Google Buzz n’aura pas été totalement un échec. Vous savez, le truc étrange intégré à Gmail qui se voulait être le Twitter de Google. Dans les faits, personne ne s’en est servi. Sauf ma mère. En fait, au départ j’ai lié mes statuts Twitter à Buzz, en me disant que comme ça les gens pouvaient me suivre sur les deux. Ma mère a un Gmail et le truc m’a automatiquement suivi. Ainsi, même si aller sur Twitter et comprendre comment ça fonctionne c’est galère pour elle, d’un tweet lors de sa lecture de mails elle peut suivre un peu ce que je fais. C’est pratique quand on a un fils indigne comme moi qui n’appelle clairement pas assez. Le problème, c’est que la haute autorité familiale a du mal à faire la part des choses entre moi et ma personnalité web, le personnage plus arrogant, stupide et grotesque qui twitte à me place. D’où le gros foutoir niveau interprétation de ce que je fais, de ce qui m’arrive.
Il se trouve que ma mère n’est pas la seule à me fliquer plus ou moins méchamment. Par exemple une ex est tombée sur un article datant de 2008 où je la traitais de harpie et m’a immédiatement écrit un mail, puis un autre, puis un message sur mon mur facebook, plus une tentative de chat. Je n’ai pas répondu. D’une parce qu’elle aurait du comprendre que harpie était un euphémisme poli. De deux parce que je n’ai pas envie d’avoir une explication avec quelqu’un que je n’ai pas vu depuis deux ans. Je donne du temps à ma vraie vie. Pas à ceux qui ressurgissent que par froissement d’égo. Tout de même, la demoiselle s’est frayé un chemin jusqu’à cette note de blog. Ca me pose un peu question. Comme ce pote à qui je faisais référence dans un article récent sur le basket qui a liké le lien sur Facebook. J’ignorais qu’il me lisait.
Pourtant, je ne suis pas (trop) bête. J’ai une liste « d’amis » Facebook longue comme mon bras et tous sont exposés à mes notes. Tout comme je remarque régulièrement quand les gens tapent mon nom complet sur Google et atterrissent sur le blog. Je ne me cache pas, ce n’est pas le but. Aussi je suis curieux, de savoir qui peut bien repasser par là. Je me souviens par exemple de cette fois où une fille du lycée qui ne m’adresse plus la parole depuis plus de six ans m’a laissé un commentaire d’insultes au détour d’un article. En réalité je crois que j’organise depuis plus de deux ans la construction de ma propre page blanche, le work in progress de ma vie que l’on peut consulter. Que ce soit ma famille, mes amis, mes ennemis. Je sais que je ne soupçonne pas la présence en ces lieux de quelques figures de mon passé, tapies dans l’ombre.
Un jour je saurai pour certain(es). Pour d’autres sûrement non. Mais si on veut me retrouver, je suis là, je me cache en pleine lumière. Je n’attends pas. Je suis juste là.
A demain.


