Aujourd’hui, il y a un an très précisément, je récupérais mes affaires à mon ancien stage, bourrant au maximum mon pauvre sac à dos. Je crois que rarement dans ma vie je me suis autant retrouvé face au néant, à me demander ce que j’étais censé faire maintenant. On m’avait pas filé de manuel d’utilisation de l’étudiant en déroute. Bien sûr l’univers allait s’occuper des quelques jours qui allaient suivre, mais sur le coup, j’étais on ne peut plus dans le brouillard. Au moins j’allais avoir du temps, plein, pour faire mon mémoire et mettre à jour mon blog. Mission à demi remplie. Faut dire que ce lundi de l’année dernière, j’ouvrais Word et je commençais un nouveau bouquin, pour me vider la tête avant tout, et parce que je pouvais. Une décision parmi tant d’autres qui m’ont conduit jusqu’ici.

Cette année aura été bordélique à bien des égards. Même quand j’ai passé plusieurs mois à ne rien foutre, prostré chez moi ou au fond de la piscine d’amis, c’était encore le foutoir sous le crâne. Je crois avoir déjà pondu une note de blog sur le nombre de rencontres que j’ai pu faire en une dizaine de mois. Ca a défilé de l’autre côté de la table de café. Avec dans le tas des personnes qui se seront révélées être des gros connards de leur race tout comme d’excellentes surprise avec qui je partage sans peine la pizza du dimanche soir devant un DVD. Dans le même ordre d’idées je ne pense pas que j’aurais eu le temps de m’investir à ce point sur Twitter et dans les réseaux sans excès de temps libre. Au final j’étais content de retourner bosser et il est bien possible que je finisse ce mémoire de merde, rien parce que l’école me manque.

Non pas que je me sois tourné les pouces pendant ce temps. J’ai écrit, réécrit, accepté des petits tafs par ci par là (dont au moins qui ne me paiera jamais visiblement, freelance sa race). Je peine à m’imaginer où j’en serais sans ça, si j’avais continué ma route sans accroc, fini de réécrire mon premier manuscrit au lieu d’attaquer un nouveau, si j’étais retourné en cours, si là tout de suite j’étais à deux doigts de boucler mon Master et d’aller bosser. Dans l’opération j’ai gagné beaucoup plus que du temps, une infinité d’opportunités dont il n’appartenait qu’à moi d’en faire quelque chose. J’ai des pistes de voyage, de bouquin, de plein de choses encore en cours. Si je fête l’anniversaire de mon départ de stage, c’est que ça passerait presque pour un nouveau départ, un chemin différent donc les effets se font encore sentir, et qui m’amène plus que clairement quelque part.

Ce qu’il y a de pas si mal avec la vie, c’est que tant que vous n’êtes pas morts, bah ça ne s’arrête jamais, même (et surtout), quand vous pensez que c’est foutu. Affaires à suivre mais main sur le cœur, en souvenir de ma plus grosse connerie ever.
Demain on parlera de voyeurisme vidéo-ludique.






