667 – Through The Looking-Glass

Deux heures avant notre rendez-vous mercredi, j’avais plus vraiment envie de voir Dariamarx. Nouvelle coqueluche de la blogosphère, parce qu’elle écrit trooop biiien, qu’elle a graaave du talent et qu’elle parle de choses trop vraaaies. Mon cul ouais. Faut bien être un kikoolol comme Lâm pour tomber dans le panneau. Tout ce que j’ai vu sur le blog de la demoiselle c’est des textes ultras ciselés, chirurgicaux, sans l’ombre de la moindre erreur, perfection en bouteille. Chaque note est tellement polie dans le moindre détail que ça manque d’âme, j’y crois pas. Ca ressemble à un revival de la figure de la pétasse littéraire. Je ne crois rien de ce que j’y lis et, en discutant avec un pote, je finis par arriver à la conclusion que tout ceci n’est qu’un teaser marketing à bases d’extraits d’un truc qui sera vendu au final. Je flaire le premier roman pseudo-sulfureux. Alors ça m’énerve, ce flou artistique, de ne pas savoir qui est derrière, ce que le blog vend ou pas. Je décrète immédiatement que Dariamarx, produit marketing ou pas, n’est qu’une sale conne.

D’ailleurs même son Twitter m’énervait, cet espèce de féminisme rentre dedans mixé avec des mots compliqués genre je sais parler. Puis cette démarche « ah tiens je vais rencontrer un follower par jour et j’en ferai son portrait ! ». D’un côté ça fait genre j’aime mes contemporains, je suis curiose et c’est cool. De l’autre c’est un appât à attention whores. Tous les égocentriques de Twitter vont se proposer et relinker leurs portraits, perpétuant le cycle de com’ du produit marketing Dariamarx, bientôt dans tes mains en échange de ton numéro de carte bleue ! Alors je me suis inscrit, avec la ferme intention de ne pas lire le papier, que je m’imagine forcément condescendant, qu’elle écrirait sur moi. J’avais besoin de savoir si elle ne bluffait pas, si elle était juste comme ça, si elle était secrètement sympa en vrai. Puis un pote commun l’a rencontré, s’est fait portraitisé et m’a dit que finalement, Dariamarx, elle est plutôt cool, pas prise de tête, agréable et tout, sans avoir rien à vendre. Ou comment je me suis retrouvé avec les réponses à mes questions. Affaire classée. Adieu la colère et les névrose. Ce qui nous ramène à mercredi aprem’, et moi qui me dit que bon, pfff, ça me casse un peu les couilles de me bouger pour rien, enfin en ayant déjà un gros début de réponse.

C’est la politesse qui l’aura emporté, non sans m’infliger une dizaine de minutes de retard. Arrivé, je cherche la demoiselle des yeux. Fuck, je ne m’attendais pas à ce qu’elle ait un visage aussi joli, dans les sourires et tout. J’espérais une paire de lunettes méga moches pour raviver ma haine aveugle, mais non. Je me sens un peu con alors que je m’assois. Daria est cool, enfin agréable, gentille. Bien sûr je vois ses neurones travailler, ça pétille derrière ses yeux. Je me rends compte qu’elle ne relance pas la conversation, me force à parler, analyse, se fait forcément une vision qui sera forcément en partie tronquée sur le peu de temps qu’il nous est imparti. J’essaie de ne pas baliser là dessus et de la pousser elle qui me raconte des bribes de vies derrière elle, des intentions. On parle littérature, pas vraiment cul, pas vraiment taf, un peu études. Cette fille est normale, peut être pas aux yeux de tout le monde, mais ses rouages, ses vices et même sa logique ne me choquent pas. C’est juste une personne comme une autre, plus fine et plus intelligente que la moyenne sans aucun doute, mais quelqu’un de la vraie vie, dans le bon sens du terme. Les muscles de son visage qui s’agitent au grès de la conversation m’offrent toute la chaleur et l’humanité qui, pour moi, faisait jusqu’à lors terriblement défaut à ses textes.

A peine le temps d’effleurer la surface, c’était fini. La demoiselle a un planning chargé et me remet du même coup dans le rôle du mec comme un autre, qui doit faire sa place au suivant, jusqu’au match retour. Elle repart avec une vision partielle de ma personne, je redoute le portrait qu’on finira par me linker (amis, je vous hais). Et je rentre un peu frustré de pas avoir pu la pousser un peu plus. Finalement, c’était pas si mal que je bouge mes fesses. Et je regrette presque qu’elle n’ait rien à vendre. Parce qu’à la lumière de ce que j’ai pu apercevoir de l’autre côté du blog, de la vraie vie, je pense que j’aurais acheté. Les yeux fermés.

Pour demain je me tâte à vous conseiller un film de merde.

358 Bis – GoodGoodGood

Vous vous souvenez du BBBBB ? Bah ça recommence. Et c’est demain.

Or donc organisé par Lam et sa bande de coupains, la mise à mort publique de la France d’en bas aura lieu à côté de mon chez moi. J’y serais pas tôt (nouvelle star oblige), mais pas tard non plus (dire bonjour oblige). Si l’un(e) d’entre vous vient pointer sa frimousse tapez moi un check ou un high five ça fera plaisir dans mon corps. Par contre n’espérez pas gagnez quoi que ce soit, Lam est l’arbitre de plus mauvaise foi que la Terre ait jamais portée.

Quand aux autres soirées, je sais pas. Peut être jeudi. Je verrais, boulot toussa.