394 Bis – Chucked

Chuck Palahniuk a beau être hyper actif dans la vraie vie, vis à vis de ses fans, mais il se fait très rare en interviews. Aussi quand j’ai appris que le numéro de Mai de Playboy US proposait 7 pages d’interview avec l’auteur pour la sortie de son nouveau bouquin (next week), je suis passé du côté obscur. J’aurais pu le pirater mais j’ai préféré claquer 12$ d’abonnement annuel (croyez le ou non, mais Playboy propose des pures interviews de qualité) à la version numérique.

Captivante de bout en bout, bien trop courte, cet entretient avec Chuck permet de comprendre l’âme torturée derrière Fight Club et offre quelques bouts de bonheur pour tout aspirant écrivaillon, parfois perdu et souvent seul avec ses textes.

Traduit en 2min, à l’arrache entre deux briefs mégas à la bourre…

Ca parait con, mais lire ce genre de trucs, ça file la pêche, et je ne peux que conseiller aux anglophones de se procurer le texte au complet (piraté ou pas). Ca vaut vraiment le coup et éclaire une oeuvre déjà classique de la littérature contemporaine.

050 – You Do NOT Talk About Fight Club !

La mousse au chocolat c’est bon. Alors quand le gros bâtard en surpoids typé genre Coubiac assis à côté de moi à la cantine tente de me la choper sur mon plateau, je me dois de faire quelque chose. Faisant fi du fait qu’il fait deux fois ma corpulence en plus d’être plus âgé je lui saisis sa main qui elle-même saisit le yaourt. Faisant preuve d’une force insoupçonnée je l’empêche de lever sa prise de la table. Ses veines se gonflent, sa respiration s’accélère alors que mes muscles se bandent de plus belle. Arriva ce qui devait arriver : sous la pression le pot de mousse explose, nous éclaboussant les doigts. Si je ne peux pas avoir mon dessert, personne ne l’aura ! C’est ce que je pense quand je termine de lui écraser la main dans le chocolat. Blessé dans son orgueil d’enfoiré, il assène un pur coup de boule sur mon front d’élève de cinquième. Réprimant une larme qui monte en même temps que la douleur je réplique avec un gros punch au chocolat dans sa sale gueule !

Quand j’en parle, personne ne me croit. Mais gosse je me bastonnais souvent, si possible contre des plus grands. Dans ce cas précis comme d’en plein d’autres je finissais en miettes mais c’était pas grave. Quelque part dans mon ADN à dominance Y réside un besoin primaire de se maraver la tronche de temps en temps. Rien n’est plus grisant que le rush d’adrénaline, la sensation que le monde ralentit autour de soi et que rien ne peux nous arrêter. Aussi je crois que je comprends le concept du Fight Club, se fighter joyeusement entre hommes consentants. Je pense même que je pourrais y adhérer sans aucun problème. Seulement ce n’est pas aussi simple.

En grandissant je suis devenu plus fragile physiquement, c’est un fait. Au-delà de ça j’ai découvert qu’avec l’âge adulte, tabasser quelqu’un pour régler un différent est punissable par la loi. Tout de suite ça freine. Sans parler de mes connaissances en anatomie qui font que j’ai une idée assez précise de quel angle utiliser pour infliger un punch fatal d’un seul coup. Avec l’âge on prend conscience des dégâts qu’une telle activité peut causer. Tout ça fait que je ne pourrais plus me battre sans faire face à de graves conséquences, même en étant encadré.

Du coup comme tous les alphas mâles surchargés en testostérone je me défoule au pieu, devant un jeu vidéo ou dans une salle de gym beaucoup trop chère payée. Et de temps en temps, quand tout ce bouillonnement hormonal me chatouille un peu trop, j’aimerais bien me retrouver dans une cave sombre pour latter la gueule d’ange de Brad Pitt.

Mais comme je suis un sale boiteux je reste devant mon ordi. Ca tombe bien comme ça demain je pourrais vous parler du Tibet et du Yéti (hé ouais).

SPECIAL BONUS STAGE !!! LEVEL UP !!!

Avec un peu de retard, je présente une méga note bonus qui, ça tombe bien, se retrouve publiée pour l’anniv’ de la cinquantième note du blog.

Vous en avez pas mal d’entendre parler de la crise des subprimes et de la hausse des prix du logement ? Moi aussi ! C’est pour ça que j’ai joyeusement décidé d’investir mon pécule maigrement gagné dans un beau domaine. Les plus perspicaces d’entre vous auront bel et bien remarqué que l’adresse du blog a changé tout seule. Je suis propriétaire !

Dès à présent vous pouvez mettre à jour vos favoris et RSS pour s’adapter au léger changement. Cela ne devrait pas être trop douloureux. Dans le pire des cas, maintenant l’adresse du blog se retient de tête ! C’est donc avec un peu de retard que j’inaugure l’onglet « Propagande » (à cliquer en haut de la page), pour répandre la bonne parole !

Mine de rien, ça fait quelque chose d’exister, d’avoir sa propre petite adresse rien qu’à soi.