J’ai déjà statué à moult reprises à quel point je déteste Harry Potter. Je pourrais d’ailleurs en faire une thèse « Pourquoi Harry Potter c’est objectivement de la merde ». Aussi ça m’a paru étrange que je me chope le premier tome de Percy Jackson & Les Olympiens : Le Voleur de Foudre. Oui, je m’étonne souvent. Au départ était la bande annonce de la version ciné à sortir en février 2010. Tu piges en deux secondes qu’on va être face à une variante du gamin élu qui va aller dans une école magique, apprendre plein de trucs cools et sauver le monde. Un clone dégénéré de plus d’Harry Potter. C’était sans compter sur mes quatre ans de cours de Grec au collège/lycée. La mythologie, c’est mon grand kif’. L’auteur, Rick Riordan, ayant été prof de Grec avant de devenir une star de la littérature pour marmots, je me disais que je trouverai sûrement un ou deux trucs cools dans Le Voleur de Foudre.

Percy est un presque ado atteint de dyslexie et de déficit aigüe de l’attention. Bousculé d’école en école, il peine à se faire des amis et se retrouve toujours au cœur d’accidents étranges. Il apprendra bien vite que sa mère, la catin, a fricoté avec un dieu grec et qu’il est, par conséquent, un demi-sang, un fils de dieu. Ce statut un peu particulier en fait une cible de choix pour les monstres mythiques en mal de reconnaissance. Heureusement que son meilleur ami était en fait un satyre chargé de veiller sur lui et le conduire à un camp pour les enfants de son espèce. Mais juste lorsque Percy commence à prendre conscience de sa véritable histoire, une guerre est sur le point d’éclater entre les dieux. Quelqu’un a dérobé la foudre de Zeus, qui en réaction accuse le père de Percy. Accompagné d’Annabeth, fille d’Athena et de Grover, satyre de son état, Percy s’engage dans une quête pour autant laver l’honneur de sa famille, sauver sa ma mère et au passage le monde entier.

Clairement, la mise en place n’est pas le point fort de ce premier volume. Mes yeux roulaient dans leurs orbites au fur et à mesure que l’on découvre que Percy n’est pas celui qu’on croit, que son père est plus important que les parents des autres demi-dieux, que son beau-père est un connard, que son ami et son prof sont des agents doubles. Au secours ! Je me préparais au bout d’une centaine de pages à aller brûler mon exemplaire. Puis la quête commence et les personnages rencontrent une multitude de créatures issues de la mythologie s’étant habituées au mode de vie ricain. Ares par exemple est un biker avec un fusil à pompe pendant que Méduse sert des burgers dans un diner pourri en bordure d’autoroute. A l’inverse d’Harry Potter, le bouquin prend à plusieurs reprises le temps de nous expliquer comment la mythologie s’imbrique dans notre réel au point qu’on puisse se dire que ouais, okay, ça se tient.

Après un début vraiment laborieux, je me suis laissé entrainer par les péripéties un peu foutraques de ce premier tome. Les révélations, bien que très logiques, se découvrent avec plaisir et au final, je ne serais pas contre me faire la suite à l’occasion, malgré le style littéraire niveau primaire. Quitte à lire de la littérature pour môme, y’a nettement pire. Fuck, j’attends le film maintenant…
Demain, grève ! Enfin, pas grève du blog, on parlera grève je veux dire.
TRAILER STAGE !!!