Décidément mon étrange collection vintage de HD-DVD suscite plein de questions un peu étranges. Par exemple les gens qui passent chez moi ne comprennent généralement pas comment j’ai pu mettre ne serait-ce qu’une poignée d’euros dans The Break-Up. Aujourd’hui c’est la Saint-Valentin et comme je suis célib’, c’était peut-être le meilleur jour possible pour parler de La Rupture. Niveau people, c’est le film sur lequel Jennifer Anniston et Vince Vaughn se sont rencontrés avant de passer quelque temps ensemble. Ironique, et donc fun. Mais en vrai, là où The Break-Up gagne ses premiers points de street cred, c’est que le réalisateur Peyton Reed est le mec qui a fait Bring It On, genre LE teen movie pour fille ultime. Perso, je trouve ça très bling sur un CV. J’étais allé voir La Rupture un jour de disette au ciné, pour en ressortir agréablement surpris. Mais quel est donc le fuck ?

Gary et Brooke sont en couple depuis plusieurs années, assez longtemps pour se partager un chouette appartement à Chicago. Assez longtemps surtout pour s’embrouiller pour pas grand-chose. Il faut dire que Gary est immature et inflexible alors que Brooke est du genre control-freak et perfectionniste. Un soir comme un autre, le couple s’embrouille pour une broutille, et au lieu de s’expliquer, chacun part ruminer dans son coin. Ce petit évènement finit par créer une guéguérre puérile qui s’envenime de plus en plus. Alors que les amis et la famille de Gary et Brooke poussent l’un et l’autre dans des directions parfois opposées, le couple ne réalise pas qu’ils sont doucement en train de dériver, et que ce qui devait n’être qu’un léger souci risque de finir en rupture.

Bon, il faut déjà accepter le fait que Jennifer Anniston puisse se taper Vince Vaughn. Certes, ça aura fini par se faire dans la vraie vie qu’est pas du cinéma, mais sur le coup c’était chaud à avaler. Anyway. La première force de The Break-Up est sa relative absence de manichéisme. Dès que l’on pense savoir qui est le méchant dans le couple, l’autre prouve qu’il n’est pas tout blanc non plus. La progression de la dite rupture est aussi progressive que crédible. Alors okay, on reste dans une comédie ricaine soft, avec des vannes, des mini séquences sketch et Jon « j’ai réalisé Iron Man bordayl » Favreau en meilleur pote psycho. Un big up aussi à Justin « I’m a Mac » Long en grande folle. Difficile d’en dire plus sans spoiler la fin mais The Break-Up préfère la demi-teinte au happy ending. Et si le résumé de Wikipédia a un avis bien tranché sur la dernière séquence, chacun y met ce qu’il veut, en particulier le contraire, comme c’est mon cas.

C’est le genre de films que je ressors régulièrement de mon étagère. Il n’est pas ultime ni extraordinaire mais suffisamment différent et intéressant pour surprendre ceux ou celles qui s’attendaient à moins. Et pour ruminer une Saint-Valentin seul ou en platonique compagnie, c’est pas si mal.
Demain, je ferai des listes.
TRAILER STAGE !!!
Oh, une bande annonce qui ment et faire genre c’est un film lol en fait sauf que non.





