621 – Book Review 101 & 102

Parfois j’ai vraiment des pulsions merdiques. Par exemple je traîne peinard sur mes sites de news US lorsque j’apprends qu’un nouveau roman pour jeunes adultes va être adapté au ciné. Je me renseigne sur le pitch qui est pile bien débile et banco, Amazon s’enrichit. Cycler est écrit par une ancienne scénariste hollywoodienne qui aura fait un roman d’un script qu’elle n’aura pas réussit à vendre. Jill est une adolescente banale, sauf quatre jours par mois, où au lieu d’avoir ses règles elle se transforme sans savoir pourquoi en un garçon, Jack. Celui-ci possède sa personnalité et ses hormones bien à lui. Aussi finit-il par se lasser de passer ses journées sagement enfermé à se masturber sur du porno bas de gamme. En décidant de s’échapper et de profiter du monde, il risque fortement de mettre toute l’existence bien rangée de Jill en péril.

Etrangement, Cycler n’est pas aussi ridicule qu’il n’y parait. Certes les personnages sont tous ultras caricaturaux. Mais en formant un quatuor amoureux avec seulement trois corps, le bouquin s’aventure tout doucement sur terrain glissant. Sans parler du fait qu’il n’hésite pas à parler franchement de cul, de masturbation et de fellation, ce qui est n’est pas si courant étant donné le public visé. Ecrit dans un style simple et clair, Cycler fait du bon boulot et j’achèterai presque le second tome. Après le film peut-être.

Parfois j’ai vraiment des pulsions merdiques. Par exemple je traîne peinard à la RNAC quand je vois des coffrets de livres de poche, genre avec fourreau carton et marque page collector. Où comment me faire acheter un truc dont j’avais pas besoin, en l’occurrence Vingt-Quatre Heures De La Vie D’Une Femme de Stefan Zweig. A peine plus gros qu’une nouvelle, le bouquin raconte l’histoire d’une vielle dame qui décide de relater au narrateur la journée la plus excitante de sa vie. Tout ça parce qu’un peu plus tôt le jeune homme avait tenté de comprendre pourquoi une femme mariée s’était enfuie avec un quasi inconnu.

Grosse déception. Enfin, pas dans l’écriture et le style, qui certes use et abuse des comparaisons, mais plutôt au niveau des thématiques. Le bouquin a été rédigé il y a des décennies. Et l’héroïne a beau répéter encore et encore à quelle point elle a été ouf et trop rebelle et trop dingue, ça ne m’a pas choqué plus que ça. Je sais bien que tout ça c’est ma génération, post soixante-huit tous ces trucs. Mais je n’ai pas été capable de m’élever au dessus de ça, de passer outre ma vision du monde et des femmes. Rien de scandaleux à mon petit niveau donc, pour une lecture facile et rapide. Autant j’avais apprécié Le joueur d’échec, autant ici je reste plutôt froid. Plus de chance dans une prochaine lecture. Y’a pas de raison.

Rhaaa ! Tout ça me donne envie d’aller faire les frais au B&N d’Union Square. Vais pas résister longtemps à l’appel du hardcover !

507 – Gotta Catch Them All !

La semaine dernière, c’était le retour des verres cocas dans les MacDo. Pour le savoir il fallait être attentif et tomber sur les rares affiches annonçant l’opération promo, vu que le gros M préfère insister sur sa plus que moyenne campagne « Venez comme vous êtes ». Ou alors vous êtes comme moi, à hanter les forums de MyBurger, à l’affut de la moindre indiscrétion provenant d’un équipier agent double. Ah, les équipiers… Faut dire que c’est la seule période de l’année où ils possèdent un vrai plus à bosser au DoMac. Chaque employé reçoit en effet une caisse spéciale contenant la série complète des six verres de l’année. La même caisse que l’ont peut acquérir pour 40 euros dans certaines boutiques tendances. L’idée étant que les bâtards d’étudiants payés au lance-pierre ne viennent pas se servir allègrement dans les réserves, o combien limitées, de précieux calices.

Le fait est qu’en France on a pas de bol. Le système de distribution des verres est complètement anarchique. Les restaurants reçoivent de grosses cargaisons qu’ils écoulent au fur et à mesure des menus Maxi Best Of. Ceci expliquant pourquoi, au même moment, dans la même ville, chaque restaurant ne distribue pas le même verre. Il s’agit donc d’un rush de fou furieux, premiers arrivés, premiers servis. Dans le reste de l’Europe, cela ne fonctionne pas forcément ainsi. Il existe des pays où l’on a droit à une couleur de verre par semaine, pendant six semaines. Pas besoin de risquer l’arrêt cardiaque pour excès de graisse. Une petite mission hebdomadaire suffit à s’assurer une collection intégrale. M’est avis que les pontes du marketing ont pensé que c’était beaucoup plus rentable de faire flipper les gens et de les pousser à se ruer au macdo le plus proche.

En ce qui me concerne, je me suis entrainé. J’ai commencé par perdre deux kilos dans l’été. Ensuite, face au miroir j’ai répété plusieurs fois le « Hep, vous oubliez pas mon verre Coca hein ! » que j’allais asséner à l’équipier épuisé qui me répondra comme si j’étais le dernier des connards, à force qu’on lui casse les couilles avec ça. Ensuite j’ai calculé l’ordre de passage des verres d’après la publicité, puis estimé les probabilités d’écoulement des stocks suivant le MacDo. M’enfin, cette année, je suis un peu moins motivé que l’été dernier. Le design est moyen, une variation sur le classique. On est loin des ultimes verres en forme de canette de 33cls ou ceux complètement verticaux, aussi stylés qu’impossible à laver avec des doigts de taille normale. Du coup, j’étais moins investi, au point peut-être de pas avoir repris mes deux kilos. Ce qui est, finalement, pas si mal.

Bon si y’a des mecs de chez MacDo qui passent par là, refaites des putain de verre canette mais au format allongé des bouteilles de Coca Blak ! A bon entendeur, à l’année prochaine. Je vais aller digérer moi.
Demain on parlera bouquin de pucelle, ça va être bien.

CONTEST STAGE !!!

Au passage le concours 4 sera sûrement le dernier avant un petit moment et y’a encore peu de participations. En gros vous avez encore vos chances.

474 Bis – Billy

Voilà ce que donne un an d’achats culturelo-compulsifs.

Vous escuserez la qualité d’image à chierb (tfaçons vous connaissez les bouquins et y’a des jeux/HD-DVD que j’assume pas en public), j’ai bougé pendant la photo et j’avais mes valises à faire. M’enfin, vous saisissez l’idée. Me faut une nouvelle étagère Billy, ça déborde déjà. Peut-être un truc format bibliothèque, histoire de faire style je suis un beau gosse. Car oui, à présent je peux le dire, avoir des rayons entiers de livres, ça fascine les filles et ça ammène naturellement des sujets de conversation. Mais j’en reparlerai à l’occasion d’une vraie note.