134 – Me Loves Stuff

Ce vendredi là en me levant je savais que c’était la fin. Mon frère, comme dans un dernier hommage, à tenté une dernière fois de passer à travers le feu et les flammes. Je n’ai pas pu, ça aurait été trop dur pour mon petit cœur. Avec dextérité j’ai démonté le plastique et l’ai rangé dans son cercueil, sa boîte originelle. Ce vendredi là, j’ai revendu Guitar Hero 3 Wii à une copine. Okay je n’y avais plus touché depuis que j’avais buyé mon Rock Band 360 (plus sexy, la loi de la jungle) et je ne comptais pas y retoucher non plus. Okay la jeune fille en fleur à qui je l’ai revendue est craquante comme un cœur et ça me faisait une bonne occase de la revoir. Okay je suis pauvre à force d’acheter un tas de merdes dont j’ai pas besoin et à force de pas vouloir faire les piges qu’on me propose. Mais rien a y faire, quand l’énorme boîte en carton a passé le seuil de ma porte, confortablement pressé contre une jolie poitrine, j’ai eu un pincement au cœur. Car je suis un fétichiste des objets et telle est ma croix.

Un rapide coup d’œil à ma garçonnière suffit pour comprendre à quel point ma prousterie est sans limites. Que ce soit les mangas, les comics ou les DVD, cela déborde de partout. La poussière à envahie mes étagères dans lesquelles je n’ose que très rarement m’aventurer de peur que tout me tombe sur le coin de la gueule. Les placards sont si plein que des piles sont en expansion sur le bureau, derrière le meuble TV ou plus simplement contre les quatre murs de la chambre. Et que dire des posters qui n’ont pas bougé depuis plusieurs années ? Il faut encore que j’encadre le Flash de Michael Turner pour l’embarquer à Paris. Si j’étais un tant soit peu rationnel j’admettrais que j’ai tellement accumulé de trucs qu’il m’est impossible de retrouver quoi que ce soit. Pourtant il arrive que, de désespoir ,je file un grand kick dans un tas de BD pour retrouver à ma grande surprises des petites pépites que j’avais adoré il y a bien longtemps.

Maintenant j’habite à Paris, j’ai de nouvelles étagères vides prêtes à prendre sur elles un tas de crasse culturelle. Ma chambre de jeune restera globalement épargnée. Sans parler de la dématérialisation des biens. Les HD DVD sont sûrement les derniers films que je possèderais sur silicium, les prochains seront directement chargés sur des disques durs à haute capacité. Même tarif pour les jeux-vidéos. Et qui sait si par flemme du rangement je ne passerais pas à l’encre numérique dès que la technologie sera plus abordable et aboutie. SI j’ai lâché l’achat de comics c’est uniquement pour des raisons de manque de place et au lieu de pirater des scans je serais prêt à m’abonner pour des versions haute def’ numériques. Je sais ce que vous allez me dire, que l’odeur du plastique neuf, la jaquette d’un DVD ou d’un jeu, tout ceci n’a pas de prix. Vous avez carrément raison. Enfin jusqu’à ce que nos gosses nous traitent de vieux croutons  avec notre nostalgie mal placée, de la même manière que je lol aux vinyles de mon père.

De toute façon de je parle de trucs qui n’ont pas bien de sens. Le futur arrive et quoi qu’il se passe on va se le prendre en pleine gueule. Avec un peu de chance les livres redeviendrons des produits hypes et ça sera uber snob de bouquiner sur papier dans le métro. J’ai hâte ! D’ailleurs à ce propos demain je vais reviewer le second pavé que je me suis farci à Agde il y a quelques semaines.

Rien à voir mais je voulais bonustagiser des photos de ma chambre, mais vu le bordel c’est pas une bonne idée.

111 – Da Ben Reilly’s Cine Club #5

Alfred et Robert sont les deux magiciens les plus doués de l’Anglettere de la fin du dix neuvième siècle. Amis depuis peu, pour finir séparés par un numéro qui aura tragiquement mal tourné. Dans une société en proie au progrès, où l’extraordinaire devient peu à peu banal, chacun lutte de son côté pour créer le tour de magie parfait. Pendant plusieurs années, ces frères ennemis n’auront de cesse d’entrer en compétition encore et encore. Pour Robert la solution à tous ses problèmes pourraient bien se trouver à la campagne Américaine, dans le chalet d’un scientifique immigré, Nicolas Tesla.
Je sais que je parle pas mal de films sur ce blog, au point d’en faire une petite rubrique hebdo afin de partager ce que je considère comme des perles. Seulement cette fois je vais vous parler d’un chef d’œuvre, le genre de films qu’il faut voir au moins une fois. Quoi que je vous mets au défi de ne pas avoir immédiatement envie de le revoir après l’avoir découvert.

Prestige

Le Prestige est un film extraordinaire pour un tas de raisons. La première c’est la présence derrière la caméra de l’excellent Christopher Nolan. L’auteur de Memento, Insomnia et Batman Begins n’est pas un fils de Pokemon. Ses longs métrages sont superbement ciselés, malins, matures et filmés avec une beauté sans égale. En face de la caméra on retrouve Wolverine (Hugh Jackman), Batman (Christian Bale), une ex à moi (Scarlett Johanson), Alfred (Michael Caine) et enfin Dieu (David Bowie). Pour réunir un casting aussi impressionnant il fallait un script à la hauteur. Adapté du livre du même nom sorti en 1995, Le Prestige a reçu nombre de critiques dithyrambiques. Enfin, pour ceux qui l’ont vu. Il faut dire qu’en 2006, entre Scoop, L’illusionniste et Le Prestige (inutile, mauvais et magistral sont sur un bateau), il y avait un sacré embouteillage de films sur la magie dans les salles obscures. Tu parles d’un suicide commercial, et encore je n’ai pas mentionné l’infâme affiche française. Tout ça pour dire que j’avais totalement ignoré ce bijoux lors de sa sortie en salles et que je le regrette amèrement. Un dernier point avant de changer de paragraphe. Je ne saurais que vous conseiller de visionner Le Prestige dans une version HD, que ce soit en étant invité chez moi ou bien en vous aventurant toujours plus loin dans les torrents du web. Votre rétine vous remerciera, le chef opérateur aussi.

