[Suite et fin des deux tiers d'avant. J'aurais du lui demander de faire la mise en ligne lui-même namého !]
One– Butterfly / San Francisco
Décembre 2007, ma douce et moi sommes en vacances chez ses parents, à Denver. Ce qui veut dire qu’il est temps de s’échapper quelques jours, direction San Francisco. Je ne m’étendrai pas ici sur la ville en elle-même parce que l’intégralité de TheBestPlace n’y suffirait pas. Sachez juste que ça reste, et de loin, la plus belle ville qu’il m’a été donné de voir. Après 2 jours de tourisme à travers la ville et de sexe dans un 4 étoiles, nous allons visiter Alcatraz. La visite est formidablement instructive, la boutique bien garnie en biographies des plus grands esprits criminels américains. Bref, ne serait cette légère faim qui commence à poindre en attendant le ferry du retour, tout serait parfait. A peine à quai, nous décidons d’écouter nos instincts primaires et de nous jeter sur le premier restaurant venu, même s’il est entendu qu’un restaurateur ayant déjà investi dans un spot pareil n’aura probablement pas eu grand cash à miser sur la qualité culinaire… On s’en foutait, on était heureux et amoureux. Ca nous suffisait…

Monumentale erreur ! Le Butterfly – petit nom de l’endroit – s’est avéré capable de me sortir un club sandwich à l’image du pays : généreux, un brin extravagant mais totalement inoubliable. Du sour bread, des morceaux de poulet qui semblaient avoir été sélectionnés autant sur leur look que leur qualités intérieures, du bacon croustillant et une petite sauce qui révélait la richesse des crudités sans jamais les parasiter ! A bien y repenser, je crois que c’est la dernière fois que j’ai été authentiquement Heureux. Les choses n’ont fait que se déliter par la suite. La demoiselle est sortie de ma vie, et, depuis, même les succès ont un arrière-goût amer. Parce que le goût du Bonheur était tout entier dans ce club sandwich… Je ne doute pas que si Jean-Baptiste Clément avait eu le loisir de visiter ce restaurant, les communards de 1870 (et les coeurs brisés, depuis) eussent vibré au son du « Temps des Chicken Salad Club Sandwich » ! Donc, si vous passez par le Pier 33, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Je ne désespère pas moi-même d’y retourner un jour, on verra…

On ne le dira jamais assez : les Club Sandwiches forment la jeunesse !
UPDATE STAGE !!!
Mon ami Wikipedia m’apprend à l’instant que le Bang Between The Pitons a été revendu en 2000 à l’hôtel adjacent, le Jalousie Plantation (vous remarquerez qu’on a un certain sens de l’appellation, à Ste-Lucie…) Je ne peux donc pas vous garantir la pertinence de mes propos à ce jour. Encore cette foutue roue qui efface tout, et nous oblige à avancer sans nous retourner…




