1153 – Plus Who ?

J’aimerais bien vendre mon âme à Google. Je veux dire, niveau internet et compagnie, y’a pire. Et puisqu’on va devoir passer par là… Puis je suis tellement confortable dans mon Gmail/Gmaps/Gdocs/Picasa douillet. Alors ouais, je suis super pour que Google sorte un tas de services inspiré de la concurrence sauf que « pareils mais en mieux ». Forcément, je suis le premier à me ruer sur les trucs genre Wave ou Buzz. J’installe les plugins, je lie les applications, je suis PRET. Puis ces services finissent abandonnés parce que tout le monde s’en fout vu que c’était soit trop visionnaire, soit trop pas assez visionnaire. Là si tu veux paraître cool tu retournes ta veste et tu craches sur le truc sur lequel tu t’étais rué. Ou alors, comme moi, tu donnes des coups de pied dans le vide, de déception. La prochaine fois ils vont faire un truc OUF. C’est obligé.

Donc quand Google+, le réseau social pareil que Facebook et Twitter mais en mieux, est sorti, je me suis jeté dessus comme le premier des geeksters (geek + hipster). Waou c’est simple et clair ! Waou le système de tri des gens par cercles est super intuitif et utile ! Waou y’a déjà tous mes contacts des internets dessus ! Puis les jours passent et tu réalises que les seules mises à jour de statut que tu fais dessus sont pour faire des commentaires plus ou moins inspiré sur le service en lui-même. Parce qu’au final, Facebook me sert déjà à garder contact avec les gens que j’ai croisé dans la vie, Twitter me sert déjà à garder contact avec des gens que je croise peu voire jamais, mais Google+, ça me sert à quoi ? A part à poster des statuts pour dire que je sais pas à quoi ça me sert, Google+, et que les gens que j’ai déjà sur FB et Twitter répondent +1 ?

Ouiménon.

Parce que sur Google+, des gens nouveaux m’ajoutent. Des personnes que je n’ai jamais croisées, dont je n’ai jamais entendu parler et qui ne m’ont ni sur Facebook ni sur Twitter. Tous ces gens à qui j’ai envie de dire POURQUOI ? Il se passe que dalle sur mon Google+ ! S’ils veulent faire copain copain ils peuvent me voir sur Facebook. S’ils veulent me stalker de loin ils peuvent me voir sur Twitter. Alors POURQUOI ?! QUI ETES VOUS ? (c’est le nom du cercle dans lequel je les mets) Forcément des gens qui ont cliqué n’importe où. Ou alors des collectionneurs qui transfèrent leur amour des pokemons dans la vraie vie. Enfin, ils sont toujours moins étranges que les gens qui m’avaient sur FB ou Twitter, qui m’ont viré après engueulade ou par ennui, et qui me rajoutent sur Google+ quand même. Okay… On sait jamais, des fois que je sois moins pénible suivant le réseau social.

(Sur le principe je suis trop pour me réconcilier et boire des coups avec les gens en riant de nos bisbilles passées, c’est la démarche présente qui m’interpelle)

Je n’ai aucune idée du potentiel de survie de Google+ à moyen terme. Je ne suis pas le type qui va conjecturer et vous livrer une analyse divinatoire sur le sujet. En l’état je sais simplement que je ne vois pas trop l’intérêt du truc, que je m’en sers peu, et qu’il y a des gens étranges dessus.

Un peu comme MySpace.

Mais en neuf.

891 – Chercher La Femme

Mercredi soir, dans une ruelle du centre ville. Je vois arriver une fille hyper trop canon. De loin en tout cas. Cheveux bruns ondulés, yeux bleus, seins imposants rapport à sa taille fine. Et là je me dis que, enfin, je tombe sur une putain de bonnasse espagnole ! Sauf que non, arrivée à mon niveau, je l’entends blablater avec ses copines en français. D’où serrage de poings et hurlements vers les cieux. Car je suis globalement un mec observateur et, depuis que j’ai mis les pieds à Barcelone, depuis l’aéroport, je scrute en permanence mon champ de vision à la recherche de filles canons, de latines qui vont me mettre le cœur à genoux. Sauf que non. Où que je regarde je ne tombe que sur des filles moches, vieilles, passages ou éventuellement presque bien. Ca en est désespérant. Je ne comprends pas, je veux dire, elles sont forcément quelque part ? Statistiquement, il DOIT y avoir des filles canon à Barcelone, autres que des touristes.

Car oui, des petites françaises en fleur, ça, aucun problème. Y’en a partout. Les espagnoles pendant ce temps, elles doivent se planquer. Même dans les spots de pub à la TV ou sur les affiches dans le métro, on n’en voit pas. Damn. J’ai aussi cherché dans les rues autour de minuit, sur la plage, dans les rames de métro, au restaurant, dans les friperies, au musée, PARTOUT. Sauf que non. Que de la banalité sur pattes. A croire que les latines canon doivent s’enfuir sur les collines pour fuir l’envahisseur étranger en période touristique. Ou alors ce sont toutes des vampires et elles ne sortent que très tard la nuit. Peut-être qu’elles vivent dans un autre espace-temps que nous, ce qui expliquerait les deux ou trois fois où j’ai cru en apercevoir une pour la perdre aussitôt du regard. Sinon, c’est la faute de mon accompagnatrice.

