885 – Top 3 Saturdays #53

L’avantage avec les vacances, à fortiori quand on a bouclé son mémoire, c’est qu’on peut rattraper tous les jeux auxquels on a pas eu le temps de jouer au printemps. Du coup après avoir bouclé Bioshock II, je suis sur Dante’s Inferno et Army Of Two Two avant de m’attaquer à Red Dead Redemption. Le tout dans l’optique d’être « à jour » pour les sorties de l’automne. Même si, cette année plus que les autres, je manque de thunes. Ce qui fait qu’il y en a peu que j’achèterai neuf et plein tarif. Mais si je devais en choper un, ce serait Vanquish, et voici le top 3 du pourquoi.

Three – Support

Vanquish est un jeu de tir à la troisième personne qui se passe dans le futur, dans l’espace, où on dégomme des russes qui veulent détruire les Etats-Unis. Comme si le pitch était déjà pas générique à en crever, le jeu ne propose pas de mode multijoueur. J’aime, parce je suis plutôt un gamer solo, et que moins ils mettent de thunes dans le multi, mieux c’est. Mais tous les Kevins qui ne jurent que par passer des soirées à se faire traiter de sodomites par des gamins ricains sur le Xbox Live vont se détourner de Vanquish. Entre le manque d’identité au premier abord, la concurrence acharnée en octobre, le fait qu’il s’agisse d’une nouvelle licence inconnue et qu’il n’y a pas de multi, Vanquish à toutes les chances de se ramasser la gueule en beauté niveau ventes. Or, moi je soutiens à mort le truc, du coup, je me dis que le payer plein tarif au lieu d’attendre qu’il soit soldé, ce serait un peu un beau geste de soutiens envers les développeurs et l’éditeur.

Two – Awesomeness

Parce que Vanquish, c’est un jeu Platinium, la boîte qui avait pondu Bayonetta et MadWord un peu plus tôt. Restes du mythique studio Clover, ces petits gars ils aiment le jeu vidéo et n’hésitent à pas à inventer plein de trucs. Donc là on a un jeu de tir où on peut faire des sauts périlleux, mettre des gros punchs à des mechas ou, plus ultime : glisser sur les genoux avec des fusées dans les bottes pour se propulser. Perso j’avais déjà décidé d’acheter le jeu là. Aux fusées. A la réalisation du jeu, Shinji Mikami, le mec qui a lui tout seul a inventé Resident Evil avant de réinventer Resident Evil avec le 4. Son CV est long comme mon bras, que des titres cultes. Vanquish va selon toute vraisemblance déchirer sa maman, proposer une expérience nerveuse et qui finalement va sortir un peu des sentiers battus de l’automne. Plus qu’Halo Reach, Call Of Duty et toutes ces licences à rallonges, mon jeu d’octobre, ce sera lui.

One – Lenticular

En fait ce qui m’a tué, c’est la jaquette du jeu.

Oui. Voilà. Ils vendent le jeu avec une jaquette hologramme. Celle devant laquelle je vais passer les plus belles minutes de ma vie à faire tourner l’objet entre mes mains pour m’émerveiller tel un petit enfant. Et si jamais une fois le jeu soldé, il n’y avait plus la jaquette magique ? OMG ! Stress, peur et angoisse. Tel une pie voleuse, je suis obsédé par le précieux. J’en rêve la nuit, j’imagine le reflet des rayons lumineux du soleil venant frapper cette prouesse de bon goût.
NEED

Au final, ce qui va me décider à claquer 40€ en précommande chez nos amis anglais, ce sera sûrement la démo qui sortira jeudi sur PS3 et Xbox. A moins que je ne me retienne d’y jouer, ayant déjà commandé Vanquish entre temps. Faible je suis.

TRAILER STAGE !!!