Bowie

Il me reste quand même à essayer d’expliquer pourquoi Le Prestige me parle autant, tout en évitant de spoiler. La mince affaire. Ce film parle de l’art du divertissement au travers de la magie. Les deux personnages dans leur quête du prestige ultime ne veulent que voir des étoiles d’émerveillement dans les yeux de leur public. L’obsession et les sacrifices auxquels l’ont doit consentir pour s’approcher de son rêve sont les thèmes majeurs de ce film qui ne peut laisser indifférent. Bien sûr comme tout trésor il est difficile d’accès. Long, avec une narration éclatée dans le temps, la première heure du Prestige peut être difficile à absorber sans être parfaitement concentré. Mais peu à peu l’intrigue se dévoile par couches successives et la structure narrative prend tout son sens. Au bout d’un peu plus de deux heures le spectateur reste ébaudit devant un tableau magistral. Bien entendu le film n’est pas exempt de défauts,, mais il reste qu’il a soufflé chaque personne avec qui j’ai eu la chance de le revoir. Avec un peu de chance, ce sera bientôt à votre tour d’être étourdi par Le Prestige.

Wolvie

Bon maintenant de quoi je pourrais bien parler pour passer après le Prestige ? Hum. A tiens pourquoi pas évoquer la question des titres. Ça roule.

BONUS STAGE !!!

La bande annonce est malheureusement en deça du film, mais faire le tenir Le Prestige en 2min est une tâche quasi impossible force est de l’avouer.

083 – Da Benreilly’s Cine Club #1

Bon alors c’est l’histoire de Robert Downey Jr. qui essaie de fuir la police après un larcin qui a mal tourné. Le gars se planque par erreur dans un casting pour un film policier et chope le rôle. Voilà comment il débarque à Los Angeles et rencontre Val Kilmer devenu un déctective privé gay en surpoids. Mais surtout, il retrouve Michele Monaghan, son amour d’enfance devenue uber trop cute. Là il aimerait bien se la faire, sauf que plein de types se mettent à crever de partout et que bon, faut bien résoudre le crime, on verra après pour la baise. Ca s’appelle Kiss Kiss Bang Bang et si vous l’avez pas vu, bah vous savez quoi faire de votre dimanche maintenant.

J’avoue que je voulais inaugurer mon ciné club avec un film bien merdique, genre Accepted, mais finalement je préfèrer tenter de redorer mon blason avec de la qualitay. Parce que soyons franc deux minutes, un polar avec Iron Man et Batman ça peut que être trop bien. Si je dis qu’à un moment y’a le héros qui se fait frire les couilles avec une batterie de bagnole, je suis sûr que j’achève de vous convaincre. Non en vrai c’est drôle, c’est noir, c’est sexy et ça fait bien rire. Et si vous vouliez une dernière raison de regarder ce truc, pensez au fait qu’il s’est complètement vautré au box office, au point d’être élu « Film le plus sous-estimé de 2005 » par une association de critiques. En plus c’est écrit et réalisé par Shane Black.

Shane qui ? Shane Black, un bad motherfucker du cinéma américain. Ce type à 23 ans il écrit son second script ciné, l’histoire d’un flic suicidaire. Trois jours plus tard il est pété de thune et Hollywood mettra en branle L’Arme Fatale. Voilà, le rêve américain c’est ça, sûrement pas de blogguer quotidiennement. Pour ce qu’en j’en dis. Plus tard ce mec a écrit le meilleur rôle d’Arnold Schwarzenegger, à savoir Last Action Hero. Oui, Shane Black n’est pas un mauvais. Forcément quand en 2005 il met en branle son propre film avec lui derrière la caméra, on le laisse faire. Il engage une paire d’acteur has been, dont un ex toxico, la sœur d’un disparu de Lost qui n’avait rien fait avant et met sa tambouille en boîte. Flop monstrueux, le film ne récupèrera qu’un tiers de son budget aux US avant de disparaître des écrans.

Je sais que parmi mes lecteurs ils y en a qui l’ont déjà vu et qui sourient sûrement en repassant à toutes les répliques huges et les scènes d’anthologie de ce petit bijou de polar décalé. Si j’ai donné envie à l’un des autres à y jeter un œil, alors j’aurais pas perdu deux heures à rédiger cet article de blog.

De mon côté je vais camper à côté de ma boîte aux lettres à attendre mon HD DVD du film. Sûrement que pour passer le temps je vais m’atteler au sujet de demain, à savoir ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai eu une grosse pulsion d’écriture.

BONUS STAGE

Pas convaincu ? J’aurais pu mettre le trailer de fou furieux, ou bien encore la scène avec Michelle Monaghan en tenue de lapin rouge. Mais non, ce sera le générique stylisé.

Bah oui, parce que maintenant que vous avez vu une partie du film, vous êtes obligés de le regarder en entier. Han comment je vous ai bien eu !