1089 – Swap

Au départ je voulais vous parler d’un dessin animé, puis après je voulais vous parler de mes dimanches récents durant lesquels il ne se passe rien. Puis il est 00h47 et je réalise que j’écrirais bien un peu ce soir. Genre que je bouclerais un chapitre de Perfect Ten. Alors du coup je vous parle pas vraiment. A la place je vous fait un deal que vous ne pouvez pas refuser.

Vous n’avez que quelques lignes sur le blog aujourd’hui, mais là, à presque une heure du matin, j’ouvre Word et je fais l’équivalent quantitatif d’une note sur mon bouquin.

Deal.

Edit 02h22 : J’en ai écrit pour 881 mots. Y’en a un peu plus, je vous le met quand même.

1028 – Pierre 1 / Door 0

Pierre a un sac magique. Il a du le voler à un toon parce qu’il peut ranger absolument tout ce qu’il veut dedans : une demi porte, un marteau, des mètres, une licorne ou du C4. Et mine de rien c’est pratique lorsqu’il s’agit de forcer la porte de l’appartement de ma meilleure amie qui s’est enfermée dehors (okay, j’ai un peu aidé). Je m’étais toujours demandé si c’était vraiment possible d’ouvrir une porte avec une radiographie ou une carte bleue. Ca l’est. Comment ça pouvait fonctionner aussi. Tout connement. Après un bon quart d’heure à plier des bouts de plastique dans tous les sens, c’est finalement ma carte de fidélité Game qui sera venue à bout de la serrure. Ou comment économiser assez de thunes pour justifier un Quick offert par la maison.

Sur le chemin menant à Bastille, j’ai réalisé que j’avais des passe-temps assez nuls dans la vie de tous les jours. Je veux dire, tu peux pas sauver une demoiselle en détresser en lui racontant une histoire super structurée avec un beau style. Enfin c’est cool, mais pas autant que forcer une porte. Autre exemple, à l’heure où je rédige ces lignes mon écriture est rythmée par le goutte à goutte qui tombe de la valve d’arrivée d’eau de ma salle de bain. Celle que je suis trop petit, même monté sur une chaise, pour aller resserrer. Pathétique un peu. Je vais devoir appeler mon proprio ou renouer avec un ami grand et l’inviter à boire un Nespresso pour l’attirer jusque chez moi. Sinon je peux faire une liste chronologie de l’intégralité des costumes alternatifs de Spider-Man.

Au moins je suis pas trop mauvais pour parler avec les gens. En tout cas le diner improvisé au Quick avec ma meilleure amie et le Mc Gyver héro du soir était cool. Entre ragots de bas étages et questions plus vastes sur le sens de la vie et comme les parents c’est relous, ça valait le coup. Le Giant Max Country aussi valait le coup. Souvenez-vous, je suppliais Quick de le ramener. A ce rythme je vais finir par croire qu’ils me lisent et m’aiment d’amour. Anyway, peut-être que si je suis pas capable d’ouvrir des portes avec une carte bleue (je peux toujours m’entrainer), j’ai le super pouvoir d’être assez sympa pour avoir des potes qui savent le faire. Ca compte non ? Au moins un peu.

C’était une fin de weekend improvisée pas déplaisante, entre l’hébergement de ma meilleure amie, l’arrivée providentielle du Lieutenant Gadget et les Giant Max dans un Quick quasiment vide. Si j’avais su ouvrir une porte par moi-même, je serais sûrement passé à côté de tout ça.

Comme quoi, l’ignorance à ses petits bonheurs.

675 – Sunday Every Day

Aujourd’hui, je me suis levé à quatorze heures. J’avais plus qu’un fond de Country Crisp. Ca m’a pourri ma journée. Bon, je m’étais aussi couché à cinq heure trente j’avoue. Tout ça parce que je voulais finir Assassin « en carton » Creed II le plus rapidement possible. L’idée c’était aujourd’hui d’aller m’offrir le collector de Mass Errect II, celui avec une boîte en métal, un art book et un DVD bonus que je regarderai jamais. La suite du jeu pour lequel j’avais acheté une Xbox, le second épisode qui permet d’importer sa sauvegarde du premier pour que toutes les actions du premier aient des conséquences sur mesure sur la suite de la trilogie. Sorti vendredi, y’en avait plus aujourd’hui en boutique. J’ai fait trois magasins qui m’ont tous dit la même chose. Chez EA c’est qu’une bande d’handicapés du bulbe, pas assez de stock, rupture partout jusqu’à mardi. Minimum.

Y’a des périodes comme ça, où t’as l’impression que chaque jour est une sorte de dimanche, le jour qui sert à rien, mais sept fois par semaine. J’attends une réponse pour un stage avant de prendre d’autres rendez-vous en cas d’échec. Un nouveau pote corrige mon manuscrit qui traîne depuis des mois sur mon bureau au lieu de se faire signer. Je m’occupe de l’ex-femme de ma vie, mal en point après une mauvaise chute. Je peine à décrocher de l’ordi, même le temps d’une série. L’autre soir je jouais à la Xbox tout en surfant et en chatant sur MSN, webcam allumée. Aujourd’hui j’ai remis le même tee Entourage tellement j’ai pas sué hier à rien foutre. C’est un peu l’ambiance de l’entre deux. Où on attend bêtement que des choses en cours se débloquent avant d’en démarrer d’autre. Je regrette de pas avoir un balle de baseball quand j’en ai eu l’occasion à NY, j’aurais pu faire le con à m’occuper à la lancer en l’air toute la journée.

Heureusement il reste les potes. Depuis que je m’investis beaucoup plus sur twitter (je suis toujours aussi peu de gens mais maintenant je réponds à tout le monde) je fais des rencontres, je bois des cafés autour de chez moi, parfois plus loin. Et ce soir j’étais l’anniv’ d’un pote. Ses vingt-six ans. J’y ai réalisé qu’en vrai, je le connais maintenant depuis plusieurs années, et qu’il est devenu un nouveau vrai ami, celui qui est resté assez longtemps pour faire partie du fil de ma vie. D’ailleurs l’année dernière, jour pour jour je lui avais taxé un jeu, que je lui ai rendu aujourd’hui. J’ai déjà dit que j’aimais beaucoup les cycles, boucler des boucles. C’était aussi pas mal de faire le con dans son garage pendant qu’il s’éclatait avec le réflex de son pote. Nouveau dossier en prévision. Puis il y avait ces lèvres magnifiques, qui me distrayaient presque autant que ces bretelles. Accélération cardiaque.

Sinon une lectrice m’a filé une superbe idée de nouvelle. De vraie nouvelle, pas de premier chapitre déguisé. C’est mon petit défi d’écriture de la semaine. On verra. En attendant demain c’est lundi, avec son lot de déblocages de situations. Dimanche de merde. Oh, et bande d’incapables de chez Electronic Arts, posez votre démission. Merci.

Demain, on parlera des gosses dans la fiction.