905 – Megan Faux

A l’Ecole, ils ont plein d’idées pour se compliquer la vie. Comme par exemple péter le vieil amphi (certes vieillo) pour en construire deux plus petits. Du coup, la moitié de la promo va suivre le cours à l’étage du dessus sur un écran. AWESOME. De mon temps (loul) fallait se mettre tout au fond et s’avachir pour jouer à Mario Kart en réseau sur la DS. Au moins là ils mâchent le job des bizuts, ça se respecte d’un point de vue étudiant. Bon, si on pouvait accéder au Wifi sans faire enregistrer son ordinateur auprès de l’administration, ça serait mieux (I can has big brother ?). C’est dans le nouveau faux amphi que j’ai fait ma rentrée, où, étrangement, j’étais limite le plus à l’heure. A part moi à mon arrivée, une seule fille, à côté de laquelle je suis allé m’asseoir. Forcément.

Le discours de rentré étant sensiblement le même qu’avant, j’ai passé deux heures à souffler d’impatience et ricaner aux bullshits de la directrice qui veut nous faire croire que l’administration est une machine bien huilée dédiée à notre bien être. Pour m’occuper, j’ai scruté ma voisine de table. Sa caractéristique principale était de ressembler à Megan Fox. Pour de vrai. C’est-à-dire qu’elle avait le même type de morphologie du visage, les mêmes lignes, les lèvres, les cheveux, la position des cheveux. J’étais captivé, bien qu’elle restait une version « réelle » de la poupée d’hollywood. C’est-à-dire que ses yeux étaient marrons, son menton un peu plus bas, sa poitrine réduite à peau de chagrin (pun intended) et ses hanches plus larges. Tout de même, la fille la plus canon de l’amphi. Je le sais, j’ai passé deux heures à faire des comparaisons mentales. Forcément, puisqu’elle était hot et qu’on s’était parlés, elle n’était pas DU TOUT dans ma classe, ni dans ma section. Adieu.

Je crois l’avoir déjà dit, mais ma motivation d’aller en cours dépend fortement de la présence d’une nana ULTRA canon dans la classe. C’est le truc qui me fait me lever le matin, la potentialité d’une interaction avec elle, le petit « sait-on jamais ». Je veux dire, c’est possible qu’on se retrouve coincés dans un ascenseur sans lumières et qu’il fasse très froid. Sauf que ce que j’ai vu de ma promo m’a un peu dépité. La meilleure est celle qui m’a vrillé le cœur à la foreuse made in Rapture il y a deux ans. Mauvais plan (casée) inside. Au moins dans la promo d’avant j’en avais une. Mais là, je ne sais pas trop. Il faudra voir à l’usure. Une croix de plus dans la case « Amène ton netbook en cours et parle à personne » en attendant. Sinon je peux changer de section. Non ?

Le jour de la rentrée, entre midi et deux, je mangeais un sandwich trop sec sur un banc. Un mec était là et on discutait des nouvelles recrues féminines. J’ai décrété que j’avais surkiffé Megan Faux. L’autre à acquiescé, voyant très bien de qui je voulais parler, alors qu’elle n’était entre les murs que depuis deux heures maxi. Une nana assise avec nous m’a demandé : C’est qui Megan Faux ?

Les filles, ça y connait vraiment rien en garçons.

786 – Top 3 Saturdays #48

Ca fait presque deux mois que je squatte la piscine à côté de chez moi, à horaires à peu près fixes. Minimum une fois par semaine, de 7h30 à 8h30 le mardi ou le jeudi. A force je reconnais les gens, le personnel mais aussi les nageurs, les habitués. D’où le Top 3 des typologies de gens chelous de la piscine.

Three – Fatasses

Ils sont chaque fois deux ou trois, se reconnaissent et se parlent le long des lignes d’eaux. Ce sont des mecs autour de la cinquantaine, au visage assez patibulaire et à l’estomac plus que distendu. Je crois que ce sont les individus qui me dépriment systématiquement le plus. D’une part parce qu’ils font la gueule, d’autre part parce qu’ils sont toujours gros. Or, s’ils sont là au moins autant que moi (vu que j’en reconnais un en particulier par exemple), ça tendrait à prouver que la piscine n’a pas des effets de fou sur l’anatomie masculine. Oh rage, oh dépression et calories ! Je secoue alors ma tête encapotée et m’exclame que moi je bois que du Pepsi Max, pas de bières et que j’ai plus de Chupa Chups alors je fais des efforts alors ça va marcher ! Quand même, des fois, j’ai le doute. Bâtards.

Two – Averagettes

J’adore la piscine depuis le collège. C’était genre complètement ouf de non seulement pouvoir mater toutes les filles de la classe en maillot de bain mais en plus de les observer sous tous les angles une fois sous l’eau. Souvenirs de pouces dressés entre mecs (houlà, c’est tendancieux). Un jour j’en ferrai une note entière (un peu comme celle sur les cheveux mouillés). Anyway. Le problème avec la piscine Parmentier, c’est que le décor déteint sur la populace féminine, constituée de trentenaire vaguement replètes, jamais vraiment bien foutues ni jolies. On est loin de la bluette romantique de la BD Le goût du chlore. Publicité mensongère en gros. Au moins je suis pas distrait dans mon compte interne des longueurs. D’un autre côté c’est une motivation en moins de mettre le réveil à l’heure pour me bouger jusqu’à la flotte.

