 3, ça file toujours la pêche ça, les Top 3 !