J’ai l’affreuse impression d’être dans une période sans. Niveau filles. Pas genre sans fille du tout, mais sans l’envie de faire des efforts, de me mixer avec quelqu’un d’autre. Ca se manifeste par des soirs où je reste peinard chez moi à regarder un film plutôt que d’aller boire un verre de dernière minute. Ou alors on me rappelle que j’aurais du rappeler, y’a un moment déjà. Même ma consomation de Youporn a baissé dramatiquement, assez pour que quand je tape « You » et entrée sur mon navigateur j’arrive sur youtube (okay, je mens, en vrai je vais pas sur Youporn quand y’a beaucoup mieux ailleurs). Sans déconner on pourrait presque croire que j’ai perdu mon mojo. Pourtant il est toujours là sur mon étagère. Non, je crois que c’est un problème d’envie et de motivation. Ma claque des filles en ce moment, plus le courage de faire quoi que ce soit, chez moi avec des Chupa Chups c’est bien aussi finalement.
Quand j’étais ado, je m’étais un jour posé une question existentielle. Je me demandais si après des années de frustration et de perversité, si ma première copine allait me calmer. Peut-être que passer le cap règlerait un problème de fond, ayé, ça s’est fait, tu peux passer à autre chose. Ou alors, est-ce qu’après avoir goûté au sexe je finirai camé, à en vouloir toujours plus. Décidément, on en a du temps libre pour cogiter quand on n’a pas de copine. La réponse à ma question aura été un peu triste : le sexe c’est le mouvement perpétuel. Tu n’es ni rassasié ni encore plus avide, tu finis toujours à la case départ, ni contenté ni intoxiqué. Ou alors c’est pathologique, ce qui est un autre problème. En même temps c’est pas plus mal que les choses se calent comme ça, ça permet d’avoir envie de baiser jusqu’au bout de notre microbienne existence. A part dans les périodes sans, forcément.

Ca m’était déjà arrivé l’année dernière, après avoir fait un peu n’importe quoi. Je m’étais retrouvé à rester sur mes amitiés et profiter de ma Xbox. Ce n’était ni quelque chose de réfléchi ni quelque chose de voulu. C’était juste comme ça. La baisse de libido basique. Et je m’étais demandé de loin si ça faisait ça d’être vieux, la prostate en vrac, en mode rien à branler (c’est le cas de le dire). Ca m’avait plongé brièvement dans un abîme de perplexité, puis je suis allé au cinéma et j’y pensais plus. De toute façon ça a fini par revenir, après tout je reste un sac à hormones. Même tarif, ni décidé, ni quoi que ce soit, pas même une fille magnifique pour me réveillé. C’est a juste rédébarqué comme ça, un matin, où je me suis dit que j’avais faim de corps, de contact, de toucher, de mordre dans une cuisse de donzelle. Mon petit univers s’est remis à tourner, juste comme ça.

Ca va revenir donc. Hier j’ai cependant kiffé comme jamais me lever, allumer la Xbox et joueur deux heures d’affilée en pyjama au lieu d’aller au rdv avec une copine que j’avais. En mode rien à foutre. Puis je suis amoureux la fille sur les affiches Coca Light de toute façon, pas de place pour les autres.
En attendant que ça revienne, on se retrouve demain avec un bouquin pour ado japonais.






