747 – That’s A Face For Radio

[Bon, visiblement parce que c'est pas clair pour tout le monde, /déception/, c'est à prendre au second degrés minimum.]

L’année dernière, pour la première fois de ma vie je votais pour quelqu’un à la nouvelle star. Cette année, je ne regarderai même pas. Tout ça est dû à la même raison : le manque absolu de bonnasse dans les candidats. Si je sacrifiais un SMS pour une candidate de la promo précédente, c’est parce que sans sa jolie frimousse, je ne pourrais pas supporter le programme. Elle a perdu, j’ai simplement arrêté de regarder. Et rebelote cette année. Je veux dire, putain c’est pas possible quoi. J’ai tenu tant que possible, me raccrochant aux deux trois jolies filles égarées dans les castings. Mais le line-up final, c’est mort. C’est un coup à regarder l’émission uniquement en fond sonore. Et encore. On m’avait presque proposé de chroniquer l’intégrale pour un gros blog. Heureusement que le plan est tombé à l’eau, parce que je me serais flingué sinon.

C’est affreux ce constat : j’ai tendance à mieux accrocher à la real-Tv si parmi les candidats s’est glissée une fille giga canon. J’ai été incapable de suivre Moundir, Aventurier de l’amour pour la pure et simple raison que les candidates étaient toutes globalement des thons. Même si c’est toujours drôle de se dire que Moundir est impressionné par une fille que j’aurais pas regardé en temps normal (dieu que je suis infâme). Même tarif pour Koh-Lanta l’année dernière. A partir du moment où toutes les filles à la cool avaient été dégagées, mon cœur n’y était plus vraiment. J’ai une excuse toute faite pour me justifier : j’ai une TV haute définition. Fatalement ça me fait une peine immense que je me sois ruiné pour au final pleurer des larmes de sang face à la prochaine « vraiment pas top mais trop stylée » que la nouvelle star va tenter de m’imposer cette année.

Bon, okay, je suis un gros bâtard. Je veux dire, le talent et l’intelligence, toutes ces conneries c’est censé jouer non ? Et puis c’est sans compter les goûts et les couleurs. Exemple. La pouf, pardon la miss météo de Canal, avec son nez, c’est pas possible. Ca ne fonctionne pas. Du tout. Sauf que j’ai croisé des mecs complètement fans. Comprenne qui pourra. Les gens sont tellement fous. Je veux dire, y’a deux semaines sur un autre blog un mec me trouvait trop beau gosse pour écrire de bons livres. Parce que pour faire de la littérature, de la vraie, il faut être moche (y’avait sûrement une logique interne mais je l’ai perdue en route). Déjà, il m’a regardé de travers, pas possible autrement. Ensuite j’étais content qu’il concède que ouais, Camus était mignon et presque correct dans ses écrits. La plupart des vrais gens, c’est très con. Alors le minimum, s’ils passent à la Tv, c’est d’être présentables.

Tout ça pour dire qu’une fois de plus les ricains ont tout compris. Toutes leurs émissions de real Tv ont minimum trois filles canons. Pour le principe. Amazing Race, Survivor, Big Brother, peu importe. Pour le putain de principe ! Ca devrait être gravé dans la charte de la Nouvelle Star (même tarif pour la ferme des moches) bordel ! Le côté positif, c’est que j’ai mes mardi soirs peinard.

Demain, critique d’un livre acheté de force d’occasion.

639 – Cine Club 81

Cette semaine Brittany Murphy est morte et tout le monde s’en fout. En même temps ça se comprend. Avec toutes les célébrités mortes de l’année et celle presque morte dans son hôpital de LA, on a pas trop le temps ni l’énergie de s’émouvoir sur ce coup. Parce que Brittany, elle a un peu disparue. La moitié de sa filmo est d’ailleurs constituée de films direct to DVD. Pas super sexy avouons-le. Semblerait que la petite ait une réputation de capricieuse à Hollywoodland. Mais le vrai problème est qu’à chaque fois qu’on a l’a collé en tête d’affiche le film s’est lamentablement crashé au box office. « Love et ses petits désastres » aura achevé d’enterrer une carrière pourtant promise en beaucoup mieux. Okay, j’ai vu le film, c’était de la merde, mais pas plus que n’importe quelle romcom de Kate Hudson. Mais placard quand même, condamnée à doubler des voix dans des DA et faire des DVDs.

Pourtant Brittany, moi je l’ai rencontré dans 8 Mile, le film qui prouve que Neminem, il peut carrément bien jouer quand il veut (même 2min dans Funny People). Le film avec aussi une super bande son. Le film qui exploite carrément bien la ville de Detroit qui devient un vrai personnage avec du caractère et une force graphique. Le film qui a lancé Brittany Murphy, juste trop adorable dans son rôle de nana mi hot mi paumée, un peu borderline. Le film qui est dans mon top 10 des meilleures scènes de cul. Parce que y’a de ce passage, où Brittany s’offre enfin à Neminem dans son usine. Où il la chope a moitié bestialement contre un mur. La fille reste habillée, il la chope juste par les cuisses pour la relever à la hauteur de son bassin et se faufile sous sa jupe. Ils se prennent par à-coups, brutal, elle s’agrippe à ses épaules. Le tout sans musique. Putain d’émoi adolescent !


