1126 – LeatherBound

Ce fut laborieux.

J’ai appelé Sharkboy, qui était de passage à New York, pour savoir si je pouvais commander un colis à l’adresse de la fille chez qui il séjournait. Après autorisation de bro à bro, il m’a passé les coordonnées de son appartement. J’ai créé une nouvelle adresse de livraison sur Amazon US et me suis inscris au mois d’essai Amazon Prime pour profiter de l’envoi gratuit. Le colis est parti une fois ma commande payée avec ma carte bleue. Sharkboy l’a reçu, mis dans sa valise et ramené en France. Puis, la semaine dernière, il est venu jusqu’en bas de mon bureau (pas loin de chez lui), me filer le précieux.

Tout ça pour me faire économiser trente euros. Ce qui prouve en une fois que Sharkboy est un vrai ami et que je n’ai vraiment pas de thunes.
N’empêche que je suis l’heureux propriétaire d’une pochette en cuir avec lampe autoalimentée intégrée pour mon Kindle. Et ouais.

Je me demande si ce n’est pas une pulsion viscérale qui nous pousse à recouvrir de peau d’animal mort tout ce qui nous passe sous la main. Mon téléphone a une housse en cuir, mon livre numérique a une housse en cuir, mon fauteuil de bureau à une housse en… faux cuir. Vous avez saisi l’idée : mettre les choses qui comptent, les choses précieuses, les choses qu’on aime, dans du cuir. Là normalement vous voyez où je veux en venir. A la lingerie, celle en cuir. Mise en abime de mettre de la peau sur de la peau, de l’animal sur l’humain. Je vous laisse faire les jeux de mots qui se terminent par « seconde peau » et noter que je compare mon eReader à la femme de ma vie. Pendant ce temps-là, je vais continuer à m’interroger un peu. Par exemple qu’est-ce que je pourrais encore mettre dans une housse en cuir ? Si j’essaie avec ma Xbox elle va fondre. Problème.

Non, la vraie question, c’est quid des housses en peau humaine ?!

Parce que je suis un geek et pas un serial killer bizarre, le premier exemple qui me vient à l’esprit est le Necronomicon. Vous savez, le livre des morts dans Evil Dead, celui qui tue vos potes. Bah sa jaquette est en peau humaine. Imaginez ma déception face à sa réplique taille presque réelle pour le coffret DVD du film. Le Necronomicon en plastique. Désappointement. Je dois me contenter de cuir animal pour mon Kindle. Un retour à la case départ de l’article qui me permet de constater un truc. La couverture de mon lecteur numérique a été conçue de manière à le rapprocher le plus possible d’un véritable livre à l’ancienne.

De l’extérieur, on dirait un gros Moleskine, élastique pour le maintenir fermé inclus. Ce qui ne serait jamais arrivé s’il s’agissait d’une pochette a sortie verticale unique. Non, ici on ouvre la couverture (cousue dans le sens de lecture occidental). L’objet que je tenais jusqu’ici à une seule main grâce au faible encombrement et au poids léger redevient plus pratique à manipuler avec deux paumes. La symbolique est puissante. Tout à coup, j’ai l’air moins étrange dans le métro. De loin, on dirait que je lis un petit cahier on ne peut plus normal.

Au fond, ça m’emmerde un peu, ce déni de futur et ce retour du fétichisme du livre-objet. Le technocrate en moi pleure des larmes de papier mâché.

Tout ça, c’est la faute du cuir.

885 – Top 3 Saturdays #53

L’avantage avec les vacances, à fortiori quand on a bouclé son mémoire, c’est qu’on peut rattraper tous les jeux auxquels on a pas eu le temps de jouer au printemps. Du coup après avoir bouclé Bioshock II, je suis sur Dante’s Inferno et Army Of Two Two avant de m’attaquer à Red Dead Redemption. Le tout dans l’optique d’être « à jour » pour les sorties de l’automne. Même si, cette année plus que les autres, je manque de thunes. Ce qui fait qu’il y en a peu que j’achèterai neuf et plein tarif. Mais si je devais en choper un, ce serait Vanquish, et voici le top 3 du pourquoi.

Three – Support

Vanquish est un jeu de tir à la troisième personne qui se passe dans le futur, dans l’espace, où on dégomme des russes qui veulent détruire les Etats-Unis. Comme si le pitch était déjà pas générique à en crever, le jeu ne propose pas de mode multijoueur. J’aime, parce je suis plutôt un gamer solo, et que moins ils mettent de thunes dans le multi, mieux c’est. Mais tous les Kevins qui ne jurent que par passer des soirées à se faire traiter de sodomites par des gamins ricains sur le Xbox Live vont se détourner de Vanquish. Entre le manque d’identité au premier abord, la concurrence acharnée en octobre, le fait qu’il s’agisse d’une nouvelle licence inconnue et qu’il n’y a pas de multi, Vanquish à toutes les chances de se ramasser la gueule en beauté niveau ventes. Or, moi je soutiens à mort le truc, du coup, je me dis que le payer plein tarif au lieu d’attendre qu’il soit soldé, ce serait un peu un beau geste de soutiens envers les développeurs et l’éditeur.

Two – Awesomeness

Parce que Vanquish, c’est un jeu Platinium, la boîte qui avait pondu Bayonetta et MadWord un peu plus tôt. Restes du mythique studio Clover, ces petits gars ils aiment le jeu vidéo et n’hésitent à pas à inventer plein de trucs. Donc là on a un jeu de tir où on peut faire des sauts périlleux, mettre des gros punchs à des mechas ou, plus ultime : glisser sur les genoux avec des fusées dans les bottes pour se propulser. Perso j’avais déjà décidé d’acheter le jeu là. Aux fusées. A la réalisation du jeu, Shinji Mikami, le mec qui a lui tout seul a inventé Resident Evil avant de réinventer Resident Evil avec le 4. Son CV est long comme mon bras, que des titres cultes. Vanquish va selon toute vraisemblance déchirer sa maman, proposer une expérience nerveuse et qui finalement va sortir un peu des sentiers battus de l’automne. Plus qu’Halo Reach, Call Of Duty et toutes ces licences à rallonges, mon jeu d’octobre, ce sera lui.

One – Lenticular

En fait ce qui m’a tué, c’est la jaquette du jeu.

Oui. Voilà. Ils vendent le jeu avec une jaquette hologramme. Celle devant laquelle je vais passer les plus belles minutes de ma vie à faire tourner l’objet entre mes mains pour m’émerveiller tel un petit enfant. Et si jamais une fois le jeu soldé, il n’y avait plus la jaquette magique ? OMG ! Stress, peur et angoisse. Tel une pie voleuse, je suis obsédé par le précieux. J’en rêve la nuit, j’imagine le reflet des rayons lumineux du soleil venant frapper cette prouesse de bon goût.
NEED

Au final, ce qui va me décider à claquer 40€ en précommande chez nos amis anglais, ce sera sûrement la démo qui sortira jeudi sur PS3 et Xbox. A moins que je ne me retienne d’y jouer, ayant déjà commandé Vanquish entre temps. Faible je suis.

TRAILER STAGE !!!