Ca me semblait une bonne idée sur le principe, dans le doute, embarquer une fille canon avec moi dans le pays où je ne pige pas ce que racontent les gens. Pas besoin de balbutier ou draguer, je suis bien accompagné. Deux effets secondaires indésirables. Le premier est que du coup tant que je traine dans ses pattes, elle masque de mon champ de vision toutes celles qui ne sont pas à son niveau. Je les vois moins, ou en tout cas moins bien. Second problème, potentiellement les latines l’évitent, par bravade féminine. En la voyant, elles changent de trottoir, s’engouffrent dans le métro ou disparaissent par la première porte dérobée venue. Vous pouvez croire que j’écris tout ça parce qu’on me surveille, là tout de suite, par-dessus mon épaule. Ou pas. C’est à vous de voir ce que vous voulez. Tout ça pour bloguer aux cieux mon absolue tristesse.

Après, forcément il y a une explication quelque part. Un truc. Une astuce. Tout ceci n’est peut-être qu’une gigantesque blague que je ne comprends pas. On verra. A l’heure où vous lirez cette note, la seule chose dont je suis sûr, c’est que je serai en route pour Paris, et le retour à la vie vraie, celle qui, meufs bonnes ou pas, me vend moins du rêve qu’une glace sur la plage jusqu’après le dernier métro.

806 – Anywho, Anytime, Anywhere

Y’en avait une ou deux comme ça à l’époque du lycée. Comme celle que j’avais vue en début d’année, où je me suis directement dit que bordayl, un jour elle serait mienne. Sauf que de son côté elle m’avait catégorisé comme insignifiant, bizarre avec des passions étranges. Mieux vaut pas lui parler, des fois que ce soit contagieux. A ce stade d’indifférence, ce n’est plus un mur qu’il faut escalader, mais une forteresse hérissée de pieux enduits de venin de cobra royal. A cœur vaillant rien d’impossible. Il m’aura fallu presque six mois pour qu’elle reconnaisse, à sa grande surprise, sur le retour du lycée, que, en fait, j’étais pas con et même plutôt sympa. Je vous dis pas l’orgie de coca au retour à la maison. Dans les semaines qui ont suivi elle a commencé à me parler de ses emmerdes dans la vie, des trucs persos, des trucs d’être humains qui communiquent. Puis examens, bac, vacances et déménagement. Adieu.

J’ai toujours vécu avec l’improbable croyance que n’importe qui pouvait avoir n’importe qui. Sexuellement s’entend. Attention je ne parle pas d’amour éternel, de compatibilité chimique ou ces conneries d’éclair en bouteille. Non, je suis en revanche intimement persuadé qu’il existe toujours un moyen (légal s’entend) de se retrouver à embrasser n’importe quelle fille au monde. Et inversement. Bien sûr ça ne peut jamais arriver. C’est comme les alignements planétaires à la con, tu peux faire ce que tu veux quand c’est pas l’heure, tu peux crever la gueule ouverte. D’où l’idée d’aller provoquer le destin (mode Prince Of Persia « Je choisis mon propre futur mofo ! »). Grâce à ce genre de logiques on se retrouve à se dire que ouais, qui sait, y’a grave moyen de se choper Megan Fox en fait (et ça excuse les exs honteuses). Tout n’est qu’une suite d’heureuses coïncidences. Tout ceci expliquant pourquoi je peux coller aux basques d’une fille des mois, voire pour les plus pénibles des années.

Finalement, j’ai fini par stalker la jeune fille du premier paragraphe (méta). Je profitais de son insomnie chronique sur Facebook pour taper la discute. Tel un écureuil sous amphèt’, il m’aura fallu une à deux semaines pour qu’elle finisse par se détendre et me parler. Sa vie sentimentale c’est de la merde, sa vie amicale c’est de la merde. Tout ce qu’elle fait c’est dépenser la fortune de ses parents dans des fringues qui ne profite à personne pour compenser son absence de libido, bouffer dans des restos de luxe et comater sur le net. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle s’épanche comme ça au milieu de la nuit. En fait j’étais un chouille mal à l’aise de la voir tout déballer comme ça depuis le bout du monde. Quelques jours de non contact plus tard l’indifférence était de retour, et quelque part c’était un peu triste. Mon côté kikoolol s’en voulait de pas avoir réussi à briser complètement ses défenses à l’époque, histoire de pouvoir être là maintenant.

Je maintiens ma théorie, persuadé qu’il ne m’en aurait pas fallu beaucoup plus pour arriver à craquer celle là, aller au bout de la logique. La possibilité existe, je l’ai caressée du bout des doigts, mais c’est l’occasion qui manquait. N’importe qui avec n’importe qui, mais pas forcément n’importe quand. C’est à la fois fataliste et plein d’espoir. Merci les filles !

Demain, top 3 musique. Si si.