689 – Cine Club 87

Décidément mon étrange collection vintage de HD-DVD suscite plein de questions un peu étranges. Par exemple les gens qui passent chez moi ne comprennent généralement pas comment j’ai pu mettre ne serait-ce qu’une poignée d’euros dans The Break-Up. Aujourd’hui c’est la Saint-Valentin et comme je suis célib’, c’était peut-être le meilleur jour possible pour parler de La Rupture. Niveau people, c’est le film sur lequel Jennifer Anniston et Vince Vaughn se sont rencontrés avant de passer quelque temps ensemble. Ironique, et donc fun. Mais en vrai, là où The Break-Up gagne ses premiers points de street cred, c’est que le réalisateur Peyton Reed est le mec qui a fait Bring It On, genre LE teen movie pour fille ultime. Perso, je trouve ça très bling sur un CV. J’étais allé voir La Rupture un jour de disette au ciné, pour en ressortir agréablement surpris. Mais quel est donc le fuck ?

Gary et Brooke sont en couple depuis plusieurs années, assez longtemps pour se partager un chouette appartement à Chicago. Assez longtemps surtout pour s’embrouiller pour pas grand-chose. Il faut dire que Gary est immature et inflexible alors que Brooke est du genre control-freak et perfectionniste. Un soir comme un autre, le couple s’embrouille pour une broutille, et au lieu de s’expliquer, chacun part ruminer dans son coin. Ce petit évènement finit par créer une guéguérre puérile qui s’envenime de plus en plus. Alors que les amis et la famille de Gary et Brooke poussent l’un et l’autre dans des directions parfois opposées, le couple ne réalise pas qu’ils sont doucement en train de dériver, et que ce qui devait n’être qu’un léger souci risque de finir en rupture.


Bon, il faut déjà accepter le fait que Jennifer Anniston puisse se taper Vince Vaughn. Certes, ça aura fini par se faire dans la vraie vie qu’est pas du cinéma, mais sur le coup c’était chaud à avaler. Anyway. La première force de The Break-Up est sa relative absence de manichéisme. Dès que l’on pense savoir qui est le méchant dans le couple, l’autre prouve qu’il n’est pas tout blanc non plus. La progression de la dite rupture est aussi progressive que crédible. Alors okay, on reste dans une comédie ricaine soft, avec des vannes, des mini séquences sketch et Jon « j’ai réalisé Iron Man bordayl » Favreau en meilleur pote psycho. Un big up aussi à Justin « I’m a Mac » Long en grande folle. Difficile d’en dire plus sans spoiler la fin mais The Break-Up préfère la demi-teinte au happy ending. Et si le résumé de Wikipédia a un avis bien tranché sur la dernière séquence, chacun y met ce qu’il veut, en particulier le contraire, comme c’est mon cas.

C’est le genre de films que je ressors régulièrement de mon étagère. Il n’est pas ultime ni extraordinaire mais suffisamment différent et intéressant pour surprendre ceux ou celles qui s’attendaient à moins. Et pour ruminer une Saint-Valentin seul ou en platonique compagnie, c’est pas si mal.

Demain, je ferai des listes.

TRAILER STAGE !!!

Oh, une bande annonce qui ment et faire genre c’est un film lol en fait sauf que non.

300 – 300

Remember quand 300 a été annoncé ? Quasi personne avait lu le bouquin dont c’était tiré. C’était un peu le gros bordel, genre est-ce que c’était une histoire vraie ou pas ? T’as des mecs qui ont fait des recherches à ce prendre la tête. Pendant ce temps là, nous autre les geeks on bavait comme des rats devant la bande-annonce en ralenti. Ces images ultra-léchées, cette débauche visuelle et ce sentiment qu’on a affaire à des vrais mecs rebelles et badass, forcément ça faisait envie ! Lorsqu’enfin le film est sorti, deux camps se sont rapidement formés. Il y avait les pros qui étaient dans une transe virile et violente, puis les antis, ceux qui ne comprenaient pas l’intérêt de voir un film sans histoire que si tu enlèves les ralentis il dure que vingt minutes. Vous l’avez compris, je faisais partie de la catégorie des fanboys ! Pourtant, même le jour où le HD DVD est passé sous la barre des 4 euros, je n’ai pu me résoudre à l’acheter. Qu’est-ce à dire ?

300 est un film qui aura eu à subir une seconde vague de critiques, plus profondes encore. Okay, on a rapidement évacué le fait que c’était des mecs à poil et tout. L’argument gay n’a pas fait long feu. Mais sur ses braises s’est levé l’argument nazi. Non, parce qu’en y regardant de plus près, on est dans un film où si un gamin nait avec des malformations on le jette dans une fosse de cadavres, où le seul traitre de l’histoire est le spartiate difforme, où les Perses sont au minimum des lopettes nues et piercés (ah ah, persée ! pardon…), au maximum des monstres poussant des cris d’animaux. Ouais, bon, okay c’est un peu tendancieux. Surtout quand on sait que Frank Miller, le type qui a dessinée la BD à la base est un bon gros facho des familles (ce qui explique pourquoi The Spirit est tant à chier, et oui je suis sûr que y’a un rapport).

