605 – The Last Monday

Et fuck. Comme prévu, j’ai rien eu le temps de faire ces dernieres semaines. Prenez le manuscrit, il a beau être fini il est toujours truffé de fautes d’orthographes. L’épave de ma Xbox jonche toujours le sol en attendant que je trouve un carton pour la filer au mec d’UPS. Quant au mémoire, et malgré les hurlements de la haute autorité parentale, c’est toujours le point mort. D’ailleurs la dernière fois que je suis passé à l’école j’ai failli attendre la fin du cours de ma directrice de master pour lui dire que j’étais encore vivant. La bonne blague. Tain. Le pire dans tout ça c’est que j’ai même pas l’impression de bosser tant que ça. Vous me direz, tout ça est parfaitement normal. Puis là, ce week-end, j’ai réalisé un truc. Aujourd’hui, c’est le dernier lundi que je passe sur Paris d’ici l’année prochaine.

Ouais bon dit comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais du coup je suis incapable de me projeter avant janvier. Vendredi matin je rentre sur Lyon et à partir de là, que ce soit boulot, scolairement, artistiquement, socialement, tout est repoussé. Le pire c’est de lutter pour courir après la bande de gens qui vont atrocement me manquer pendant mes espèces de grandes vacances d’hiver. Sans parler des raclures de fourbes qui ne seront même plus là au printemps, entre les stages à l’étranger et whatever. Cinq semaines en vadrouille et je panique déjà. Je suis tellement traumatisé à l’idée de louper quoi que ce soit que c’est à se demander comment je peux faire pour dormir. Toutes ces heures où la planète tourne sans moi. Rien que d’y penser j’ai des débuts de vertige. Un jour je finirai bien par parler de tous ces soucis d’égocentrisme à un psy, mais bon, en attendant, j’ai encore mon blog.

Ah oui d’ailleurs, bonjour l’organisation pour continuer à raconter n’importe quoi pendant que je serai à New-York. Contre toute attente j’envisage plus que sincèrement de m’offrir un petit netbook des familles, que ce soit pour commencer mon nouveau manuscrit dans l’avion, twitter n’importe quoi en taxant les wifis des Starbucks ou surtout mettre à jour la machine bloguesque. J’ai hâte de faire du Photoshop sur un douze pouces. A mon niveau de geek, ça reste vivre dangereusement. Enfin c’était ça ou pleurer ma misère à mon hôte pour checker mes mails. J’ai pas d’argent mais j’ai un minimum de dignité. Puis je pourrai surtout cocher une case sur la longue listes des trucs à faire avant de mourir, entre le plan à trois avec les sœurs Olsen et la figuration dans Bad Boys III, à savoir écrire quelques pages de roman sur un banc à Central Park.

Tout ça pour dire que 2009 sur Paris, c’est fini pour moi. Y’aura des regrets, des embrassades et ptête un œil humide ou deux. Dans tous les cas je devrais repartir avec une deg’ attitude. Ville de merde tiens, quand j’y vais je fais la gueule, quand j’en pars je fais la gueule.

A demain, où on parlera presque de politique.