Ce qui est cool pour le petit noob de la vie active que je suis, c’est de faire connaissance avec la culture d’entreprise. Chez Ubi par exemple la culture c’était d’aller se faire un MacDo tous les vendredis, ou bien de rester 5h de plus au bureau pour roxxer sa race sur Rock Band (« Running through the Moonsooooon !!! »). Chez BDDP Unlimited, la mentalité de la boîte, c’est de chercher tous les prétextes possibles pour faire des pots. Sans déconner, chaque semaine il y a eu au grand minimum un pot, voire deux. C’est le départ d’une stagiaire qui était là deux mois ? Hop, pot ! C’est l’anniversaire d’un assistant directeur artistique ? Hop, pot ! Un étage vient de boucler un gros projet ? Hop, pot ! Techniquement, ça finit par devenir rentable de se retenir d’aller pécho son Schweppes Agrum’ jusqu’au prochain pot, car il n’est jamais loin.

Vous me direz, perso je m’en fous des pots, vu que je bois pas. J’attrape une canette de Coca Zero et un ou deux carambars. Forcément, je m’attarde un peu des fois que quelqu’un ait envie de me parler, à moi, vil et crasseux stagiaire extirpé de son bureau le temps d’un 33cl. M’enfin faut quand même que j’envisage le moment de mon départ, vu que, fatalement, faudra que j’organise un pot ! Bon, je suis langue de pute, ça joue aussi aux jeux-vidéos. Il faut cependant raison garder. Car comme nous sommes dans une agence de pub qui se la pète un minimum, donc qui bosse sur des macs. Pour faire du deathmatch sur Crysis c’est carrément pas évident. L’étage créa s’affronte donc sur un ancêtre, sur Call Of Duty 2. Un jeu qui, pour les non geeks dans l’assistance, a quatre ans ! Vu que le 6 sort cette année…

Voilà donc la raison officielle de mon refus de participer à des matchs à mort de folie. Je suis un hypeur moua, je ne joue qu’au dernier des Call Of ! En vrai j’ai pas envie de me faire dessouder la gueule par des mecs qui jouent depuis quatre ans au même jeu et masterisent l’intégralité du soft. Une pensée pour mon collègue stagiaire qui espère le CDD et sert de cible aux gros geeks de CDI dans un effort d’intégration. (Là vous vous souvenez de la branlée mémorable que je me suis pris sur Street chez Lâm dans un effort d’intégration, et vous riez de l’ironie de mon attaque pleine de mauvaise fois, et vous avez raison) Sinon, en vrac dans la culture d’entreprise, y’a la secrétaire qui envoie des mailing pour prévenir de l’arrivée de contractuelles dans la rue ou bien le CE qui tente d’organiser un voyage à Biarritz entre les livraisons hebdomadaires de paniers de légumes bios.

C’est beau tous ces petits rituels d’entreprise. Moi ça me touche en tout cas, une grande famille. Allez je vais verser une larme en vous préparant la note Bis photo de 18h. Demain on parlera d’être un connard ou ne pas être.