850 – Cine Club 102 / Comic Review 04

Entre 2003 et 2006 fut publiée dans le label adulte de Dc Comics, Vertigo, la série The Losers. Loin des super-héros le comic mettait en scène une équipe des forces spéciales. La fine équipe des Losers aura préféré désobéir à un ordre direct en allant sauver des innocents au lieu de raser toute la zone. Le commanditaire de la CIA, l’énigmatique Max décide de se venger en faisant abbatre l’hélicoptère des Losers. Réchappés in extremis, laissés pour morts et enterrés en traire pour avoir « massacré » des civils, les Losers décident de partir à la poursuite de Max pour laver leur honneur et déjouer les plans machiavélique du sinistre individu. Ils sont en cela aidé par Aïcha, sans savoir quelle réelle motivation anime la guerrière froide et implacable. En gros. The Losers aura duré 32 numéros, soit six recueils, ou deux gros pavés (c’est selon) avant de voir le premier tiers de la série adapté au cinéma cet été. Ou pas en fait, vu que le film n’a jamais traversé l’atlantique.

Malheureusement pour les suites potentielles, The Losers le film aura à peine rentabilisé son pourtant très mince budget. Le long-métrage aura souffert d’un casting d’acteurs habitués aux seconds rôles, de faibles moyens marketings et d’une licence totalement inconnue du grand public. Sans parler du parallèle avec le mastodonte Agence tout risque, sur grosso modo le même sujet qui à débaroulé au même moment. J’étais particulièrement dépité du coup lorsque j’ai vu la date de sortie sur Allociné rester bloquer sur un aussi vague que maudit « prochainement ». J’avais adoré le comic, qui était un mélange d’espionnage et d’action burnée, super bien écrit avec des dialogues décapant et un style graphique ultra stylisé. C’est sur cette série que le dessinateur Jock s’est fait un nom, avec un trait épais, dynamique et pauvre en détails pour plus de puissance. Je reste fan. Cette semaine le Blu-Ray sortait enfin chez nos amis ricains. Zoup, dans ma TV.

Couverture du numéro 12, reprise avec classe pour l'affiche ciné.

Ce fut la claque. A aucun moment le film ne semble souffrir du moindre manque de moyen. Le tournage a en partie eu lieu à Puerto Rico pour une intro dans la jungle ultra crédible et les quelques plans faisant appels à des effets spéciaux numériques sont ultra propres. La réalisation redouble de petites idées et joue avec les lumières brillantes et les teintes saturées pour un résultat qui en met plein la gueule. Je serais le directeur photo d’Iron Man II, tourné pour six fois plus de thune, j’irai me pendre. Dans le même ordre d’idée (cout mini, effet maxi), notons l’utilisation répétée d’extraits du comics, que ce soit pour superposer un dessin de la BD au visage de chaque personnage pour l’identifier jusqu’au générique d’intro et de fin. Le fan en moins se délectait de retrouver des bout de d’un de mes comics préférés. Forcément il aura fallu économiser de la thune par ci par là, comme sur le final qui arrive un peu trop vite et se déroule dans un décor qui manque un peu de charme.

Dans le même ordre d’idée le casting est effectivement composé de seconds couteaux, mais ils ont tous la classe. J’ai une affection particulière pour Jeffrey Dean Morgan qui joue Clay, le chef des Losers. Un acteur avec une vraie présence qui n’a pas eu la carrière qui mérite. Même tarif pour Zoe Saldana qui, malgré le carton d’Avatar, n’a pas percé dans l’esprit du spectateur de base. Elle est ici aussi sexy dans les scènes torrides que badass quand elle fait exploser une bagnole au lance roquette. Mention spéciale à Chris « Captain America » Evans que j’aime toujours d’amour et qui assure en geek blondinet aux vannes débiles. Car les dialogues, qui faisaient une grande partie du charme du comic, sont retranscrits parfois tels quels, à l’instar d’une demi douzaine de scènes carrément cultes pour moi, recrées plan par case (on se comprend). Même si, une fois encore, le film avance presque trop vite, la faute à une intrigue difficile à comprimer en une heure et demie et des limitations de script/budget.

The Losers, le film, aura clairement assuré sa part du boulot, avec une réalisation et un acting aux petits oignons. Typique le genre de petit classique pour soirée du samedi avec un gros bol de pop corn. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur en fin de film, à me dire que vu le piètre résultat financier du film, je n’aurai jamais de suite. L’adaptation en pâtit à postériori car le plan de Max n’a pas le temps d’être expliqué et l’arme de destruction massive dont il fait la démonstration est elle aussi sous employée. Dans l’optique d’une suite cela aurait été normal, emboité dans une logique de trilogie. C’est un goût d’inachevé qu’il me reste dans la rétine au final, bien que je sais que mon intégrale est au chaud dans ma bibliothèque.

