Quand je suis un minimum honnête, je dois reconnaître que je kifouille bien le papier quand je lis un livre. Le côté sans fil, sans batterie, c’est cool déjà. Le feeling de l’objet flatte le fan de collector que je suis. Puis je surkiffe voir la pile de pages qu’il me reste à lire diminuer petit à petit. Et pour les jours où je suis un gars cool, je peux prêter mes romans préférés à un pote qui part se la couler une semaine en Belgique (au hasard). Mais chaque fois que je chope un poche au format merdique, que j’essaie de trimballer avec moi un pavé qui ne rentre pas dans ma sacoche ou que je passe mon temps dans le train, je me dis que je doublerai ma bibliothèque avec un e-reader à la cool ou une future éventuelle Apple Tablet (bah oui, une bestiole sur laquelle je peux bosser et consulter mes magazines numériques et autres publications, je me vois bien me balader avec à la place d’un ordi portable).

L’idéal, et la solution logique, déjà adoptée par certains studios cinés, serait d’offrir, par le biais de code unique, une version numérique pour tout achat de livre papier (moyennant surcoût, édition collector s’il le faut). Car tant qu’il faudra que je choisisse entre l’un ou l’autre, je refuserai de fractionner ma collection. C’est tout ou rien. La question, c’est de savoir combien de temps il faudra à l’édition traditionnelle pour comprendre ça. Indice, c’est très mal barré. Dans notre beau pays, les Lumières sont éteintes depuis longtemps. Il existe à l’heure actuelle trois plateformes d’achat d’e-book, chacune gérée par un groupement de gros/moyens éditeurs. Trois sites, donc trois comptes à gérer, trois spécificités de format numérique, trois fois plus d’emmerdes pour rien. Ce n’est pas aux éditeurs de vendre les livres, c’est le boulot des mecs comme la FNAC ou Amazon, qui possèdent la force et la volonté d’imposer des standards de fichiers et de protections anti-piratage.

Galligrasseuil et compagnie refusent de lâcher le morceau aussi facilement, persuadés qu’ils tiennent là un moyen de s’en mettre plein les fouilles. Il suffit de voir le prix des e-books en françe. Pas compliqués, ils sont vendus au même tarif que leur équivalent papier. Soi-disant que l’économie réalisée par le numérique n’est que de 10%. Qu’on soit clairs, c’est un putain de mensonge. L’imprimeur disparaît, tout comme le coût du papier, du transport, de l’espace de stockage en boutique, du salaire des vendeurs et enfin les frais de retour et pilonnage des invendus. Tout ceci est remplacé par quoi ? Un pauvre mec qui prend le fichier déjà numérique et l’adapte au format e-book. Le retour du foutage de gueule de l’industrie culturelle. Pendant ce temps-là, aux USA, les livres Kindle sont de deux à trois fois moins chèrs que les versions classiques. Ils doivent avoir un truc, c’est obligé.

Ca c’était pour mon ressenti et la réalité des mentalités d’aujourd’hui. Il ne manque plus qu’un troisième article où je ferai mon boulot de futuriste, je vous raconterai ce qui va se passer.
Ce sera jeudi, parce que demain, c’est critique ! Sinon, à seize heures, une petite note Bis photo !
BY THE WAY STAGE !!!
Hub’ de Rue 89 a synthétisé l’état des éditeurs français face à l’arrivée du numérique, et ça se passe là.





