1041 Bis – Ghost Of Girlfriends Past

Je voulais dire du mal du futur gagnant du concours d’écriture de comédie romantique de We Love Words. Mais je peux difficilement cracher si je ne participe pas (on ne peut bitcher que si on a aussi concouru). En plus ça me fait toujours plaisir de me prendre des gifles par mon bon ami juré Guillaume. D’où l’écriture d’un rapide synopsis et début de roman entre deux partiels que vous trouverez par là en tapant “LeReilly” ou “Friend Zone”.

On peut voter mais je doute que ça serve, sans parler des mecs qui ont des centaines de votes (théorie du complot).

260 – Little Mad Men

Le gros plus classy de cette année scolaire, c’était nos deux profs de Publicité et Création publicitaire. Issus d’une maouss agence qui va bien, ils possèdent deux personnalités bien distinctes. Le premier, Marco, quasi sosie de Besancenot mais toujours super bien sapé, ses pulls col roulés moulant son corps de petit musclé marathonien du désert. Un type qui suranalyse tout, à la limite de la névrose, mais ce qui explique le nombre de zéros sur ses chèques. Le second, Guillaume le créatif, chemise déboutonnée, cheveux longs et barbe d’une semaine. Le genre à prendre des poses classes dans un fauteuil avec un sourire en coin. C’est ce même type qui nous a fait un grand laïus comme quoi 99 Francs, c’était pas la vraie vie. Le problème étant que l’image qu’il renvoie contredit totalement son propos. Mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime, qu’on les aime. Surtout les filles, en totale pamoison devant leurs nouveaux profs préférés. Trop de surchauffe sexuelle en cours moi je dis !

Et encore, ça c’était rien en comparaison de l’agence dans laquelle nous avons passé notre partiel. Au départ j’étais surtout impressionné par l’achitecture, l’open space avec des murs en verre, les escaliers design. Rien à dire ça le faisait. Où est la tension sexuelle me direz-vous ? Elle se niche dans le dedans des chemisiers des stagiaires à peine majeures, toutes brunes aux yeux clair, fines et qui se déplacent dans un glissement souple et gracieux. Finalement je crois bien que j’ai une furieuse envie d’être directeur des ressources humaines en agence de pub ! Tout ça pour dire que malgré les gesticulations de nos profs, le réel épouse sans aucun complexe tous les clichés qu’on pouvait avoir sur le métier. Ceci étant dit, j’ai profité de la situation pour essayer d’en apprendre plus, d’obtenir des réponses aux véritables questions qui me taraudent depuis la petite enfance. A savoir, c’est quoi toutes ces pubs de merde à la TV ?!?

Prenez les pubs pour Le Crédit Lyonnais. C’est une boîte qui, avant même la Société Générale, a été reconnue coupable de malversations au point que les contribuables doivent éponger les dettes. On peut se dire qu’ils auraient la décence de pas produire la pire campagne de pub de tous les temps. Et non. Sauf que, révélation ! Il s’avère que les types qui ont validés ces campagnes, sont les mêmes que ceux qui bossent chez Danone où kiffent les pubs de la MAAF. Alias une bande de mongoloïdes émasculés dans la petite enfance, qui refusent toute prise de risque ou tout parti pris artistique. Dans les faits, ces annonces fonctionnent quand elles lobotomisent le public. Pourquoi en changer ? Il s’avère que dès que l’on arrête de faire la pub, les ventes chutent. Parce qu’en ne développant pas d’image de marque, de sympathie ou de connivence, seule la lobotomie fonctionne. Alors on continue les pubs de merde, qui font vendre et du coup légitimes les puants qui les commandent. Vous avez pigé le cercle vicieux ?

La prochaine fois que vous vomirez sur votre table basse Ikea pendant une coupure pub, rappelez vous que tout ça c’est la faute d’un petit consortium de chauves bedonnants sans âme. Fuck. Une fois de plus, la vraie vie c’est quand même pas loin de 99 Francs…
Heureusement que demain on parlera littérature !