587 – Making Magic

Remember quand je me suis retrouvé à errer dans Aix cet été ? En fait j’avais été convié par une agence web à jeter un œil au championnat de France de Magic : The Gathering. Faites pas cette tête, j’avais déjà confessé mon addiction au premier jeu de carte à collection du monde. Même que ça va faire plus de dix ans que par intermittence je me chope un ou deux boosters qui brillent, me confectionne un deck pour aller démolir de l’impudent, broyer des points de vie de vingt à zéro à l’aide de grosses bêbêtes qui n’existent que dans mon cerveau un peu trop fertile. Bonjour la réputation de geek que je me traîne depuis le temps. Pourtant, à Aix, ça passait pro. Voir des centaines de mecs luter pour une place pour le championnat du monde (plein de thunes, de gloire et de filles faciles au bout), ça force un peu le respect.

Bon, en vrai, c’est vraiment pas galère d’apprendre à jouer aux Magics. La preuve, quand j’étais au collège, j’avais réussi à expliquer les règles à ma fucking grand-mère ! Certes, ça l’a vite gavée, les dragons, les boules de feu et compagnie. D’après elle, le rami, c’est mieux. Sur le principe ça tend surtout à prouver qu’à partir du moment où on a deux neurones qui fonctionnent, rien n’est perdu. C’est comme tout ce qui est geek, ça bloque un peu, sorte de barrière psychologique. C’est pourquoi c’était assez fun l’autre soir. Wizards, la boîte qui créé le jeu, avait organisé un petit événement pour faire découvrir le jeu à une bande de noobs. Vous seriez surpris des efforts d’apprentissage que sont capables de déployer des bloggeurs quand on leur file un deck préconstruit, des pizzas encore chaudes et des bouteilles de coca zéro. Jouant régulièrement, j’étais sûrement un des invités avec le plus gros level. J’ai donc fait quelques duels avec le mec cool de la boutique qui nous accueillait. C’est alors qu’à débarqué un ancien champion de France.

Depuis l’école primaire, j’ai suivi de près où de loin l’arrivée des trois extensions annuelles, j’ai participé à quelques tournois, lu pas mal d’articles sur le design des cartes et l’univers de Magic. Mais jamais je ne m’étais retrouvé à mélanger mon deck en vue d’une partie avec un Pro Player. Comme prévu, une fois que le bonhomme a maitrisé les nouvelles cartes de Zendikar (la dernière fournée de nouveautés), il m’aura collé une sacrée rouste. Mais j’ai kiffé. Pas la fessée, mais d’être remis à ma place, d’apprendre quelques trucs et surtout de retrouver l’envie de progresser. Magic n’est plus la lubie de geek que je pouvais avoir à une époque, c’est devenu une passe temps, une petite passion qui revient par intermittence. Je ne serai jamais une brutasse, je ne gagnerai pas de trophées, mais une petite partie de temps en temps, une acquisition de boosters récents, quand même, ça fait bien plaisir.

En fait c’est facile de faire du billet sponsorisé quand ça touche les choses qu’on aime vraiment. Ceci expliquant sûrement que j’en fasse pas beaucoup (de là à dire que j’aime rien…). Bon kif tout de même que de repartir l’autre soir en voyant quelques personnes pour qui c’était le premier contact avec Magic, leurs premières parties, investir dans une poignée de boosters, de boîtes de rangement. Les Magics, ça a ça en commun avec les brocolis, faut goûter avant de dire qu’on aime pas (bon, après ça a meilleur goût, c’est plus joli et des fois ça brille, donc ça part d’un meilleur pied que le brocoli). J’aurais sûrement l’occasion de vous en reparler. D’ici là, je vais aller me faire un petit tournoi sur Magic Online. Je me suis auto-hypé. Quel être faible et misérable je fais, la preuve, vous venez de lire un Article sponsorisé.

Demain, je vais d’autant plus vous retourner le cerveau qu’on parlera de sexe et de post-humanité (hard sci-fi dans vos tronches !).

FREE STUFF STAGE !!!

Pour les plus aventureux je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur le site promo du jeu. Y’a moyen d’obtenir gratos une trentaine de cartes de démo, histoire de se faire sa propre idée.

394 – Collect Them All !

Y’a presque un an, j’achetais GTA IV, édition multi collector de sa race. Bwah ah ah ! Pardon. Bref, pour ça je bougeais mon cul jusqu’à un Virgin Megastore. Arrivé en caisse, avec pour 100 keuss d’achat, la caissière me toise, avant de me proposer la carte de fidélité du magasin. Même qu’avec tu peux avoir plein de promos, des offres spéciales, des réductions et des spams email toutes les semaines ! Tout ce que t’as a faire c’est signer avec ton sang, autrement c’est gratos, et si tu claques 200 euros sur un an t’auras encore plus des avantages de fou. Au point où j’en étais dans mon retard de stagiaire Ubisoft, j’ai dit oui, rempli les papiers. A deux jours des un an de ma carte, me manque encore 25 balles d’achat pour atteindre le palier. Sinon, retour à zéro.

