362 Bis – New Challenger

A l’heure où cette note est online, je suis en route pour l’entre du Lâm, pour me faire défoncer la gueule par 17 geeks à Street Fighter IV. Car, contrairement aux idées reçues, je suis une brêle en jeux de bastons. Je vais donc prendre cher jusqu’au bout de la nuit. Donc merci pour tout le soutiens moral que vous pourrez m’apporter. Siya demain, les bleus et les bosses en plus.

185 – One For The Team Two Of Two

[Suite de la note 183]

Grâce à la superbe logique interne de mes camarades, on aura rédigé à l’arrache, sans relecture globale, sans indication et chacun dans son coin (en ce qui me concerne, post accident perso). Bref, le rush à la con. Le passage devant jury et amphi aura été la pire catastrophe de l’année. La flippée, cause principale des deux tiers des emmerdes logistiques bégaiera comme un otage d’Al-Qaïda face caméra avec un flingue sur la tempe. Le rockeur débite sa partie sur un ton monocorde je m’en foutiste. Il a le droit, il a une mèche rebelle. Et pour sa défense, aura assisté à toutes les réunions de groupe tout en restant passif. Le superpouvoir qui m’aura fait défaut. Reste le winner, qui sauve ce qu’il peut en restant pro avec son super powerpoint. Moi ? J’ai tenté de redresser la barre en faisant mon sketch habituel. J’étais dynamique, débitant les vannes qui avaient fait mon succès pendant mes deux ans en fac. La suite, j’en ai déjà parlé. Le prof méprisable qui me prend à parti devant 100 étudiants en me disant que je n’étais pas intéressant. L’air outré de ma prof de marketing qui bien qu’adorable, n’a pas du aller voir de one man show depuis des années. Et moi qui réalise, trop tard, que je suis à Neuilly et que les gens ont un (placard à) balais dans le fondement. Comment on dit déjà ? Ah oui.

Dans les minutes qui ont suivies la mise à mort post-exposé à base de questions réponses (effectivement j’aurais ptête pas dû dire à ce moment là que “le sujet était paaaas…”), je suis allé me réfugier en salle informatique pour ne pas me liquéfier. Un trio de filles que je ne connaissais pas m’ont dit que j’avais été plus vivant et plus intéressant que les autres, qu’elles aussi n’ont pas compris. Même son de cloche pour mon retour dans l’amphi. Ça m’aurait presque sauvé ma journée. Jusqu’à ce que j’apprenne que les trois énergumènes qui constituaient mon groupe étaient partis se confondre en excuse auprès du trop partial prof, me mettant tout sur le dos. Forcément, j’avais été la cinquième roue du carrosse, celui qui n’a pas fait sa part, qui a planté tout le monde. Le prof m’ayant dans le nez depuis un moment, goba leur version avec autant plus d’aise.

De mon côté, j’ai attendu le prof à la sortie de l’amphi. Je voulais lui dire à quel point c’était dégueulasse d’attaquer personnellement quelqu’un en public, dans un contexte où il ne pouvait pas se défendre. C’était petit, mesquin, minable. Et ce, d’autant plus que provenant d’un professeur de “communication”. Les minutes passaient et je me rendais compte que je n’allais pas avoir d’excuses, que j’étais juste complètement foutu. Ma prof de marketing me trouva là, à retenir mes larmes. Elle aussi pensait que j’avais été un gros branleur en présentation alors que je ne faisais que jouer un rôle qui m’avait toujours réussi. Je crois qu’elle a compris sur le moment. Suffisamment pour motiver l’autre prof et m’envoyer un mail pour essayer de relativiser. J’ai répondu sur un ton courtois, trop content de pouvoir m’expliquer, je n’ai jamais eu de réponse. L’un dans l’autre, j’ai hâte de le recroiser en cours cette année.

Est-ce que j’ai merdé ? Sûrement oui. Mais pas autant que le groupe de limaces autistes avec qui j’ai bossé. Pas autant que la paranoïaque psychorigide de service qui nous aura forcé a aller à deux à l’heure et à me faire perdre du temps. Parce que voilà les faits (c’est là qu’il faut copier-coller pour m’insulter plus tard) : je suis bon. Quand il s’agit d’exposés je suis putain de bon ! Je suis rapide, je suis efficace, je suis concerné. J’ai passé ma scolarité entière avec des profs et des élèves qui me disaient qu’ils avaient hâte d’entendre mon prochain exposé. Oui, je suis bon à ce point. Alors que je sois passé au statut de paria me fait doucement rigoler. Surtout quand je me souviens que le temps que j’ai libéré durant cette période , je l’ai utilisé à faire l’amour, à écrire un roman, à parfaire ma culture générale et à tisser des véritables amitiés.

