Il était une semaine bizarre. Déjà la mascarade de la soutenance du mémoire et la fin du supplice éditorial, c’était pas mal. Puis vendredi je suis allé voir le docteur, rapport au fait que je ne me sente pas hyper bien. Il m’a demandé si d’habitude j’ai une tension normale. A priori oui. Non parce que 9 là. Oh. Et donc j’ai mon explication pour les vertiges et les nuits de douze heures. Les retrouvailles avec EvilEx m’ayant achevé je suis resté seul chez moi vendredi soir, à gober des médocs débiles et à me cuisiner de la salade. On a des envies comme ça, des fois. Au passage j’en ai profité pour regarder Solitary Man, un film dont vous n’avez pas entendu parler vu qu’il est presque pas sorti aux US et qu’à priori il ne sortira pas chez nous. Vu le titre et le destin du truc, ça me semblait pas mal pour boucler ma semaine.

Michael Douglas joue un sexagénaire qui avait tout : un business de fou, une femme amante et un petit fils. Puis du jour au lendemain il s’est mis à tricher autant en affaires qu’en amour. Epinglé par les tribunaux, il a du dilapider toute sa fortune pour s’épargner la prison. Sa réputation ne s’en est pas remise. Ses infidélités parallèles lui ont couté sa femme qui préfère en rire qu’en pleurer. Aujourd’hui fiancé à la fille d’un grand financier pour ses connexions, le businessman est plus seul que jamais. Il s’en rend compte lors qu’il accompagne la fille de 18 ans de sa nouvelle compagne à un entretient dans la faculté où il a étudié. Quelques verres de nostalgie plus tard et le voilà qui saute sa belle-fille dans la chambre d’hotel, une connerie de plus qui va le conduire à une seconde ruine, l’isolant plus que jamais de tous ceux qui parvenaient encore à l’aimer.

J’avoue, c’est pas le genre de film que tu regardes pour rigoler. En fait c’était un peu l’accident. Le casting me vendait du rêve principalement, avec Michael Douglas, Susan Sarandon, Jenna Fisher et Danny DeVito (plus le noob Jesse Eisenberg). Du trois étoiles pour un récit assez lent, contemplatif et assez déprimant en fait. La vraie suite de Wall Street ça aurait du être ça : l’histoire d’un pauvre type qui pète un câble et écoute son égoïsme pour avoir l’impression de vivre un peu plus. C’est dommage que Solitary Man ne soit qu’à peine sorti aux US. Déjà qu’il a quasi rien coûté il n’a rapporté qu’un cinquième de son budget, c’est moche. Pourtant les acteurs sont magiques et Douglas bouffe l’écran chaque fois qu’il apparaît, faisant passer tous ses camarades pour des figurants. La classe. En plus de ses cheveux je veux dire.

C’est difficile de recommander un film comme ça, un peu mou, sur un vieux loser. Mais ça avait le goût de la vraie vie et c’était pile ce qu’il me fallait pour boucler cette semaine. J’étais dans le bon état d’esprit pour ça. Peut-être qu’à un moment, vous aussi.
Allez, demain c’est la rentrée !
TRAILER STAGE !!!
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