Quand je disais que le type qui livre le courrier dans mon immeuble est un gros taré. Et oui, le truc transparent à gauche c’est la porte qui donne sur la rue.

Quand je disais que le type qui livre le courrier dans mon immeuble est un gros taré. Et oui, le truc transparent à gauche c’est la porte qui donne sur la rue.

Une annonce mystérieuse sur un forum spécialisé. Un nouvel éditeur BD qui cherchait des scénaristes pour se lancer, avec notamment des adaptations de films connus. J’avais faim, j’étais intrigué, j’ai répondu. Au l’autre bout du mail, un mec qui se prétend en contact avec Luc Besson pour éventuellement fonder une maison d’édition commune. Sa sent le bullshit mais le gars existe, à sorti quelques titres en micro édition et est banlieusard, bon bonus pour faire triper Luc. Je décide de jouer le jeu, envoie quelques samples de travaux. Il m’appelle, on cause un peu plus et il lâche qu’il aimerait proposer de faire une BD tirée de Taxi. Là de suite je sens le pur plan, max de thune et tout. Du coup j’insiste pour tenter un essai. Car croyez-le ou non, mais j’ai suffisamment de bons souvenirs de Taxi 1 et 2 pour trouver cette opportunité super cool.

Très rapidement j’accouche d’un synopsis. Et là je kiffe. C’est pas tous les jours qu’on écrit une fanfiction en sachant qu’on a des chances d’être payé et publié pour le faire. J’arrive à me convaincre que ce pitch apporte quelque chose, qu’il a une raison d’être, bref que c’est une bonne histoire à raconter. C’est là que ça commence à se corser. En fait l’éditeur en face à des idées assez précises de ce qu’il veut, et, bon, c’est un peu des idées à la con : deus ex machina, rebondissements surréalistes etc… Je fais valider le fait que ses propositions sont limites stupides à mes amis pros avant d’essayer de négocier. Sur le coup j’avais pas pigé qu’il voyait ça comme un album lol à gros nez et moi comme une histoire sérieuse avec de l’humour. Là forcément ça se corse assez vite. Par téléphone et par mail le ton devient moins cordial. J’essaie de lui laisser du terrain mais il a du mal à faire de même de son côté. Et finalement, à travers tout le tact et les tentatives de damage control dont je fais preuve, il réalise que je pense très sincèrement que ses idées sont merdiques.

Au final il m’envoie me faire foutre, parce que je suis pas pro, parce que je suis pédant et que de toute façon c’est lui l’auteur auto-édité alors il a raison et il trouvera quelqu’un d’autre ! Un mois plus tard Besson lui file des dizaines de milliers d’euros, il scénarise lui-même la BD qui fera un flop retentissant. Un an après la création de la boîte, trois sorties en catimini et un échec total et absolu à tous les niveaux. Je dirais bien ce que je pense de la politique de Besson à propos « faut donner sa chance à la banlieue, aux gens qui n’en veulent », mais ce serait mesquin. Si je raconte tout ça c’est à propos de faire la pute. J’ai un rapport bizarre à ça. Car autant je suis prêt à faire des compromis, modifier mon texte pour une publication normale, autant si je dois faire la pute, prendre le risque d’être catalogué comme auteur de supermarché, j’estime que je dois prendre mon pied. J’aurais sûrement touché un beau salaire si j’avais fermé ma gueule et scripté cet album.