Depuis la rentrée, voilà où j’en suis. La paranoïaque ne m’a littéralement pas adressé la parole depuis février dernier. Le winner tente de sourire face à ma gueule, mais hurle à la déléguée qu’il refuse de bosser avec moi dans mon dos (ou, une fois sa place enfin sécurisée dans un groupe, me dit l’air de rien que je devrais me bouger de me trouver des partenaires : lol). Seul le rockeur aura eu les couilles de me traiter de gros connard et de me dire d’aller me faire foutre. Bizarrement, depuis, même si on se parle pas des masses, j’ai pas ressenti de haine particulière.

Après le cours de jeudi dernier, une fois les équipes de travail assemblées, la fille (cf note 183), sûrement rassurée d’avoir échappé a ma présence dans son groupe, viendra se confondre en excuses.

- Désolée d’avoir été cash. Je manque de patience en ce moment mais c’est pas méchant toussa. Enfin, tu comprends hein ? Faut pas m’en vouloir…

- Nan mais c’est pas grave, je préfère l’honnêteté. Et puis en plus tu m’as offert des citations vraiment collectors. Du bling verbal. Royal. Sérieux rien que pour ça, ça valait le coup de me lever ce matin !

- Mais… heu… Tu vas pas le dire sur ton blog ? Hein ?

Perdu.

Bon, je peux me faire abattre froidement maintenant. Rien à foutre j’ai déjà le sujet de demain dans la machine. On causera de pourquoi les baveux ne doivent pas baiser.

FUN FACT STAGE !!!

Deux jours après le week-end d’intgration, un jeune homme de Master à découvert d’étranges bubons sur ses lèvres. Oui, il a chopé de l’herpès. Problème, il n’a emballé absolument personne de tout le weekend. Le mystère reste entier.

046 – Girls Make Me Sweat

J’arrive pas à croire que ce soit la fin du lycée. La cour est pleine de gens que je ne reverrais jamais. Tout le monde s’est massé au tour de la petite scène sur laquelle s’agitent des chevelus à guitare pour marquer le coup. Moi aussi j’ai prévu un baroud d’honneur. J’ai réussi à embrigader S dans ce plan débile : aller voir chaque fille qui aura hanté notre scolarité et dont on ignore le nom. On va leur avouer que malgré tout, si on se levait le matin toutes ces années, c’était en partie grâce à elles. Et si elles nous donnent leur prénom, alors on s’en rappellera à jamais.

Pour des raisons pratiques nous avons décidé d’aborder nos cinq préférées. C’est donc autant de bristols sur lesquels j’ai imprimé un dessin de mon cru. On y voit un bonhomme sensé me ressembler, se brisant le cou en regardant derrière lui, des cœurs à la place des yeux. Les torticolis awards que je les avais appelé. Ca me semblait pas mal. S n’ose pas bouger et l’après midi avance dangereusement. Rassemblant mon peu de courage je décidais de lancer la chose. D’un pas timide j’avançais vers la première. Une mince brune au visage aiguisé par des lignes aussi froides que sexy.Un quart d’heure, c’est le temps que je lui ai tourné autour avant de l’aborder. Elle est énervée par une telle intrusion dans son espace. Je bafouille de plus belle pour tenter d’expliquer le concept de ma démarche : jolie fille, fin d’année, torticoli award, prénom. Cinq minutes que je monologue. Je ne suis pas sûr de faire sens et son regard glacé me déchire littéralement en deux. Comme une dernière chance ma main tend le bout de bristol. J’en veux pas, dégage ! Après réflexion j’aurais préféré exploser, ou imploser remarque je suis pas exigeant. Tain je me rappelais pas que la cour était si longue à parcourir dans le sens inverse.

Traumatisé je n’ai bien sûr jamais tenté d’approcher la suivante sur la liste. S, mort de rire, n’aura lui rien tenté. Quelques temps plus tard, j’ai appris que cette fille avait un nom à coucher dehors, et qu’accessoirement c’était une grosse connasse de première. Ca j’aurais pu le dire tout seul. Le plus drôle c’est qu’elle habite en face de chez moi. Je la croise régulièrement dans le métro ou le bus. Quand elle passe sans me voir, m’ayant oublié, moi je me rappelle, et je regrette souvent de pas avoir de batte de baseball en aluminium sur moi. Car c’est à cause de connasses comme elle que les mecs à bon fond se font briser et devienne des connards.

Y’a grave des jolies filles sur google image…

Au final j’ai l’air amer, mais je me rappelle aussi des autres, celles que je ne suis pas allé voir. Et quand je regarde mes torticolis awards laissés au fond d’un tiroir, je me souviens que j’ai osé, que j’y suis allé. Respect BenReilly du passé.

Demain, c’est moins glam, je parlerais d’appartements, et de ceux que je visite depuis deux mois. Y’a moyen de faire quelque chose ceci dit. Avec une photo exclusive tiens !

BONUS STAGE !!!

C’est mon blog je fais ce que je veux.

En plus tu peux pas test Eliza Dushku dans un clip.