606 – Identity Crisis

Ce weekend c’était kewl, resto colombien avec mon pimp et son crew. On a mangé trois tonnes de bonne viande, bananes flambées, galette de maïs. Kewl quoi. Qui dit bonne bouffe dit bonne conversation, à l’ancienne, avec débats animés entre deux bouchées de riz sauce épicée. Mon pimp avait en plus décidé de foutre la merde en mettant le sujet de l’identité nationale sur la table. Vous savez, le débat à la con qui occupe l’espace médiatique pour rien. Parce qu’en vrai, c’est quoi être Français ? Pas de bol pour moi, j’étais en face d’un dur à cuire, le genre à te mordre jusqu’au sang tant qu’il a pas gagné. Forcément, déjà que je parle fort, c’est parti complètement en live. Pas au point de se gifler avec les côtes de porc, mais léger stress quand même. Le pire dans tout ça, c’est que ce débat, l’identité nationale, je m’en contrefous comme c’est pas permis.

A force de débattre du truc avec tout le monde dans toutes les situations, je crois que j’ai fini par mettre le doigt sur pourquoi ça m’insupporte. C’est quoi l’intérêt de définir l’identité nationale ? Le seul intérêt ? C’est de pouvoir déterminer qui est hors des clous. Une fois qu’on aura délimité la petite boîte, on distinguera tous ceux qui n’y sont pas. Ce débat est une vaste entreprise négative, dans le seul but de savoir sur qui taper, à qui demander des comptes, contre qui diriger ses insécurités et problèmes. A partir de là, pourquoi j’irai m’emmerder la vie à participer à cette vaste entreprise du côté obscur. Sérieux, le jour où on fait un grand débat sur comment faire pour que les gens kiffent mieux le pays, c’est-à-dire la même question posée de manière positive, sonnez moi, je serai le premier à débarquer. En l’état ça me fait mal de gâcher un bon steak de bœuf argentin pour satisfaire les relents racistes de frustrés.

C’était pas tant la faute de mon contradicteur que celle de mon pimp, trop content de nous regarder lutter. En fait faudrait juste que j’arrête de discuter idées ou politique. Je ne sais plus si je vous avais raconté l’anecdote qui a fait que j’ai presque cessé de participer à tout débat. M’enfin, y’a eu un jour et une heure précise où j’en ai eu marre, où j’ai préféré fermer ma gueule pour qu’on arrête tout simplement de m’emmerder. Le débat sur l’identité nationale, c’est un peu ça. J’ai dis ce que j’en pensais un paragraphe plus haut et je pense que je vais m’en tenir à ça la prochaine fois que ça tombera, entre deux tasses de thé, au fond d’un canapé ou dans un coin de soirée. Se prendre la tronche sur des conneries déconstructives qui occupent l’espace médiatique pour rien, aux dépens des vrais problèmes. Putain mais quelle tristesse.

Je crois que je préfère occuper mon temps libre à lire un bon bouquin ou à mater un DVD indé chopé sur un petit site. Ca tombe bien, on parlera de ces deux trucs demain.

MINORITY STAGE !!!

Les immigrés, une fois de plus, c’est Cartman qui en parle/lole le mieux.

322 – Insomnia

Nous sommes lundi soir dernier. Je viens de boucler Prince Of Persia, restant devant la console jusqu’à quatre heure du matin pour ça. Déception, vu que la fin puait grave du cul. S’ensuit la mission éteignage de TV (à demain mon précieux) et d’ordinateur portable. Nous sommes en plein milieu de la nuit, j’ai sommeil et je cogite au fond de mon lit. Je réfléchis à tous les textes que j’écris pas. Je fais ma petite écriture mentale. Forcément, ça me maintiens éveillé, ce qui est à la fois contre-productif et productif. Parce que je ne suis pas à un paradoxe près. Au fil de mon insomnie je dérive sur mon premier roman. Celui dont tout le monde se branle et que ça sera pas mal que je réécrive. C’est à peu près à ce moment là que se produit un des pires trucs qui pouvait arriver : j’ai plein d’idées.