C’est con hein mais parmi la myriade de trucs cools d’8 Mile, alors que parfois je me colle le titre fou « Sing for the moment », assez badass pour avoir plu à mon dad, la seule chose à laquelle je repense, c’est cette scène qui avait déclenché une tempête d’hormones dans mon cœur. Puis Brittany a décroché un petit rôle de femme battue et touchante, le genre qu’on a envie de venger, dans l’excellent Sin City de Robert (dieu) Rodriguez. J’ai lu quelque part que c’était vocalement une tueuse, que sur le doublage d’Happy Feet elle avait mis tout le monde à genoux. Un album en préparation dont on n’entendra jamais le timbre. La prochaine fois qu’on la verra à grande échelle, ce sera dans le futur culte The Expendables de Stallone. Ce qui était censé être son retour en grâce sera devenu, par la force des choses, son chant du cygne.


Brittany Murphy est morte à trente ans, et c’est d’autant plus la lose que je perds un amour de cinéma d’enfance. Fuck la vie comme on dit. Et peut-être que je me surprendrais dans le futur, après avoir revu 8 Mile, à choper un des direct to DVD de Brittany.

SEX SCENE STAGE !!!

625 – You Spin My Head

Ce soir j’étais pas super d’attaque dans cette soirée de Brooklyn. Première sortie avec cent pour cent de ricains. Je connais personne de la cinquante de gens entassés dans un loft perdu au milieu de nulle part. En rentrant j’ai vu cette fille, un peu plus petite, toute fine, brune, yeux bleux, visage d’ange, nez et bouche minuscules. Elle était habillée en Alice, robe à froufrous blancs, bas résille et gants en dentelle assortis. Quand je lui ai demandé elle m’a dit s’appeler Lianna mais j’étais déjà amoureux avant qu’elle décide que cette soirée la gonflait. Partie alors que j’avais pas encore posé ma veste. Malgré ce que mes potes espéraient, je repartirai sans princesse de New York, mon cœur presque intact. J’ai erré dans la soirée, tapé vaguement la discute avec des inconnus, puis j’ai demandé à Sharkboy quand est-ce qu’on décollait. Bientôt qu’il m’a répondu, presque convaincu lui-même. C’est alors que Nelson, son pote chinois à la kewl s’est interposé ! Nan mais mec ! Vous pouvez pas partir ! Brandy va arriver ! D’ici vingt minutes max elle va utiliser la barre du salon pour faire une démo de pole dancing !

Faut resituer les choses dans leur contexte. Je ne viens pas d’un quartier super fêtard, je ne traîne pas dans des soirées de fou. Pour moi, le pole dancing, c’est uniquement dans les films, avec des stripteaseuses. Pas le temps de réfléchir. Le bruit court que Brandy est là. Une fille vraiment sympa à ce qu’il parait. La foule se presse autour de la barre, quatre bons mètres de métal du sol au plafond. La jeune fille débarque, jarretière, corset, culotte coton noire et maquillage. Elle n’est pas la plus jolie de la soirée, loin de là. Plutôt quelconque même. Il lui faut négocier avec le DJ ses morceaux. Elle tend le bras autour de la barre pour s’assurer qu’elle ne blessera personne. L’ambiance est électrique, les mecs comme les autres filles tendus, dans l’attente, de ce qui va se passer. Brandy passe un chiffon sur le métal, baisse la lumière, respire un grand coup et s’élance. Et pendant dix minutes, je suis incapable d’expirer le moindre souffle. Coupé.

La gymnaste s’élance d’abord lentement, dévoile un fessier, un décolleté le temps d’une pose suggestive. La température monte d’un cran. Les libidineux se dévoilent pendant que j’hésite entre demeurer subjugué ou immortaliser la prestation. Puis Brandy passe d’un seul coup aux choses sérieuses (alias pas du cheap tease de pétasse mais de la vraie gym). Ses muscles se contractent, elle virevolte autour de la barre, ses talons me frôlent le visage alors qu’elle s’autorise en grand écart en plein tournoiement. C’est à ce moment qu’elle entreprend d’escalader la barre à la seule force de ses cuisses, tête en bas, torse bombé. J’imaginais à peine cela possible mais la voilà presque jusqu’au plafond, à poser, alterner les positions tout en redescendant. Toute la pièce fait silence tandis que les flashs crépitent, caressent son corps trop rapide pour la pellicule. Je n’ai jamais rien vu d’aussi époustouflant, érotique et impressionnant à la fois.

Le sort prend fin sous un tonnerre d’applaudissements. Brandy s’effondre dans les bras de son petit ami, à bout de souffle, le sourire tatoué aux lèvres. On lui tape sur l’épaule, une fille vient la voir pour lui témoigner son admiration, demander des conseils. Je ne peux pas m’empêcher d’aller la chercher, demander un portrait de son visage encore rouge, qu’elle tente d’essuyer dans une serviette comme elle peut. Elle sourit encore. Son mec (le mec barbu au tee jaune) me racontera que Brandy s’entraîne depuis trois ans, que pour elle il s’agit d’une performance, d’un spectacle qu’elle prend un immense plaisir à partager, pour les libidineux, les jalouses, les admiratrices et les petits garçons comme moi. Quand je lui demande comment lui fait pour pas péter un câble de voir sa nana en petite tenue se faire reluquer par cinquante personnes. Il me rétorque qu’il sait qu’elle ne fait pas ça pour ça, et que, de toute façon, au bout de la nuit, c’est avec lui qu’elle se couche. Pas faux.

Encore sous le charme, fiévreux, je suis resté à la soirée, discuté, profité et du coup rencontré des gens qui valaient vraiment le coup. Et quand je traversais le Brooklyn Bridge sur le siège passager de la voiture de Nelson, je me suis dit que quand même, fuck, qu’un petit bout de fille que j’aurais à peine regardé dans la rue puisse prendre et donner autant d’émotions. La reine de la soirée, une des meilleures de ma vie, c’était elle.