One – Triathlon Men

Le mec que je hais le plus dans cette foutue piscine, c’est Triathlon Man. Facile à reconnaître, c’est le seul blaireau à porter un bonnet de bain jaune canari. Le ridicule ne le tue, il le rend plus fort. Assez pour créer un mini tsunami à chacun de ses passages. Il soulève l’eau, enchaîne les longueurs sans pause, vous double avec mépris si vous êtes sur son chemin. En un mot, c’est un connard. Son surnom lui vient de son bonnet jaune canari, car il y est inscrit « Metz Triathlon ». Si seulement il était seul, mais non. Ils sont toujours deux ou trois, tels des requins d’eau chlorée, à exercer leur supériorité sur les flots. Juste quand t’arrives à les oublier ils te collent un coup de coude dans la gueule ou se mette en travers de ta brasse, jusqu’à ce que buvage de tasse s’en suive.

Sinon, au milieu de tout ça, y’a moi, et les quelques autres types à peu près normaux. Le retraité insomniaque, le mec qui veut parfaire ses bras, la jeunette qui apprend à nager. Quelque part j’ai hâte de boucler mon stage, mon mémoire, de rentrer à Lyon pour aller plonger dans la piscine de bâtards vers chez moi, avec toi ouvrant et espace vert. M’est avis que la population sera bien différente. Je vous tiens au courant de mes avancées sociologiques !

Demain, Armageddon. Oui, encore.

531 – My Eyes, They Keep Bleeding

Fuck. Cette semaine on s’est mangé un second teaser de Lucky Luke. Le film Lucky Luke (pas celui avec Terrence Hill, un nouveau). La première fois j’ai pensé que c’était une sorte de blague un peu élaborée. Mais non, il y a un mec, quelque part, qui non seulement s’est dit que caster Dujardin pour jouer un héros de mon enfance était une bonne idée, mais il a réussi à convaincre des centaines d’autres et les embarquer dans son délire. En temps normal, je serais pour le bénéfice du doute. Mais un teaser de merde suivi par un teaser encore plus merdique. Sans vouloir enterrer la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça sent pas bon. Mais nous sommes vendredi, et le vendredi on parle de filles, donc pourquoi je vous parle de Lucky Luke ? Parce que Jean Dujardin, et donc parce qu’Alexandra Lamy, incrustée dans le rôle de “La belle”. Or, fail, Alexandra Lamy n’est pas jolie.

Au début je voulais dire que Lamy était moche. Ca aurait pas été super sympa. Mais bon, faut pas déconner, elle reste quelconque, borderline pire (malus voix insupportable). Sauf que coucher avec un des acteurs les plus bankable du cinéma français, ça permet de vivre dans un monde parallèle où personne n’ose vous dire que, facialement, ça va pas être possible. D’où l’enchaînement de films tous plus absurdes les uns que les autres où, en plus de raquer dix euros pour se farcir un truc moyen, on veut nous faire croire au père noël et à la petite souris en même temps. Le pire c’est qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Confère Elisa Tovati, qui a dernièrement joué une escort (99 Francs) et un mannequin (Cyprien) équipée de sa mâchoire chevaline. Un exemple parmi d’autres. Tout ça pour en venir (enfin) au fait. Sans déconner, dans le cinéma français, y’a qui d’encore bandante ?

Ouais, je fais (encore) mon aigri. Je suis jaloux de mes parents. Eux ils ont kiffé Deneuves, Bardot, Bouquet. Il y avait bien moyen de se palucher sous les draps après le ciné. Sans internet, c’était le minimum ceci dit. Une autre époque. Bienvenue au XXIème siècle, où Alexandra Lamy représente un summum de désirabilité. J’ai beau réfléchir à la question (pas trop fort non plus, fin de semaine oblige), j’ai du mal à trouver une actrice, une vraie, pas une pouf à deux films, qui fasse rêver. A ce stade, jouer au ciné et être jolie est incompatible. Confère Marie Gillain, Emilie Dequennes et Cécile de France qui font tout pour s’enlaidir le plus possible. Alors on colle Scarlett Johanson en fond d’écran, on regarde une fois de plus les Lois de l’attraction pour profiter de Jessica Biel en dessous et on fantasme sur le rêve américain.

L’avantage, c’est que la pouffiasse la plus moyenne qui flirtera avec nous en fond de soirée alcoolisée, elle aura pas à se sentir complexée de l’image que lui renvoie le cinéma. Une névrose de moins, c’est toujours ça de gagné (misogynie OFF).

Demain je vais tenter de plomber mes stats à grand coup de critique littéraire d’un bouquin chiant de la rentrée littéraire.