Or donc, aujourd’hui c’est mon dernier jour du dernier stage de ma vie. A priori.
Comme toutes les fins de taf’, c’est surtout le moment où tu réalises que c’est passé super vite, quand bien même ça fait neuf mois que t’étais là. J’imagine qu’être vieux et mourir ça doit faire à peu près pareil.

Jeudi soir, avant de partir, je vais vider mon bureau dans un carton. Parce que vingt ans de séries américaines m’ont appris que c’est comme ça qu’on fait. Pour mes fichiers informatiques, tout est déjà dans une dropbox qui est elle-même dans une dropbox. On me refera pas le coup de formater mon ordi juste avant que je parte (true story). Il ne reste que les souvenirs physiques à emballer. Je vais empiler dans leur boîte mes fournitures restantes, quelques papiers, mon carnet de notes, les goodies taxées de ci de là et les quelques produits bonus qu’on aura bien voulu me filer en cadeau de départ.
Taxer des trucs pour oublier que je suis triste, un peu.
Puisqu’après tout, j’ai appris des tonnes de pro tips en presque un an de taf’. Embauché un peu hors casting, pas au point sur toutes les subtilités de la fonction, j’ai du compenser au début, potasser le reste du temps. Ce qui m’a permis de découvrir plein de choses, de rajouter plein de lignes à mon CV. D’où la tristesse de partir quand je suis à peu près au point.
Je me console en me disant qu’avec mon nouveau statut de rechercheur d’emploi je vais pouvoir m’attaquer à la pile de jeux vidéo sous blister qui traîne sur mon bureau (Coucou El Shaddai, Deus Ex, Forza 4, Dark Souls, Rage, Batman et Modern Warfare). Je vais aussi pouvoir reprendre mon mémoire là où je lai laissé (à savoir pas très loin) et aller emmerder les éditeurs de paris en leur jetant des paquets de feuilles reliées à la tronche. Vivement.
Ca ne va pas être le début du reste de ma vie. Pas encore. C’est la période de transition, moitié étudiant moitié chômeur, moitié diplômé moitié employé. Je vais être rien et tout à la fois. Beaucoup d’excitation.
Mais je m’avance. Là je dois aller bosser, encore, quelques jours.
D’ailleurs je suis à la bourre.


Sauf que j’adore l’idée. Alors voilà.