Mais je connais un tas de gens qui sont nègres pour d’autres ou se cantonnent à des projets commerciaux. Le souci c’est qu’une fois catalogué et piégé dans un système, c’est difficile d’en sortir. Au bout du compte j’aurais juste écrit une fanfic de Taxi et j’y aurai pris du plaisir. Quand je repense à cette maison morte née, je suis bien content de pas avoir fait partie du naufra
Demain on parlera de mes dettes. Car oui, depuis presque dis ans je trimballe plusieurs centaines d’euros de dettes qui me poursuivent. Trop de mystère !
JEU STAGE !!!
Il reste une seule et unique idée à moi dans le scénario final. Sauras-tu la trouver ? Si ça coince je filerai des indices.
PROMO STAGE !!!
Les petits gars de Ptikado ont apprécié la note Bis de samedi sur mes nouveaux badges bling bling et offrent 10% de réduc sur toute commande passée avec le code THEBESTPLACE sur leur site. Comme ça me fait plaiz, je fais tourner.
Au coeur de la nuit, une ombre escalade le mur d’enceinte d’une résidence bourgeoise. C’est un jeune homme qui atterrit avec souplesse sur le gazon privé. Rapide malgré le gros sac Eastpack qui l’encombre, il se faufile derrière un des gardes de la propriété. En un éclair, il fait choir le colosse d’un coup de pied derrière le genoux. Le gorille n’a pas le temps de crier de douleur que son assaillant lui a déjà fait éclater le nez à l’aide d’un tonfa. Revoilà notre intrus à l’assaut de la maison, capable cette fois d’esquiver le reste de résistance. Une simple pierre fixée au bout d’un compas suffira à s’introduire par la véranda. Sur la pointe des pieds le garçon traverse le salon éteint. C’est alors qu’il sent une violente douleur à la base de son crâne. Titubant, il réalise qu’un des vigiles était resté à l’intérieur ! L’indélicat tente de se reprendre mais un second coup dans les tripes suffit à le faire tomber en arrière une bonne fois pour toute.

Dans un élan de désespoir, il ouvre son sac et en sort un taser. Dans la pénombre le garde n’aura pas vu l’arme et finit électrocuté, des petites étincelles bleutées venant éclairer la maison endormie quelques secondes. Haletant, le garçon se relève lors que la lumière s’allume. Le propriétaire, en pyjama, alerté par le bruit, est venu s’enquérir de ce qu’il en était.
- Monsieur Pierre Danon, président de Numéricable ?
- Lui-même, qui êtes-vous ?
- Un client mécontant.
D’un adroit lancer du tonfa, l’intrus blesse Mr Danon au visage. Puis il se raproche de son hôte pour l’attacher solidement à une chaise.
- Je me suis abonné il y a maintenant plus d’un mois et je n’ai toujours pas accès au net. Il est temps que quelqu’un paie. Comme il ne me servent à rien, je vous ai ramené les 10 mètres de cable que l’on m’a installé. Je suis sûr que je peux trouver un organe dans lequel vous les restituer…

Non, vous ne rêvez pas, je suis toujours en dèche d’Internet. J’ai fini par accepter un 4ème rendez-vous (mais lol quoi) pour me faire raccorder. Un mec est venu, m’a demandé l’autorisation de mon proprio avant de me lâcher un “Si vous le dite que c’est votre proprio qui l’a écrit”. Shut the fuck up connard ! Trois quart d’heure de percage de mur et d’agrafage de câble plus tard, j’étais raccordé. Pour économiser 50 keuss, je procède moi même à l’installation du matos. Miracle, ça fonctionne j’ai enfin la TV ! Plus qu’à synchroniser le modem et je… je… Mais bordel pourquoi tu veux pas synchro enculé ?!! Quelques heures plus tard, par miracle, la loupiotte verte tant attendue. Je surfe vite fait pour checker que ça fonctionne, avant de mettre la démo du dernier Tomb Raider a charger. Et là, re loupiotte orange, depuis maintenant dix jours. Bordel. De. Merde.

Je sais bien ce que vous allez me dire. Mais très honnêtement, ma curiosité malsaine a envie de savoir jusqu’où cet énorme gag va continuer. Du coup, faut que je trouve cinq minutes pour rappeller le SAV… Pendant ce temps là enjouaillez ma double critique Sci-Fi de demain !
FUN FACT STAGE !!!
Vous vous rappellez mon traumatisme avec Fable II ? Semblerait que je sois pas le seul…