Putain que je déteste les cartes de fidélité ! Quelle crasse de merde à la con ! A un moment de ma longue vie de jeune, j’ai purement et simplement arrêté de les prendre, au grand désespoir de ma mère. Car les femmes de la famille Reilly sont du genre à prendre une sombre marque de yaourt pour la seule raison qu’elles possèdent un bon de réduction de 2 centimes, révéré tel le saint graal. J’ai surtout l’impression que plus ça va, et plus les cartes à la con sont des attrapes crétins (sur TBP on est poli). Fut une époque, la FNAC filait 5% de réduc sur les bouquins à tout le monde. Maintenant faut payer une carte. Chez Virgin faut claquer 200 euros par an pour accéder à ce privilège. Si l’on fait la moyenne, on se rend compte que 5% c’est aussi ce que l’on peut économiser en général si l’on rempli une carte quelconque. La vraie question, c’est de savoir si ça suffit.

Je sais que c’est la crise, que les gens comptent leur thune comme jamais, que tout est bon à prendre. Perso, ce qui compte plus que le fric que je peux économiser, c’est l’absence de migraine. Gérer sa douzaine de cartes, penser à les prendre, les présenter, réclamer son dû. Putain, ça vous file pas mal au crâne vous ? J’en suis arrivé à la conclusion que la perte monétaire vaut bien ma tranquillité d’esprit. Je pourrais me bouger jusqu’au Mégastore de Barbès, pécho pour trente euros de bouquin, un jeu vidéo ou quelque chose. Tout ça pour faire quelques économies, et me renévroser sur un an. Mais je vais passer ma pause midi à déjeuner avec mes coupains et mes coupines, parce que c’est ce qui compte vraiment. Et en rentrant à maison, un bon coup de ciseau sur ma carte Virgin règlera le problème une bonne fois pour toute.

J’avais envie de boucler cette note avec une morale genre « la seule carte de fidélité que je conserve, c’est celle de mon cœur » ou un truc comme ça. Ca aurait bien été la lose ! Heureusement que j’ai un poil plus de dignité que ça.
Demain, Lolitaaaaa !!! <3

(J’annonce, ce sera la note/critique la plus longue jamais rédigée pour ce blog, ça va chier !)

359 – Windows On The World

Dans la série des boulots complètement planqués dont personne se doute qu’ils puisse exister, il y a chauffeur de camion Google. Des mecs chargés de suivre un trajet hyper cadré dans des grandes villes, au volant d’un camion maquillé surmonté d’un étrange dispositif : un appareil photo à 360° qui mitraille non stop. Tout ça pour produire l’option Street View de Google Maps/Earth. Pour ceux qui l’ignorent, Street View c’est la possibilité d’obtenir une vue « de la vraie vie » tournante sur son navigateur. En gros, tu dois aller quelque part tu veux voir la tronche que ça a pour mieux situer qu’avec un carte, et paf ! Méga kif tu as la façade de l’immeuble ou du magasin en maouss photo sur ton n’écran d’uber geek. Perso, moi je kiffe niveau utilité, mais aussi niveau connerie. Un peu comme le jour où Street View a été disponible sur mon N95, j’ai passé 5min a faire la recherche de la vue de mon école tout en étant dans un des cours de la dite école.

J’aime bien Google Earth. Quand c’est sorti j’étais en transe, le kif absolu de faire le tour du monde avec ma souris. Ca ramait sa race, c’était très moche, mais le pied quoi ! Pour moi qui suit une grosse feignasse des voyages, c’était un peu magique (comme mes HD DVD Planet Earth). Quand les montagnes en 3D sont apparues, j’avais des étoiles dans les yeux, mais moins que le jour où les immeubles de New-York se sont retrouvés modélisés et texturés. Méga pied du kikoo lol qui fait le coin avec le zoom sur la grosse pomme. Si je vous raconte tout ça, c’est que l’autre jour j’étais au bureau, avec le mal du pays. Ce jour là de nouvelles villes avaient été ajoutées en Street View, dont la proche banlieue lyonnaise. Une petite recherche plus tard et je tombais sur ma maison de quand j’étais pas un hypeur parisien. Une photo en plein été, qui plus est, et donc toute touchante pour mon petit cœur de geek.

Mon premier réflexe suivant mon « Awww » face à la porte de chez moi, aura été de me dire que ça je devrais Street Googler les maisons de mes exs. Oui, des fois j’ai des raccourcis intellectuels très étranges. Pas autant que cet anglais qui utilisait Google Earth pour repérer les tuiles de valeur à voler sur les toits de Londres (bah ouais). Ou encore ce japonais qui utilise la navigation Street combinée à un tapis roulant pour faire son footing en appartement tout déambulant dans les rues du monde entier. Sans parler des pyschopathes qui traquent sur les millions de clichés pris par Google tout ce qui pourrait être insolite (genre des mecs qui font des combats dans leur jardin). Comme quoi on peut être uber geek et complètement créatif. C’est débile à dire, mais je sais que quand je baderai, que ce soit à Paris, New-York ou au fin fond de la campagne japonaise, je pourrais toujours faire une balade virtuelle dans un Lyon éternellement figé dans un magnifique jour d’été.

Voilà ce qui s’appelle être nostalgeek : la technologie au service de l’âme. Si c’est pas beau ! J’en embrasserais Google tiens ! Pas le temps, car demain on parlera d’un livre au titre extrêmement putassier. A 16h il sera question de mes notes de Master.