Ce vendredi là en me levant je savais que c’était la fin. Mon frère, comme dans un dernier hommage, à tenté une dernière fois de passer à travers le feu et les flammes. Je n’ai pas pu, ça aurait été trop dur pour mon petit cœur. Avec dextérité j’ai démonté le plastique et l’ai rangé dans son cercueil, sa boîte originelle. Ce vendredi là, j’ai revendu Guitar Hero 3 Wii à une copine. Okay je n’y avais plus touché depuis que j’avais buyé mon Rock Band 360 (plus sexy, la loi de la jungle) et je ne comptais pas y retoucher non plus. Okay la jeune fille en fleur à qui je l’ai revendue est craquante comme un cœur et ça me faisait une bonne occase de la revoir. Okay je suis pauvre à force d’acheter un tas de merdes dont j’ai pas besoin et à force de pas vouloir faire les piges qu’on me propose. Mais rien a y faire, quand l’énorme boîte en carton a passé le seuil de ma porte, confortablement pressé contre une jolie poitrine, j’ai eu un pincement au cœur. Car je suis un fétichiste des objets et telle est ma croix.

Un rapide coup d’œil à ma garçonnière suffit pour comprendre à quel point ma prousterie est sans limites. Que ce soit les mangas, les comics ou les DVD, cela déborde de partout. La poussière à envahie mes étagères dans lesquelles je n’ose que très rarement m’aventurer de peur que tout me tombe sur le coin de la gueule. Les placards sont si plein que des piles sont en expansion sur le bureau, derrière le meuble TV ou plus simplement contre les quatre murs de la chambre. Et que dire des posters qui n’ont pas bougé depuis plusieurs années ? Il faut encore que j’encadre le Flash de Michael Turner pour l’embarquer à Paris. Si j’étais un tant soit peu rationnel j’admettrais que j’ai tellement accumulé de trucs qu’il m’est impossible de retrouver quoi que ce soit. Pourtant il arrive que, de désespoir ,je file un grand kick dans un tas de BD pour retrouver à ma grande surprises des petites pépites que j’avais adoré il y a bien longtemps.

Maintenant j’habite à Paris, j’ai de nouvelles étagères vides prêtes à prendre sur elles un tas de crasse culturelle. Ma chambre de jeune restera globalement épargnée. Sans parler de la dématérialisation des biens. Les HD DVD sont sûrement les derniers films que je possèderais sur silicium, les prochains seront directement chargés sur des disques durs à haute capacité. Même tarif pour les jeux-vidéos. Et qui sait si par flemme du rangement je ne passerais pas à l’encre numérique dès que la technologie sera plus abordable et aboutie. SI j’ai lâché l’achat de comics c’est uniquement pour des raisons de manque de place et au lieu de pirater des scans je serais prêt à m’abonner pour des versions haute def’ numériques. Je sais ce que vous allez me dire, que l’odeur du plastique neuf, la jaquette d’un DVD ou d’un jeu, tout ceci n’a pas de prix. Vous avez carrément raison. Enfin jusqu’à ce que nos gosses nous traitent de vieux croutons avec notre nostalgie mal placée, de la même manière que je lol aux vinyles de mon père.

De toute façon de je parle de trucs qui n’ont pas bien de sens. Le futur arrive et quoi qu’il se passe on va se le prendre en pleine gueule. Avec un peu de chance les livres redeviendrons des produits hypes et ça sera uber snob de bouquiner sur papier dans le métro. J’ai hâte ! D’ailleurs à ce propos demain je vais reviewer le second pavé que je me suis farci à Agde il y a quelques semaines.
Rien à voir mais je voulais bonustagiser des photos de ma chambre, mais vu le bordel c’est pas une bonne idée.





