553 – Top Three Saturdays 44

La semaine dernière je vous expliquais pourquoi The Big Bang Theory c’est de la merde. Il peut aussi arriver que je fasse l’impasse sur des séries suite à une mauvaise impression pour le regretter amèrement par la suite. C’est ce qui m’est arrivé récemment, d’où le Top 3 des raisons qui font que Supernatural c’est une série qui défonce.

Three – Mythology

Au départ ce qui m’avait fait abandonner la série c’était le format du monstre de la semaine. Après un pilote bien burné des familles, les deux frangins chasseurs de démons se farcissaient des fantômes et autres yétis plutôt que d’aller buter le cul du démon qui avait leur mère. Alors j’ai décroché. Quelques années plus tard, j’ai cru comprendre qu’on en était plus là du tout. La série c’était, heu, sérialisée. La cinquième saison diffusée depuis septembre est censée être celle où tout va se conclure. Dieu n’est plus dans la place, l’apocalypse a débuté, les démons et les anges se foutent royalement sur la gueule au milieu des humains, dommages collatéraux. Pendant ce temps le téléspectateur n’est pas vraiment certain de savoir quel est le bon camp, et Lucifer (joué par le mec qui fait Jacob dans Lost, epic) paraît presque cool. Quand je vois tout ce qui a été mis en place pendant que je ne regardais pas, je me dis qu’il y a des coffrets Blu-Ray qui se perdent.

Two – Evil Babes

Supernatural passe sur The CW, la chaine de Gossip Pouf, SuperBled et comagnie. Forcément toutes les nanas sont hyper canons, sans exception, qu’elles soient barmaid, maîtresses d’école ou mineure en attente d’un sauvetage. A croire qu’aux US of A tout le monde est trop sexy. Sauf que les héros sont un duo de frangins avec des fusils à pompe destinés à faire mouiller les jeunes filles en fleur. Dans la même logique, toutes les filles gentilles sont soit mortes soit moches. Si un des mecs s’entiche d’une poupée, elle va se faire charcuter. S’ils se font aider par une fille, elle ressemble à un camionneur (véridique). Donc les seuls pétasses de luxe sont, roulement de tambour, des démons assoiffées de sang ! Yeah ! Nos deux héros restent donc des célibataires au grand cœur pour le public féminin pendant que les bonnasses s’enchaînent et/ou agissent comme des dominatrices bad girl pour le public masculin. C’est ce qu’on appelle une situation gagnant-gagnant.

One – Badass

Mais le plus gros point fort de Supernatural, c’est que ça a la classe. Les frères Winchester écoutent du hard rock dans leur décapotable vintage quand ils ne sont pas en train d’enchaîner les références « On est pas dans X-files ici ! ». Lorsque Dean empale un vampire, il lui balance un « Bouffe-ça Twilight » ! Vingt minutes plus tard il insiste pour trainer son pote ange déchu dans un bordel avant un combat histoire qu’il ne meure pas puceau. Insérer prostituée en lingerie, confère point numéro deux. La photo de la série tire vers l’argenté, donnant un look unique à l’univers. Eloignés des grandes villes, les personnages errent dans des hôtels miteux, se foutent sur la gueule contre des monstres dans des villages de rednecks où tout le monde à un fusil. En s’éloignant des décors convenus, Supernatural cultive sa différence et s’aventure de par certains aspects loin des terrains les plus formatés. C’est crade sans être beauf, hardcore sans être too much ce qui donne un résultat très classieux.

Si la série n’a pas abandonné son format du monstre de la semaine, le fil rouge est suffisamment gros pour que Supernatural fasse partie des trucs sur lesquels je me rue chaque semaine. Parfois, donner de nouvelles chances, ça a du bon.

Demain, ciné.

FOUR STAGE !!!

Pour les plus geeks d’entre nous, il existe dans Supernatural un personnage de médium qui écrit une série de romans sur les héros. Les bros Winchester finissent donc par découvrir que des geekettes rédigent des fanfictions homoérotiques où Dean et Sam se sodomisent incestueusement avec joie. Bienvenue dans le monde, véridique, des slashfics. Très fun.

547 – Cine Club 70

Bon, les teen movie cette année, c’était un peu de la merde. Sexdrive (« Zomg cette bonnasse d’internet veut mon corps ! Traversons le pays pour me dépuceler ! ») et Miss March (« Zomg ma copine de lycée est devenue Playmate pendant que j’étais dans le coma ! Infiltrons Playboy Mansion pour me dépuceler ! ») se seront au final complètement plantés tellement ils étaient mauvais. J’étais en manque, prêt à regarder des direct to DVD pour satisfaire ma soif de teen movie. Quand surgit de nulle part Fired Up, un nouveau film avec un pitch à la con et aucun acteur connu. Pourtant, contre toute attente, contre toute notion de justice cosmique dans l’univers, Fired Up est drôle, très drôle. Forcément, pas de date de sortie de par chez nous, ne serais-ce qu’en vidéo. Qu’à cela ne tienne, j’ai kiffé ce film donc je vais le défendre !

