Je regardais une mouche avec un pistolet laser racketter les tartes royales en apesanteur dans le caisson de transport d’un gamin de 12 ans quand je me suis dit que je devais faire un article sur Adventure Time.

D’après ma montre je suis bientôt en recherche d’emploi en rédaction de mémoire en vacances. Il est donc normal que je révise la programmation des chaînes enfant du câble. Ce qui m’a poussé à passer une partie de mon weekend à jongler entre Cartoon Network, Disney XD et compagnie. Au hasards de la télécommande je suis tombé sur Adventure Time, une série d’épisodes de onze minutes, dont j’avais entendu du bien sur les internets.
J’ai passé le reste de la soirée à me filer des baffes pour ne jamais avoir regardé plus tôt, n’arrêtant de m’auto flageller qu’une fois l’intégrale téléchargée et prête à la consommation marathon.
Adventure Time with Finn and Jake raconte les périgrinations (paie ton synonyme pour éviter la repetition) de Finn le chien et Jake l’humain dans le monde fantastique de Ooo. Il s’agit d’un univers fantastique avec des princesses en sucre, des panneaux indicateurs sociopathes, des mouches squelettes et des dongeons plein de trésors. Finn est d’ailleurs un chien capable d’étirer son corps pour prendre toutes les formes, ce qui est pratique pour terrasser les monstres ou devenir une luge improvisée. Chaque épisode raconte une épopée (synonyme) souvent épique, qui se plie en une grosse dizaine de minutes. Pour y arriver, la série adopte une narration un peu épileptique, avec des personnages qui courent et hurlent sans arrêt. En combo avec l’univers déjanté et le style graphique très indé, c’est un peu comme sniffer du LSD par les yeux.

Le show est fortement inspiré des comics indépendants, des jeux de rôle ou des jeux vidéo et offre un délire complètement barré. D’où un début de statut culte chez les geeks et hipsters. Il m’aura fallu un seul épisode pour être accro. Encore maintenant, alors que je me mets à jour, j’hallucine devant l’audace visuelle et narrative (avec des passages franchement perturbants mais qui passent pour les enfants grâce au style). Je sens que l’achat de produits dérivés ne devrait pas tarder.
Si vous avez la chance de ne pas bosser aujourd’hui, mattez en un ou deux. D’ailleurs si vous bossez, mattez en aussi un ou deux, c’est pas comme si votre boss n’avait pas posé sa journée.
Parce qu’il n’existe aucune tristesse qu’un super dessin animé ne puisse pas soigner.
ADVENTURE TIME !!!