En fait maintenant j’ai surtout peur de checker à nouveau ce film, de mettre la galette HD dans mon lecteur. Ce que je crains, c’est que les aspects un peu glauques du film me sautent à la gueule et que ça gâche mon beau souvenir. Tout ça c’est la faute de mes prétendus amis, qui sous couvert de pichets de bière s’amusent à briser mon innocence de kikoo lol avec leur argumentaire de clown triste. Cependant, je suis sûr d’un truc, c’est que le réal Zack Snyder est plus inconscient que nazi. J’en veux pour preuve son prochain film, Watchmen, autre adaptation de comics. Bah wé, Watchmen pour le coup, c’est carrément à gauche dans l’idéologie, limite communiste sur les bords. L’adaptation étant envisagée sous le même prisme de l’ultra-stylisation, moi je dis que ce sera le kif.

Bon, à part ça j’ai été un mec à la cool je vous ai épargné la note type « zomg c’est la note anniversaire ! check mes stats et mes référents google ! ». Si vous espériez une note plus profonde, de remise en question, z’avez qu’à repasser demain.

237 – Da BenReilly’s Cine Club # 21

Vendredi en cours, notre prof de création pub à tenté de placer une référence à Blade Runner. Et quelle ne fut pas ma consternation d’apprendre que non seulement une bonne partie de la classe ne voyait pas du tout de quoi il s’agissait, mais en plus les jeunes filles en fleur étaient incapable de reconnaître l’homme le plus classe du monde, même projeté sur un mur. Ce post est ma réaction épidermique, mais avant de débuter un petit pitch pour resituer l’histoire.
Dans le futur, Rick Deckard est un Blade Runner, agent spécial chargé de retrouver un groupe de réplicants en fuite. Les réplicants sont des machines, cyborg en tout point semblables aux humains, à une imperfection près. Ils sont programmés pour s’auto-détruire au bout de quatre ans. Déterminés à vivre plus longtemps, les fuyards cherchent leur créateur pendant que Deckard, à leur trousses, va aller jusqu’à remettre en cause la définition même d’humanité.

Oui, ce sont deux des affiches les plus classes du monde, 20 ans les séparent.

Au départ Blade Runer est un roman de Philip K. Dick, alias le plus grand auteur de science fiction de tous les temps, que c’est même pas la peine de commencer à débattre sinon tu perds toute crédibilité. Encore pour resituer, c’est le monsieur qui a écrit Minority Report et Total Recall. Mon dad m’a fait lire le bouquin quand j’étais gamin. J’ai rien compris. Je l’ai relu un peu plus tard, et j’ai du admettre que c’était de la bombe. Cependant de mon trauma originel provient ma phobie du film. J’avais beau avoir le DVD dans ma bibliothèque, savoir que c’était culte, j’osais pas le mettre. Okay j’étais au courant que c’est un des meilleurs rôles de Ford, que le réal’ Ridley Scott c’est un beau gosse. Je savais aussi que c’était le dernier film à gros budget conçu sans ordinateur, le summum d’un savoir faire disparu en matière d’imagerie. Il m’aura fallu plusieurs années, mais j’ai finalement pris le risque.

Parce que le fond du problème, c’est que Blade Runner c’est pas un actionner de fou avec des explosions partout. C’est un polar urbain futuriste. Il pleut tout le temps, ne fait jamais jour, le héros torturé et dépressif est là aussi. Le tout baignant dans une des premières visions réalistes d’un futur noir. Ce n’est pas pour rien que l’imagerie de ce film à influencé des générations. Niveau thématiques il y a là aussi du grain à moudre. Surtout eu égard entre les trois versions du film disponibles : le montage cinéma, le director’s cut et enfin sorti l’année dernière le final cut. Les interprétations diffèrent suivant quel variation l’on regarde. Vu que les producteurs, les acteurs, le scénariste et le réalisateur ont tous des idées opposées sur la question, chacun est libre quand à son ressentit. Et c’est la force de Blade Runner, plusieurs décennies après sa sortie originale, il continue à marquer de son empreinte le cinéma actuel et continue à faire s’éclater la tronche sur leurs bureaux les décorticueurs de tout poil.

Tout ça me rappelle que j’avais fait un exposé en cours sur Blade Runner à la fac, et que la prof m’avait collé zéro parce que j’avais eu la débilité de citer les pages web sur lesquelles j’avais pris les bases des biographies des acteurs… Anyway.
Demain on parlera suspense, et plus particulièrement cliffhanger !

TRAILER STAGE !!!

Parce que des fois, ça fait plaisir.