J’aime bien Richard Gere. Non, sérieusement je le trouve cool. Dans le genre plus je vieillis plus je suis beau gosse il se pose là. Puis il joue dans des films un peu débiles, leur conférant ce petit charme qui les sépare du téléfilm du dimanche. Confère le très regardable Shall We Dance, que j’assume. Oh oui je l’assume. Du coup plutôt que de tagguer les affiches de Hachi (où on voit Richard tenir dans ses bras un petit chiot marketé pour être le plus mignon de l’univers et faire fondre la ménagère), j’ai googlé le truc dimanche dernier pour voir si ça pouvait pas me servir de digestif au menu best of prévu pour le déjeuner. Oui, j’aurais pu aller au cinéma, le voir, rapport au fait que j’ai la carte Illimitée. Mais le ciné, c’est loin, et pour un film potentiellement naze pareil, j’allais pas prendre le risque de braver le ridicule.

C’est sur Wikipédia que le truc devient intéressant. Le film est un remake de l’adaptation japonaise de l’histoire vraie du chien Hachiko, Dans les années 20, ce chien attendait son maître à la gare de Shibuya tous les soirs, réglé comme une horloge. Lorsque son maître est décédé d’un accident vasculaire cérébral, Hachi n’a pas cessé sa routine, continuant à venir à la gare chaque jour. Le personnel et les commerçants alentours l’on adopté et nourri pendant près de dix ans. Entre temps Hachi était devenu une légende nationale, propulsée par les médias et devenant un symbole de loyauté dans un pays attaché à ses valeurs. Aujourd’hui encore une statue du chien est érigée à Shibuya, à l’endroit précis où Hachi a attendu son maître tout ce temps. Cool story bro, indeed. Mais là, ce qui m’a frappé, c’est que cette histoire, je la connaissais déjà.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de The World Ends With You, le jeu qui est à mes yeux la meilleure expérience que j’ai pu avoir sur Nintendo DS. J’avais lu des tonnes d’articles sur le fait que le Shibuya retranscrit dans le jeu était vraiment fidèle à la réalité, qu’on avait un vrai goût du décor et de la culture de ce quartier branché Tokyoïte. Anyway. Dans The World Ends With You tu dois passer à plusieurs reprises devant la statue en bronze d’un chien à la gare. Et quand j’y avais joué j’avais trouvé ça cool, comme lieu. Il me semble qu’ils racontaient déjà l’histoire, succinctement, malgré le fait que tous les japonais la connaissent. A ce moment j’ai eu une espèce de double révélation. J’ai su qu’il fallait que je voie ce film, parce que ça allait être sympa. Surtout j’ai eu l’impression de savoir un truc, enfin d’être au courant d’une véritable anecdote culturelle japonaise, le genre beaucoup plus bandant que n’importe quel anime pour otaku en manque.

Alors j’ai commandé mon Big Mac à côté de chez moi et j’ai regardé Hachi, le film. Ca ressemblait beaucoup à un de ces téléfilms sirupeux qui passent sur M6 l’après midi, mais avec des vrais acteurs connus et en plus joli. Dommage que le truc soit sorti directement en DVD aux US (Richard Gere bordayl !). J’ai larmiché quand il fallait (même en sachant forcément à l’avance que Gere y passait). Pour un dimanche aprem’ en solitaire, je crois j’étais dans le mood. Surtout, lorsque j’ai supprimé le Divx en me faisant la promesse d’aller tirer une place avec ma carte à une borne UGC dans la semaine, j’ai repensé à The World Ends With You. Puis j’ai repensé au Japon. Je me suis dit que j’irais bien voir la statue d’Hachi à Shibuya, que je trouve ça vraiment super comme bout de culture nippone. Si ça se trouve, et c’est même certain, des histoires comme ça il y en a plein à découvrir.
Au final un remake à priori bas de gamme américain, direct to dvd, m’aura donné envie de voyager, ou au moins aura poussé un peu plus loin l’idée. J’en suis le premier surpris. Rien que pour ça, c’était pas mal.
TRAILER STAGE !!!
Owai de la guimauve !





