948 – Happened Before, Happening Again

La semaine dernière, la chaine US Sci-Fi Channel a annoncé la mise en branle d’un nouveau pilote de série. Une prequel de Battlestar Galactica intitulée Blood And Chrome qui racontera les supers aventures du futur capitaine William Adama à l’époque où il n’était qu’un simple pilote de Viper et servait au combat lors de la première guerre contre les cylons. Techniquement, ça place cette série entre Caprica (qui raconte la création des vilains robots) et Galactica (qui raconte la seconde guerre contre des robots playmates). TOUT CECI N’EST NI CONFUS NI REDONDANT. Pas. Du. Tout. Il faut dire que la première série prequel, Caprica, se vautre bien la gueule comme il faut niveau audience. Au point d’avoir été annulée y’a trois jours. BIM. En même temps, les réactions des critiques étaient assez mitigées sur le show, la qualité semblant aller en dents de scie. D’où Blood And Chrome, qu’on puisse continuer à faire bouffer du Battlestar aux fanboys aveugles.

Car en vérité je vous le dis, à l’arc sur la mutinerie près, la quatrième saison de Battlestar Galactica est le pire truc vomi par les séries TV de la décenie. Le final est le plus grand fuck you fait au téléspectateur des années 2000, au point que l’intégrale de la série en Blu-Ray devait contenir un bon gratuit pour une séance chez le proctologue. Minimum. Alors vous faites peut-être partie des illuminés qui ont assez cherché d’excuses à la série pour en trouver. Vous avez kiffé jusqu’au bout. Quelque part je vous envie, ça doit être pas mal votre petit monde. Bien entendu vous avez tort, mais tout de même, mon cœur ne serait pas si noir si j’arrivais à voir l’univers à travers vos yeux. Anyway. Tout ça pour dire que la prequel Caprica, déjà, j’en avais pas grand-chose à foutre. C’était pour moi ajouter l’insulte à la blessure. Le pire, c’est qu’à l’origine, Caprica, ça devait être bien. Quand ça n’avait rien à voir avec Battlestar.

Le saviez-vous ? A l’origine cette série avait été proposée comme un produit indépendant, une nouvelle création sur la vie, la mort, les robots, tous ces trucs. Sci Fi aimait bien, mais ils aimaient encore mieux si on liait ça à Battlestar. Hop on met des noms connus dedans, on fout ça sur la planète Caprica et on appelle les robots des Cylon. Zou. J’appelle ça maquiller un camion volé. C’est dommage, parce que tout ce que je déteste dans Caprica c’est ces greffons à la con : la politique interplanétaire, la famille Adama, le Cylon qui sert à rien. Je reste persuadé que ça aurait pu être une très bonne série. Tout comme je suis convaincu qu’en l’état, elle ne plait à personne : pas aux fans de Battlestar qui ne retrouvent pas l’esprit de la série originale, ni aux détracteurs de Galactica qui ne peuvent plus repenser à l’affront sans vomir. Caprica n’aura au final pas droit à une seconde saison. C’est con, de ce que j’en ai vu, j’aurais beaucoup aimé le truc original enfoui là-dessous.

Avec Blood And Chrome, Sci Fi Channel revient aux fondamentaux : William Adama dans un vaisseau spatial qui fait exploser des Cylons. Plus de réflexions métaphysiques, plus de drama sexuel, plus de politique interplanétaire. La recette du succès ? Peut-être. On verra. Mais ça sera une fois de plus sans moi. D’une parce que la saison quatre de Battlestar c’était de la merde en disques, et que ça me ferait mal de cautionner qu’un budget entier soit englouti dans un produit dérivé qui n’apporte rien au lieu de tenter de créer quelque chose de nouveau, ou qui à un sens car se déroulant APRES (I’m looking at you, sweet sweet awesome Stargate Universe).

Bref. Pas encore l’année prochaine que Sci Fi va me revendre du rêve. Et tout ça c’est la faute des fans de Battlestar. Je vous déteste. Amicalement.

560 – The Future Was Supposed To Be Futuristic

Jeudi soir je prenais un café vers St Paul avec une coupine. Alors qu’on parlait des séries de la rentrée, je lui conseillais fortement de regarder Flashforward. Okay ça prend un peu le téléspectateur pour un con, c’est pas toujours hyper subtil, mais ça reste plus qu’honnête comme thriller fantastique avec un plan à long terme qui semble cohérent. Ma potesse rejeta ma suggestion d’un revers de manche de chemisier. Non mais moi j’aime pas trop la science-fiction tu vois. Dommage que je n’aie plus de café à ce moment là, j’aurais bien aimé lui cracher au visage sous le choc. Non parce que dans FlashForward, a part le fait que les persos aient eu une vision collective, il n’y a aucun élément de science fiction. Sa réaction pourtant toute simple n’aura fait que confirmer ce que pensent les bâtards du marketing chez les grands networks américains. Une mentalité paranoïaque qui conduit au sabotage.

Cette année trois séries ambitieuses devaient être lancées. Nous avons d’abord le remake de la série pseudo-culte V sur des lézards qui envahissent la terre. Sci-Fi lance Caprica, le spin-off de Battlestar Galactica qui traite de cyborgs ainsi que d’intelligence artificielle. Enfin Day One est sensée nous raconter un futur apocalyptique, après que les aliens aient gagnés. Tout ça avait l’air bien bandant sur le papier ! Sauf que la production de Caprica s’est stoppée net pour plusieurs semaines, problème de scripts. Même tarif pour V, qui va se retrouver avec seulement quatre épisodes diffusés cet automne, la suite au printemps. Quant à Day One, la série est passée d’une commande de douze épisodes à une mini série de quatre heures. Tout ça parce que les études marketing montrent que la science fiction en fonctionne pas, que les vrais gens de la vraie vie en ont peur. D’où une paranoïa généralisée qui conduit et l’amputation de projets qui, défigurés, vont forcément se planter. Ou comment créer soi même les circonstances de l’échec redouté.