Si je changeais le métier du personnage principal. Je pourrais le passer de à de. Putain mais ça collerait sa race avec la thématique tout en rendant le personnage plus unique et plus éloigné de sa proie en même temps ! Bon attends, je catalogue tout ce que ça débloque potentiellement plus tard dans l’intrigue. Checklist mentale on. Je commence à me choper un début de mal de crâne. Là je réalise que, sa race, je peux trop coller une subplot logique sur genre deux chapitres. Ca augmenterait le volume global tout en enrichissant la backstory de mon personnage et ses motivations. Moi qui trouvais que tout s’enchaînait vite, avec un peu plus de viande autour, ça ralentirait le flow. Holy shit j’ai déjà des idées de textes. Genre cette ex qui aurait trompé le héros une semaine avant son retour de voyage d’études. Je dirais que ça rappellerait l’histoire des fous qui renoncent au dernier mur lors de leur fuite de l’asile.

Bon. A ce stade de la nuit, il faut que je fasse quelque chose. Mon téléphone est trop loin, j’ai pas de calepin et encore moins de lampe de chevet. Je suis dans le doute. J’ai envie de me lever, d’allumer l’ordinateur, de tout noter et d’écrire ce que je peux qui est déjà près. J’aurais qu’à aller me recoucher après. Genre, quand il fera jour. C’est pas grave, je suis en vacances. En plus, ça ferait une super note de blog avec un max de street cred comme quoi plus artisque que moi tu meurs. Pfff, c’est trop loin bordel ! C’est déjà cinq heure du maaat’ ! Plan B. Faut que je me répète à voix haute mes idées de phrase pour m’en rappeler un max demain, en priant pour que mon cerveau soit pas déjà en demi-sommeil. Pi demain, j’écrirai une note de blog pour me forcer à me souvenir. Faut absolument que je case le truc sur les fous, sur le moment je trouve ça super bon.

Là, vous êtes censés vous dire que j’ai pas une vie facile. Moi, pendant ce temps je me dis que j’arriverai pas à avancer sur autre chose tant que j’aurai pas une nouvelle version propre de mon premier roman à montrer si on me le demande. To Be Continued.
Sinon demain on parlera de mon futur stage !

APRES COUP STAGE !!!

Bon après coup je suis plus du tout sûr de mon idée. Mais entre temps j’en ai eu une autre qui n’a rien à voir dans la salle d’attente de mon docteur. Comme j’avais rien sous la main j’ai du la prendre en note sur le roman que j’étais en train de lire. C’est sale ! Le lendemain j’ai écrit 600 mots de plus sur le cadavre de ma V2. Je crois bien que je pourrai pas avancer sur autre chose tant que j’aurais pas réparé ce premier texte. Tout doucement les choses se mettent en place.

272 Bis – I’m The Real Deal

L’autre nuit j’étais au fond de mon lit, à réfléchir à tout ce que je pouvais faire mon améliorer mon roman, vu que ça semble a peu près acquis que c’est retour à la case départ (mais j’en reparlerai). C’est alors que ça m’a frappé ! Dégage cette intro de merde et commence par une dissertation sur le coca ! Dis que dans la vie on ne peut même pas compter sur le coca pour rester immuable. Que suivant le continent (sirop de fructose contre sucre) et l’époque (Coke contre New Coke) il n’a pas le même goût. Comme le perso boit son premier coca au sucre depuis des mois il réalise que rien n’est constant dans la vie. Et là il entend sa voix, a elle. Une voix qui est restée constante. Maisc’estvachementmieuxdisdonc !!! Vu que ça démarre sur une dissertation un peu étrange et ludique pour aboutir à une première vérité sur l’importance de cette femme pour le héros !

Sauf que c’était pas loin de trois heures du matin, et que y’avait de grands risques que j’oublie tout une fois le matin venu. Après quelques minutes d’hésitation j’ai saisi mon moleskine N95 8Go, ouvert une nouvelle note et rédigée en style télégraphique mon idée. Puis je me suis effondré à nouveau comme une merde dans mon lit, le sourire aux lèvres, le sourire de celui qui se dit que sur ce coup là, il a été quand même vachement pro niveau écrivain !