Spider-Man est le personnage que j’ai le plus dessiné de toute ma vie. Depuis le collège je dessine des Peter Parker, des Spider-Man. J’ai même beaucoup étudié la question, à lire des conseils de grands artistes tels que Mike Wieringo, Humberto Ramos, J. Scott Campbell, Romita Jr, Chris Bachalo. Lorsque je chassais les dédicaces je demandais à chaque dessinateur Américain systématiquement le même crobard : Spider-Man en costume, sans son masque. Aucun ne m’a jamais demandé une référence graphique. Tout comme je peux dessiner le costume de Spidey dans le noir sans la moindre faute. Parce qu’il est simple, parce qu’il est iconique, parce que malgré les 9000 variations inventées au fil des années, l’original est parfait.
Puis jeudi Hollywood a sorti la première photo officielle du reboot de Spider-Man, ou Spider-Man IV, avec Andrew Garfield en costume, sans son masque.
BORDEL DE FOUTRE DIEU DE SA MERE !!!
Spider-Man a une ceinture rouge au niveau de la taille ! Pas une espèce de langue cheloue sur les abdos ! Spider-Man n’a pas besoin de zébrures sur ses gants et son bras pour faire « dynamyk roxxor » !
Okay, pour la défense du réalisateur de 500 days of emo, le choix d’Andrew Garfield semble bon. Il a une mèche à la cool, il est mignon, il est assez jeune et surtout il a une musculature sèche. Fuck you Tobey Maguire. Mais comme d’habitude avec Hollywood, c’est deux pas en avant, un en arrière.
Si la texture ballon de basket ne me dérange pas (je trouvais l’ancien rendu trop « tissu ») et si je suis heureux de voir disparaitre la toile argentée (trop bling), je ne comprends pourquoi les changements à l’îcone. Je veux dire. Quand bien même ce serait une bonne idée là tout de suite, ça ne tiendra jamais le passage du temps, ça sera toujours le costume « différent » du film. Pour les gosses qui lisent la BD, regardent les dessins animés. Je ne m’explique pas la disparition de la ceinture. Par contre les bras c’est assez proches du costume de Miguel O’Harra, le Spider-Man de 2099.
Car oui, dans le comic, on a autant de versions du costume que l’on veut. Du super cheap de Ben Reilly (une combi rouge et un sweat shirt à capuche) au plus commercial actuel (noir avec des néons colorés à la Tron pour coller à la sortie du film de Disney, maintenant propriétaires de Marvel) avec toutes les variantes du monde.
Le costume original est parfait, tout comme sa version noire du symbiote. Les costumes agressifs de Scarlett Spider et Spider-Man 2099 souffrent de leur design années 90. Celui de Spider-Man Reboot affole mon sens d’araignée. Le fan en moi hurle à l’hérésie. L’aveugle veut croire que c’est un costume transitoire dans le film. Le pragmatique sait qu’il ira voir le film quand même.
Le réaliste sait que dans tous les cas, je suis beaucoup trop attaché au matériel d’origine pour ne pas sortir dévasté de cette nouvelle adaptation montée à la vas vite avec un réalisateur de soaps et un budget moyen.
A moins que…
Mais là, c’est mal parti. La ceinture putain… LA CEINTURE !
DEADPOOL STAGE !!!
Deadpool a lui aussi quelques idées. Il devrait bosser à Hollywood.


Donc oui, un cheminement super merdique pour arriver à un bouquin que vous avez sûrement déjà lu au collège. Comme je préfère espérer que je ne suis pas le seul à ne pas savoir de quoi ça parlait, je résume. En gros c’est l’histoire d’Heathcliff, un vagabond recueilli par une riche famille en Angleterre. Il grandit donc dans un manoir sur la colline de Hurlevent. Sauf que le vrai fils du maitre des lieux devient jaloux du nouveau venu et lui pourrit la vie. Catherine, la fille, s’attache cependant à Heathcliff mais préfère se marier avec un autre dans le but d’utiliser sa nouvelle position pour sortir Heathcliff des griffes de son bourreau. Sauf que l’adopté vit mal ce qu’il considère comme un abandon et part, le cœur brisé, vivre loin des Hauts de Hurlevent. Lorsqu’il revient plusieurs années plus tard, c’est un homme changé, plus épais, plus fort, plus haineux. Car il n’aura de cesse que de détruire la vie et de pousser à la mort ceux qui l’ont bafoué.