950 – Jack Of All Trades

Bon. La semaine dernière j’ai rechopé un rhume de bâtard, genre le double de celui de la semaine d’avant. La leçon apprise étant qu’il ne fait pas faire 17 kilomètres en roller quand il fait froid. Du coup j’ai du sérieusement reconsidéré mes plans vis-à-vis du Nanowrimo. Pourtant j’avais commencé à taffer mon prochain roman. J’avais ajouté des scènes à mon plan, développé des personnages secondaires jusqu’ici inexistants. Mais à passer la fin de semaine sous la couette, je n’ai pas pu résoudre un tas de petits problèmes (en plus du dernier tiers de l’intrigue que je n’arrive pas à concevoir) techniques. Je parle ici de choix d’écriture. Par exemple est-ce que je garde un unique point de vue, ou est-ce que je le double, un par membre du couple ? Est-ce que j’utilise des véritables noms de marque et de célébrités ou est-ce que j’invente tout ? En quelle année se déroulent les flashbacks ? Etc…

Le fait que je bosse sur un recueil de nouvelles depuis cet été n’est qu’un demi-secret. Après avoir trouvé une bonne thématique et pas mal d’idées, j’ai tenté un truc. J’essaie au maximum d’épuiser la plupart des possibilités stylistiques littéraires de récit en récit. Pour tout expérimenter : utiliser uniquement de l’indirect libre dans les dialogues, point de vue externe, narration sous la forme d’un journal intime, épistolaire, présent de narration, passé, au féminin. En gros tout ce qui me passe par la tête. La prochaine doit être racontée par un barde du moyen-âge, donc avec un vocabulaire lyrique et une grammaire un peu ancienne. Bon, j’avoue que tout ça ne sort pas forcément bien du premier coup. C’est une bonne chose, ça me force à me frotter à des techniques que je ne maitrise pas pour me pousser à aller plus loin. Le but du jeu, en plus de me/vous amuser, c’est d’avoir une idée de ce que je préfère.

Tout ça vient du fait que j’ai réalisé que tous mes projets avaient une nouvelle contrainte de style auto imposée. Par exemple j’ai l’idée d’un roman en trois parties, linéaire mais en changeant de protagoniste à chaque fois pour continuer l’histoire. Ou j’ai ce pitch qui fonctionnerait super bien sur une unité de temps et de lieu : une nuit, un hotel, et qui serait raconté à 90% par des dialogues. A la limite de la pièce de théâtre en fait. Rien de forcément novateur, mais des envies d’expérimenter, de me forcer, moi pour qui le fond prime sur la forme, à me bousculer un peu et me motiver. Le problème c’est que dans le meilleur des cas, entre les cours et le futur boulot, je devais pouvoir pondre qu’un bouquin par an. Et ça se serait avec la carotte de gloire et prostiputes au bout. C’est pas gagné quoi. D’où l’intérêt des nouvelles, qui me permettent de me challenger plus vite, sur plus de trucs différents. C’est devenu une façon comme une autre d’évacuer les frustrations artistiques.

Sûrement pour ça que j’en fait dans tous les genres, de la hard-science fiction jusqu’au SM, en passant par du thriller et de la comédie romantique. Entre autres. Mais mes frustrations vis-à-vis du genre, on en parlera un autre jour. De pourquoi étrangement tous mes projets de romans sont des trucs terre à terre du vrai monde avec des gens CSP+ qui ont des problèmes de cul.

912 – Boobystery

J’ai un problème d’ordre mammaire. Y’a cette fille, jolie et tout, j’arrive absolument pas à savoir à quoi ressemblent ses seins. Enfin, je veux dire j’essaie de deviner, sans pouvoir mettre la main sur la moindre certitude. Comme je la vois assez souvent, je peux noter des trucs et prendre en compte un tas de paramètres. Par exemple, en fonction de son décolleté je peux essayer d’extrapoler les lignes formées de part et d’autre de son torse. Je pense physique, mécanique des fluide, masse, gravité. Bien sûr je dois compenser mes calculs par le soutien-gorge (tout en laissant la possibilité de la présence d’un coussinet). J’observe aussi ce qui se passe lorsqu’elle s’étire en arrière. J’essaie de comparer les protubérances en fonction de l’épaisseur du pull, d’à quel point son haut est séré ou pas. Plus d’une année de considérations anatomiques, et je suis toujours autant paumé.

En fait, j’ai remarqué un truc depuis que j’ai commencé à perdre du poids. D’une on me le fait remarquer, et ça c’est cool. Mais deux trois fois il m’est arrivé de me faire tâter le bras en douce par une fille avec qui je discutais. Genre elle me raconte un truc, éclate d’un grand rire tonitruant, bascule en arrière, m’attrape le bras comme si de rien n’était et rapidement appuie du bout des doigts à plusieurs reprises pour voir s’il y a quelque chose. JE VOUS AI VU FAIRE ! Après, je sais pas si elles ont été déçues. Y’a du mieux, mais niveau gonflette, la natation c’est pas le top. Juste je trouve ça un peu ouf dans la démarche, pour moi qui ait toujours mis un point d’honneur à ne pas partir à l’assaut du corps féminin sans autorisation (parfois tacite). Tout ceci me ramenant à cette injustice fondamentale : elles savent comment je suis foutu, moi, pendant ce temps, je doute.

Je suis un très mauvais juge du physique d’une fille. Enfin, disons qu’il me faut du temps et beaucoup de jus de cerveau pour me faire une image mentale assez précise. Je me souviens avoir été traumatisé, une demoiselle nue dans mon lit, de réaliser qu’elle était neuf mille fois mieux fichue du prévu. Et inversement, mais là c’est un autre problème vu que, parfois, il y a triche de la part de la partie adverse. N’empêche, tous ces exercices de déshabillage mentaux ont un intérêt : je remarque bien plus vite que la moyenne les petits détails. Ça peut être une constellation de grains de beauté, une veine un peu trop voyante ou des angles pas inintéressants. Of course, si je pouvais simplement palper en douce au détour d’une conversation anodine, ça serait beaucoup plus simple. Mais moi j’aime pas tricher. Na.

Retour à la fille du début. Je regrette vraiment de pas avoir joué mes cartes correctement à l’époque où j’étais plus ou moins en position de lui demander de se dévêtir avec de bonnes chances de réussites. Le mystère demeure, mon obsession aussi. Alors que je m’en fous d’assaillir ses seins en vrai, je veux juste savoir. Gniii !