Shawn et Nick sont les deux stars de l’équipe de foot de leur lycée. Ils sont tellement populaires qu’ils ont sauté la quasi-totalité des jolies filles de l’école, au point d’en oublier les prénoms de leurs conquêtes. Malheureusement pour eux, le camp d’entraînement d’été de l’équipe de foot va débuter, les condamnant à plusieurs longues et dures semaines sans sexe. C’est alors qu’ils entendent parler d’un camp d’entraînement pour pom-pom girls, où les seuls mecs sont tous gays. Il n’en faut pas plus pour les décider à rejoindre l’équipe de pom pom et voguer avec les jeunes filles en fleur jusqu’au paradis des bimbos. Sauf que Shawn va rapidement tomber sous le charme de la seule fille trop maligne pour ne pas se laisser avoir, pendant que Nick espère se faire la sexy quadra du chef de camp. Le tout sur fond de concours de pom pom à gagner. Awesome !

Effectivement, ce scénar, c’est de la merde. Mais il faut savoir qu’aux US of A, le film de cheerleader est un genre en soi (Bring It On est d’ailleurs référencé le temps d’une scène trop drôle pour être honnête). Tout les ingrédients du teen movie foireux sont là : la minorité ethnique qui fait des blagues avec son accent, le gay, la lesbienne, l’équipe rivale trop méchante, une figure de cheering impossible à réussir. Je veux dire, à ce stade, le script s’écrit juste tout seul. Mais bordayl pourquoi que c’est bien alors ? Fired Up parvient à maintenir un bon rythme de bout en bout, au point que malgré le fait qu’on sache déjà comme ça finit, on ne relâche pas notre attention. Les blagues sont souvent limites mais résistent au côté obscur, ne virant jamais dans le trash dégueu et facile. La vérité, c’est que Fired Up est bien, car au sein des contraintes du genre, il est plus qu’honnête.

Ou alors j’étais peut être stone quand je l’ai vu, mais j’en garde un excellent souvenir. A l’heure où la production de teen-movie se raréfie tant en qualité qu’en quantité, tout est bon à prendre.

Demain, on parlera de taille qui compte.

TRAILER STAGE !!!

472 – Rock And Roll All Night

- Putain mais nan Matthias, les hobbits ils sont pas gays ! Bordel regardez comme il est trop beau Elijah Wood, il est trop beau !
Jean-Luc C., 12/07/09, 3h du matin, pas sobre.

Y’a pas si longtemps, j’ai pris la résolution de ne plus refuser les plans bizarres, de faire mon jeune et d’accepter tout et n’importe quoi. Voilà comment la dernière fois que j’ai accepté de passer en fin de soirée chez une copine, c’était pour l’entendre se lamenter que son ex l’avait prise par derrière juste avant de la larguer. Jeunesse, vous voilà ! Me voici donc samedi dernier, retour de mon ciné de 22H, à rattraper les status des gens sur Facebook. Voilà t’y pas que coupain Jean-Luc est au bar à côté de chez moua à twitter depuis son iPhone. J’hésite a rester chez moi devant la Xbox, puis finalement je me décide à bouger.

Une heure et un coca fraise plus tard, le bar ferme. Mon buddy est un peu éméché, et hurle a qui veut l’entendre qu’il veut se faire l’intégrale du seigneur des anneaux version longue. Même qu’il faut absolument que je vienne, dans une baraque de gens que je connais pas en banlieue lointaine pour aller voir des DVD ! Je pourrais rentrer chez moi, écrire un peu ou whatever, mais non. J’accepte en même temps que le barman, qui se demande dans quel merdier il vient de se perdre. S’ensuit une virée pleine de lols dans un taxi, où nous poursuivions des amis en scooter vu que le chauffeur n’avait aucune idée d’où aller. M’enfin on était cool, nous au moins on avait un GPS. Ou comment je me suis retrouvé dans une gigantesque colloc’ de trentenaires, occupé a mater le sucre fondre avant d’être versé sur deux saladiers de pop corn tout chauds.

Planté dans un canapé, face à un mur sur lequel était projeté Les Deux Tours, tout en grattant le fond de caramel avec mes ongles, je me suis dit que, quand même, j’étais vachement bien là. Pour un type qui passe son temps à se plaindre que mes meilleures soirées de jeune sont derrière moi, je dois avouer que j’ai bien tripé ma race. Ceci étant dit, force est de constater qu’il m’aura fallu réveiller l’hôte pour qu’il mette le second DVD du film, vu qu’à l’instar du reste de la mauvaise troupe, il s’était endormi. Etre trentenaire et vouloir faire genre on se bourre la gueule et on fait des nuits blanches de cinéma, des fois, ça marche pas toujours. Seul survivant des trois heures trente de film, je suis reparti au petit matin, attendant d’atteindre mon lit pour sombrer.

Tout de même, moi qui hésitais à rentrer direct sur Lyon, j’aurais gratté une super soirée de plus avec des coupains, des nouveaux coupains et des inconnus. Le barman qui a failli m’en coller une lorsque j’ai demandé un coca aura fini par me passer un ticket pour rentrer à la maison. L’amour, c’est beau. Encore !
Demain, double bouquin.