328 – Double Shot Review (Book 42 / Cine 40)

Il est de notoriété publique que j’aime beaucoup Nick Hornby. Même que Pour Un Garçon est un de mes films préférés (jusqu’à ce que je lise le livre). C’est pour ça que j’en veux pas à cette raclure d’avoir eu la même idée que moi pour son prochain bouquin (adieu, roman No 3…). M’enfin je peux toujours me venger en décrétant que son meilleur opus est derrière lui ! Car qu’on se le dise, High Fidelity est proche de la perfection. Bon, en vrai, j’avais fait que voir le film y’a un paquet d’années, sur les conseils avisés de je sais plus qui. A force de boulotter des trucs plus ou moins bons, je me suis dit qu’il était peut être temps de me manger un vrai livre. Le genre de texte qu’un pote aura offert à sa copine en préambule à toute relation. Car tout est dans High Fidelity.

Rob a trente cinq ans et vend des vinyles à Londres (ou à Chicago si vous regardez le film). Laura, sa copine, vient de se tirer après plusieurs années de vie de commune. Et Rob a comme la légère impression qu’elle se barre avec le voisin, un connard qui a des goûts de chiotte en matière de zique. Traumatisé par ce rejet sentimental de trop, Rob décide de faire l’inventaire de sa vie amoureuse, dans l’espoir de trouver une solution à ses déboires à répétition.
Ecrit en 1995, High Fidelity a un bon petit goût de vintage. Tout ça parce qu’Hornby est un grand fan de pop/rock et qu’il ne se prive pas d’émailler son roman d’un tas de clins d’oeils plus ou moins obscurs à la musique de l’époque. Heureusement pour le gros bouffon que je suis, les références ne sont jamais un frein à la lecture.

Le style de Nick est fluide, sans bavure ni fioriture, très actuel. Ca se laisse lire avec un réel plaisir, principalement car la grand force d’High Fidelity est de savoir taper juste. On croise bon nombre de passages introspectifs qui sonnent vrai, qui sont des manifestes de tous les petits travers, les joies et les espoirs des mâles contemporains. Malgré le souvenir du film encore assez précis j’ai dévoré le roman avec un rare plaisir. Il s’agit là d’un véritable petit classique de la littérature actuelle. Chaque chapitre me donnait envie de l’offrir à une fille différente. J’irais jusqu’à dire que n’importe quelle nana (ou mec) un peu paumée par sa moitié devrait le lire. Haute Fidélité est aussi juste que sensible en plus d’être très drôle. Et si vous faites partie des grosses feignasses qui n’aiment pas lire, rendez-vous service en regardant le film. Le casting bute (John Cusack, Tim Robbins, Catherine Zeta-Jones et Jack Black), le réalisateur bute (Stephen Frears) et en combo bonus l’adaptation est plutôt réussie, même si quelques passages en or disparaissent en même temps que le texte.

Ayé, c’est bon, je suis prêt à lire plein de bouquins de merde là, j’ai eu ma dose de bonne littérature qui va bien ! Demain une pure anecdote de fou sur comment j’ai failli faire la pute pour être édité !

TRAILER STAGE !!!