Visiblement les décideurs sont trop cons. Peu importe que District 9, film produit sans interférence des studios, ait cartonné autant au box office que chez les critiques. Ils refusent de comprendre que si le projet est solide, si la communication est au niveau, il peut fonctionner. La preuve, le nouveau Bruce Willis, Surrogates, c’est planté. Forcément le public est contre la SF, rien à voir avec le fait que le film est naze. Alors ils purgent les scripts de V pourquoi jamais ne soit prononcé le mot « Alien », ils insistent à chaque conférence de presse pour signaler que FlashForward est simplement un thriller fantastique. Les scénaristes de Lost ont expliqué en interview comment ils ont du feinter pendant des dizaines d’épisodes pour introduire suffisamment lentement les éléments de science fiction afin de ne traumatiser personne. Pendant ce temps là, sur la Fox, Fringe se porte extrêmement bien. Etrange que ce soit une série de qualité, aussi bien écrite que travaillée esthétiquement.

Perso je prie toujours pour que l’audience des saisons massacrées de Day One et V redonnent un peu de courage aux exécutifs. District 9 a prouvé que le public est capable de passer outre ses préjugés. Une fois de plus, je pense que les résultats du box office d’Avatar en fin d’année seront déterminants pour le paysage culturel et la science fiction en particulier. On en reparlera. D’ici là puissiez vous garder l’esprit ouvert et surtout kiffer, kiffer et encore kiffer. L’imaginaire, ça sert à ça.

Demain, critique ciné.

HORROR STAGE !!!

Au fait, j’ai rédigé cet article en écoutant le nouveau single de Miley Cyrus. Ca vous fait flipper hein ! En plus il est vraiment merdique.

427 –Top 3 Saturdays 28

La saison des shows TV s’est achevée dans la win (House/24/Lost) et le fail (Desperate/Smallville/HIMYM) et les fanboys attendent juillet le retour d’Entourage et Californication pour rallumer leurs clients BitTorrent. Un temps de repos qu’on va mettre à profit pour toper les 3 nouvelles séries à venir à la rentrée les plus bandantes. Les scripts ayant fuité, les pilotes ayant été critiqués, il est possible d’opérer une première cartographie.

Number Three – Nada

Oui, c’est la merde, j’ai rien à mettre en troisième place. Ca fait quelques temps que j’agite ma théorie sur la fin de l’âge d’or des séries TV. Y’a bien Human Target, l’approximative adaptation d’un comics DC sur la Fox qui a perdu la moitié de son pitch au passage. Ou bien Vampire Diaries par Kevin « Dawson » Williamson sur The CW, qui va tenter de gratter de l’audience en suçant les pouffianness (mi pouffiasse, mi fan) de Twilight. Peut être Day One, qui nous parle de survivants dans un monde post apo, deux ans après Jericho fallait oser. No comment sur Caprica, dont le pilote est très bon mais qui reste un concept original sodomisé par sa spinoffification forcée. Quand je pense que des séries plus qu’honnêtes comme Reaper ou Sarah Connor ont bouffé la poussière pour faire de la place à ces « trucs ». La dépression est de retour mes amis.

Number Two – V

Rha, mode nostalgie des samedis aprem’ sur M6 ON ! V est de retour dans un remake made in plein de pognons et de filles canons ! Quand des aliens débarquent en ami sur terre, tu m’étonnes que t’aies envie de t’engager dans les jeunesses extraterrestres vu que ta boss c’est Supergirl et son super décolleté. La reine des lézards maléfiques est en fait Morena Bacarin, made in Firefly et Stargate, qui perd un max de sex appeal avec ses cheveux courts. Heureusement que Juliette from Lost est là pour mener la résistance (ce qui n’est pas la preuve qu’elle soit morte, elle va tourner dans les deux, attention). Un remake oui, mais avec un bon potentiel d’en faire quelque chose de bien. Believe.

Numer One – Flash-Forward

Remember, je m’étais rué sur le roman Flash-Forward dès que j’ai entendu parler d’une adaptation de ce bouquin d’anticipation au pitch de fou. TV oblige, suite à un incident inconnu la conscience des gens ne se déplace que de 6 mois dans le futur au lieu de plusieurs années. L’intérêt étant de boucler tous les mystères au bout de la saison. Pourquoi pas ? L’équipe créative est solide, le casting a récupéré un max de beau mecs (le frère de voldemort, l’amant éconduit des caraïbes, Harold de Harold et Kumar). Un bon potentiel de série à suspense teintée d’anticipation. En tout cas la chaîne y croit suffisamment pour marketer le show à mort, le but étant d’en faire le nouveau Lost qui rentre dans sa dernière année et va donc laisser un vide.

Putain mais la détresse quoi ! Une horde de remakes, adaptations ou copies carbones de vieux succès. La TV ricaine est définitivement malade et je doute qu’on trouve là dedans un nouveau blockbuster à fanboys. Fais chier.
Autant revenir demain avec une nouvelle idée ciné.