La semaine dernière je vous expliquais pourquoi The Big Bang Theory c’est de la merde. Il peut aussi arriver que je fasse l’impasse sur des séries suite à une mauvaise impression pour le regretter amèrement par la suite. C’est ce qui m’est arrivé récemment, d’où le Top 3 des raisons qui font que Supernatural c’est une série qui défonce.
Three – Mythology

Au départ ce qui m’avait fait abandonner la série c’était le format du monstre de la semaine. Après un pilote bien burné des familles, les deux frangins chasseurs de démons se farcissaient des fantômes et autres yétis plutôt que d’aller buter le cul du démon qui avait leur mère. Alors j’ai décroché. Quelques années plus tard, j’ai cru comprendre qu’on en était plus là du tout. La série c’était, heu, sérialisée. La cinquième saison diffusée depuis septembre est censée être celle où tout va se conclure. Dieu n’est plus dans la place, l’apocalypse a débuté, les démons et les anges se foutent royalement sur la gueule au milieu des humains, dommages collatéraux. Pendant ce temps le téléspectateur n’est pas vraiment certain de savoir quel est le bon camp, et Lucifer (joué par le mec qui fait Jacob dans Lost, epic) paraît presque cool. Quand je vois tout ce qui a été mis en place pendant que je ne regardais pas, je me dis qu’il y a des coffrets Blu-Ray qui se perdent.
Two – Evil Babes

Supernatural passe sur The CW, la chaine de Gossip Pouf, SuperBled et comagnie. Forcément toutes les nanas sont hyper canons, sans exception, qu’elles soient barmaid, maîtresses d’école ou mineure en attente d’un sauvetage. A croire qu’aux US of A tout le monde est trop sexy. Sauf que les héros sont un duo de frangins avec des fusils à pompe destinés à faire mouiller les jeunes filles en fleur. Dans la même logique, toutes les filles gentilles sont soit mortes soit moches. Si un des mecs s’entiche d’une poupée, elle va se faire charcuter. S’ils se font aider par une fille, elle ressemble à un camionneur (véridique). Donc les seuls pétasses de luxe sont, roulement de tambour, des démons assoiffées de sang ! Yeah ! Nos deux héros restent donc des célibataires au grand cœur pour le public féminin pendant que les bonnasses s’enchaînent et/ou agissent comme des dominatrices bad girl pour le public masculin. C’est ce qu’on appelle une situation gagnant-gagnant.
One – Badass

Mais le plus gros point fort de Supernatural, c’est que ça a la classe. Les frères Winchester écoutent du hard rock dans leur décapotable vintage quand ils ne sont pas en train d’enchaîner les références « On est pas dans X-files ici ! ». Lorsque Dean empale un vampire, il lui balance un « Bouffe-ça Twilight » ! Vingt minutes plus tard il insiste pour trainer son pote ange déchu dans un bordel avant un combat histoire qu’il ne meure pas puceau. Insérer prostituée en lingerie, confère point numéro deux. La photo de la série tire vers l’argenté, donnant un look unique à l’univers. Eloignés des grandes villes, les personnages errent dans des hôtels miteux, se foutent sur la gueule contre des monstres dans des villages de rednecks où tout le monde à un fusil. En s’éloignant des décors convenus, Supernatural cultive sa différence et s’aventure de par certains aspects loin des terrains les plus formatés. C’est crade sans être beauf, hardcore sans être too much ce qui donne un résultat très classieux.

Si la série n’a pas abandonné son format du monstre de la semaine, le fil rouge est suffisamment gros pour que Supernatural fasse partie des trucs sur lesquels je me rue chaque semaine. Parfois, donner de nouvelles chances, ça a du bon.
Demain, ciné.
FOUR STAGE !!!
Pour les plus geeks d’entre nous, il existe dans Supernatural un personnage de médium qui écrit une série de romans sur les héros. Les bros Winchester finissent donc par découvrir que des geekettes rédigent des fanfictions homoérotiques où Dean et Sam se sodomisent incestueusement avec joie. Bienvenue dans le monde, véridique, des slashfics. Très fun.