Malgré ces quelques points noirs, The Losers est plus satisfaisant que l’agence tout risque car plus joli (un comble), plus « cool » et nettement moins cartoon. Big up aux deux scénaristes de luxe Peter Berg (Very Bad Things, Friday Night Lights) et James Vanderbilt (Basic, The Rundown, Zodiac) Un film qui à la classe, tout simplement et qui aurait grandement mérité (plus que d’autres) sa place au soleil du box office de l’été. Si, après visionnage, vous en voulez plus, il reste toujours l’intégrale papier.

Satisfait ou mauvais goût.

FREE COMIC STAGE !!!

Comme d’hab’ chez Vertigo, le premier numéro du comic est en téléchargement PDF gratuit sur la page du premier volume.

TRAILER STAGE !!!

570 – Perfect Circle

La semaine dernière j’étais à une soirée de l’école, enfin, de l’école, c’est relatif puisque n’étaient présent que les survivants de ma classe de l’année dernière. Un second concours permet d’alimenter la dernière année d’études un tas de petits nouveaux, destinés à remplacer ceux qui sont partis en année de césure ou bien en alternance. Les anciens se retrouvent submergés d’une horde de newbies insupportables. En ce qui nous concerne, on est plutôt blasé de la grande école, de la réussite aux oraux, tous ces trucs. Eux, semble-t-il, sont euphoriques, persuadés d’être enfin entrés de plein pied dans l’élite. Sauf qu’on leur file des cours de rattrapages histoires qu’ils sachent enfin qui est Patrick Le Lay (running gag, je vous expliquerai dans quelques années, mark my words). Ils s’agiteraient aussi de partout, traumatisés à l’idée de planter un exposé non noté. D’où les yeux fatigués et dépités de mes camarades au dessus de leur demi.

Pendant ce temps-là j’arrive à avoir des nouvelles de ma future promo, de ceux qui suivent à présent les cours que je suivais il y a de ça un an. Très étrangement l’ambiance serait un peu foireuse, les gens n’arrivant pas à s’apprécier bien plus que l’année dernière. Au détour d’une conversation sur Facebook j’apprends qu’une copine commence à envisager de plus en plus d’aller se tirer en apprentissage plutôt que de subir une année de plus à se faire matraquer des concepts abscons et faire des powerpoints sur la signification symbolique de la couleur indigo. D’un côté je trouve ça rassurant de voir qu’une année sur l’autre, les gens galèrent toujours autant pour tenir le coup. On se sent un peu soutenu par procuration. Au final je me demande qui survivra à la première année de master, qui ne s’enfuira pas finir ses études en entreprise ou au bout du monde. Je me demande qui je retrouverai en septembre.

Non parce qu’en vrai, ça reste un peu étrange de se retrouver dans un bar à discuter avec une bande de gens qui en sont à planifier leur vraie vie. Dans six mois ils auront fini leurs études pour de bon, et envisage déjà de choisir dans quelle entreprise postuler pour leur premier CDD. Je suis là, à touiller mon Orangina à trois euros quatre-vingt dix, coincé entre deux promos, celle qui s’en va et celle qui arrive. Okay j’ai des débuts de plans qui se profilent pour le second semestre, des envies de boulot. Puis j’ai presque fini ma relecture à la con (même si plus j’avance plus y’a de pages à corriger, cercle vicieux), je vais pouvoir (re)commencer mon mémoire non moins à la con. Ca promet d’être rigolo. On verra quand je me serai sorti de la torpeur qui m’immobilise depuis quelques semaines.

M’enfin le temps file, déjà presque la fin d’octobre. Toujours pas de manuscrit prêt, pas de carte de gym, pas de copine fixe. Fuck. Au moins mon aventure new-yorkaise se précise tout doucement. On en recausera.

Demain, Koh-Lanta versus Survivor ! Puis si vous êtes sages et que je suis réveillé à temps, y’aura une note bis teaser à 16h mais je promets rien.