554 – Lazy Sunday

C’est marrant, aurant je sais très bien de quel film je vais vous parler la semaine prochaine, autant pour aujourd’hui j’ai rien a mettre sur la table. Non pas que je sois à court de DVD, enfin, je veux dire entre mes différentes collections y’a encore plein de trucs que je n’ai pas encore évoqué par ici. Mais bon. Fuck. En plus cette semaine j’ai pensé à deux trois films en me disant “damn, faut trop que j’en parle”. Je savais que j’aurais du m’acheter cette saleté de carnet Gatsby le Magnifique à 15 keuss au virgin mégamagasin. Là on est hier, je sors d’un double café financier combo tarte à la pomme caramélisé, je vais décoller chez une coupine manger des crêpes, finir ma journée commencée par deux croissants. Mon régime ? Quel régime ? Je serai peut-être mort demain d’une overdose de glocuse, mon cadavre coulé au fond du canal St Martin, lesté par le sucre au fond du bide.

Mon souci ciné provient du fait que j’ai fait le tour des films qui me paraissent dignes de 550 mots. J’adore des centaines de films, mais certains sont tellement évident (les vieux Zemeckis, les Spielberg, des blockbusters) que je vais gaver tout le monde si je m’épanche dessus. Je pars du principe que vous les avez tous vu. Disserter sur des trucs trop connus perd un peu en intérêt. A moins éventuellement d’avoir un angle intéressant (confère le troisième paragraphe). Il y a aussi tous ces films, parfois sur l’étagère à côté de moi, parfois au fond de ma mémoire. Des bobines que j’adore, mais qui ne me motivent pas à coucher une note entière. Un jour je regardais Sahara de nouveau et je trouverai la force de vous expliquer que ce truc qui paraît à chier est en fait aussi sans prétention que sincère.

Du coup, que faire de mon dimanche lorsque je n’ai rien trouvé dans la semaine, lorsque je n’ai pas eu d’inspiration divine ? J’ai un moment envisagé de peut-être faire des articles de fond au lieu de simples chroniques. Par exemple expliquer les grandes théories. Je pourrais vous expliquer pourquoi Armageddon est un film parfait (ce qui est son défaut). Ou bien je pourrais vous démontrer en quoi les vingt dernières minutes de Minority Report n’existent pas. Depuis quelques temps me travaille l’idée d’alterner, de faire un article une semaine sur deux à propos d’un jeu vidéo extraordinaire  auquel vous n’avez sûrement pas encore joué. Je me demande si c’est pas un peu trop geek comme idée. Bien sûr, vous me direz que c’est mon blog et que je fais bien ce que je veux. Pas faux. Ca m’empêche pas de vous demander votre avis de temps en temps. Puis de toute façon je sais déjà de quoi parler dimanche prochain. Suffit que je le voie avant.

Pour ce soir, samedi soir, enfin dimanche début de matin (fuck je vais poster à la bourre), je vais finir ma nuit sur Batman sur la XBox. Lundi, je clasherai un vrai auteur qui existe. Juste pour le plaisir d’avoir raison.

399 – Cine Club 51

Hier on parlait des bons films de l’été, ceux qui sont moins attendus. L’été dernier, y’avait un film que je mourrais d’envie de voir : Forgetting Sarah Marshall (ou « Sans Sarah, Rien Ne Va ! » en VF, car rien ne vaut le challenge de marketer un film avec un bon titre de merde !). Là je vais vous faire bondir, en fait j’avais plus envie de voir le film à cause de Jason Segel que de Kristen Bell. Parce que Jason, il est cool dans How I Met Your Mother et que Kristen Bell bah elle casse un peu les couilles. Avoir refusé un rôle dans Lost pour aller faire la mariole dans Heroes, y’a des agents qu’on devrait pendre par les tripes. Pour ce que j’en dis. Mais la donzelle reste un délice pour la rétine, d’autant plus que l’action de Forgetting Sarah Marshall se situe à Hawaï. Yummy !

Peter est un musicien raté, cantonné à la bande-son d’un show TV minable dans lequel joue sa petite amie, Sarah Marshall. Véritable célébrité, elle tolère de plus en plus mal la médiocrité de Peter, au point de le quitter pour une rock star excentrique et obscène. Déterminé a se changer les idées, Peter s’envole pour Hawaï, pour finalement tomber sur Sarah et son nouveau mec. Personne ne voulant céder, le trio restera dans le même hôtel.
Ouais, c’est une comédie romantique, mais plus comédie que romance. Après tout, au bout de cinq minutes de film on voit quand même la bite de Jason Segel. Un véritable argument de vente en soi ! Ou pas (confère Watchmen). Façon de voir.

Le vrai plus mégateuf de Forgetting Sarah Marshall c’est ses seconds rôles (en plus du décors, qui est juste magnifique). On retrouve Jonas Hill en serveur timide compulsif, Paul Rudd en surfeur complètement camé et Bill Hader en meilleur ami un tantinet autoritaire. Ils compensent Russel Brand, le rocker complètement insupportable que j’avais envie de kicker tout le long de la séance. Pas de bol le mec fait carrière et d’autres films avec sa gueule de crétin fini sont en cours de tournage.  Ca fait partie des trucs qui me dépassent. A part ça Segel fait ce qu’il sait faire de mieux : des pures blagounettes (il est aussi coscénariste). Kristin Bell tournicote un peu autour de ce joyeux bordel mais peine a se mettre réellement en avant si l’on excepte son ventre plat de fou. Il faut dire que Mila Kunis est dans la place, et que, bah voilà, Mila Kunis quoi.

Vu et revu depuis sa sortie, Forgetting Sarah Marshall est nickel pour se refiler un peu la pêche, seul ou accompagné. Une de ces comédies honnêtes et sans grande prétention US qui nous donne honte de produire des bouses à répétition dans notre beau pays. Alors que putain, c’est pas dur et ça coûte rien quoi !

Demain note 400 un petit point sur mon mémoire et tout ce qui tourne autour.

TRAILER STAGE !!!

392 – Cine Club 50

Ah tiens chouette un ciné club anniversaire. Encore 50 et on parlera de Bad Boys II. Mais pour l’heure il convient d’aborder un autre de mes pêchés mignons : Dude, Where’s My Car ? Je dois tellement à ce film que j’ai fini par abîmer le DivX a force de le regarder. Au point que j’achète le DVD, pour pouvoir le mettre sous mon oreiller la nuit. Miam ! Encore un de ces monuments qui ont changé ma vie, et pour lesquels je dois me battre face aux hordes de barbares qui refusent d’admettre la portée intellectuelle du chef d’œuvre du cinéma contemporain (bordel il a même été cité dans Veronica mars quoi) ! Confère Blueberry qui m’a balancé que c’était un des films qu’elle haïssait le plus au monde. Ou comment se tirer une balle dans le pied. Mais je crois que le plus simple à ce stade, c’est encore de pitcher la bête.

Jesse et Chester sont deux dudes qui ont passé la meilleure nuit de leur vie. Dommage qu’ils ne s’en souviennent pas et que dans l’opération ils aient paumé leur caisse, contenant les cadeaux d’anniv’ de leur copines jumelles (cadeaux qui devraient leur permettre d’enfin pouvoir avoir du sexe !). Pour retracer leurs pas, ils doivent faire face à des aliens nymphomanes, une secte d’illuminés, un transsexuel strip-teaseur mafieux ou bien encore un troupeau de lamas déguisés en autruches. Tout ça n’est rien comparé au fait que le destin de l’univers connu est entre leurs mains et que la survie de la galaxie dépend d’une montagne de pudding et d’un documentaire animalier.
Holy fucking shit mais c’est le meilleur pitch que j’aie jamais lu ! Quand je pense que j’ai pas pu tout mettre dedans ! Du génie scénaristique à l’état brut !

Le plus tordu, c’est que ce road trip à pied est un des films les plus rentables de toute l’histoire d’Hollywood, rentrant pour l’occasion dans le livre des records. Tourné avec quasiment que dalle il a eu une carrière solide au box office avant de devenir un bijoux de culte une fois sorti en DVD. Chose rare et presque aberrante pour une mini sortie française, la traduction est extraordinaire de qualité. Pas toujours fidèle, mais sublimée par des doubleurs inspirés, qui n’ont pas eu d’autre choix que de conserver une bonne partie des « dude » des dialogues originaux. Un des rares films dont je conseille la VF, encore plus hystérique que la VO. Et Mec, Elle est où ma caisse ? contient du coup un tas de répliques carrément cultes qui épicent mon quotidien. La base de ma culture.

En gros, si vous êtes très con ou très intelligent, foncez. Si vous êtes quelqu’un de normal, ne lancez pas Dude, Where’s My Car sans avoir ingéré un tas de substances douteuses, vous n’y survivriez pas. Ce film, c’est comme Ebola, y’a de grandes chances que ça vous flingue, mais les survivants, les élus génétiques, en ressortiront grandi à jamais ! Tous en cœur : SWEET !

TRAILER STAGE !!!