1143 – Comic Review 11

Ces derniers mois je suis donc retombé dans les mangas, à lire tout et n’importe quoi. D’où la pile de tomes 1 de séries trop nazes pour que j’achète la suite qui trainent au pied de mon lit. Alors j’ai changé de tactique, optant pour une appli sur mon téléphone qui charge des tonnes de pages, de quoi creuser un bon moment. Jusqu’à ce que je tombe sur Fairy Tail, l’espèce de clone chelou de One Piece que je vois trainer sur les étals des librairies depuis quelques années. Le titre douteux et les couvertures ne m’avaient jamais donné envie. Mais il faut bien s’occuper dans le métro entre deux bouquins sans images. Et là, grosse claque sur le coin de ma face. Ou comment je me suis retrouvé à bouloter un volume de la série tous les deux jours, jusqu’à rattraper l’intégralité de la série en quelques semaines.

Dans un monde ou plusieurs individus sont prédisposés à l’usage de la magie, des guildes de mages se sont formées à travers le globe et monnayent leurs serices. Fairy Tail en est l’une des plus célèbre, autant pour sa puissance de feu que sa capacité à semer involontairement la destruction sur son passage. Lucy est une mage astrale, c’est-à-dire qu’elle peut invoquer des esprits à l’aide de clefs pour combattre à ses côtés. C’est en essayant de rejoindre Fairy Tail qu’elle fait la connaissance de Natsu, un mage du feu qui a tout appris d’un dragon. Le garçon l’inclue dès lors dans son équipe et tous deux partent accomplir des missions pour leur guilde, accompagnés par Grey, un mage du froid et Erza, bretteuse capable de changer d’armure à volonté. Tous les quatre vont parcourir (et sauver) le monde à de nombreuses reprises et faire autant d’amis que d’ennemis.

Fairy Tail est un croisement entre Naruto et One Piece. Naruto pour le côté guilde/village (la camaraderie et les dissensions internes comprises) ainsi que pour le système de missions/quêtes qui sert de moteur scénaristique. One Piece pour le côté léger et déjanté, ainsi que la pléthore de personnages au design et pouvoir parfois bizarres. Au final c’est beaucoup mieux que Naruto, mais quand même moins bien que One Piece. Le manga aura quand même réussi à me faire rire et avoir les larmes aux yeux dans le métro, ce qui est un bon baromètre qualitatif selon moi. Tous les thèmes classiques du Shonen sont là : l’amitié, le courage, le sacrifice, la tenacité. Les clichés défilent mais les héros sont trop attachants et ça passe tout seul. J’ai beau savoir que je suis narrativement sur des rails, ça fonctionne quand même. La multitude de twists et les relations denses et complexes entre les personnages contribuent aussi à boulotter du chapitre.

Question dessins c’est très bon, bien que la filliation stylistique avec One Piece se fasse sentir dans l’abus de raccourcis anatomiques et autres poses (trop) classes. Non pas que je m’en plaigne. Le vrai plus graphique de Fairy Tail réside dans les dizaines de costumes différents imposés aux personnages féminins. Lucy et Erza passent leur temps à se retrouver affublées de jupettes et autres robes improbables, pour le plus grand plaisir des yeux. Et je vous dis ça le plus sérieusement du monde : il y a un GROS travail de malade question design de fringues. Si vous voulez montez au créneau permettez-moi de vous péter le tibia en précisant avoir rarement vu un Shonen avec des personnages féminins aussi combatifs. Il est admis qu’Erza est la plus grande guerrière de Fairy Tail et Lucy se prend autant de mandales dans la gueule que Natsu, Grey et les autres. On est loin d’un faire-valoir imbitable comme Sakura dans Naruto.

Conscient de n’avoir rien à se reprocher niveau sexisme, l’auteur s’amuse à glisser des tonnes de petits détails érotico-SM en douce comme une invocation soubrette de Lucy qui à chaque fois demande d’être punie même quand elle agit en bien ou le running gag de Grey qui ne peut s’empêcher de se mettre torse nu, parfois sans s’en rendre compte.

Fairy Tail ne réinvente pas la roue, ne confine pas au génie, mais est le premier Shonen a m’avoir enthousiasmé depuis Bleach. Maintenant à jour, j’attends la suite avec plus qu’impatience. Si vous pouviez me faire le plaisir d’accrocher aussi (au pire en regardant l’anime) pour compatir avec moi, ce serait sympa.

BUY STAGE !!!

6.60€ par Tome.

721 – Stupid-Compulsive

Quelques temps plus tôt, je lisais The Magicians. Au début du livre le héros n’a aucun pouvoir, mais est bon en magie traditionnelle. Il est capable de faire le couillon avec un jeu de cartes, qu’il manipule avec une rare aisance. Plusieurs pages du livre sont consacrées au Faro Schuffle, la manière la plus complexe et stylée de mélanger un paquet de cartes. Comme je suis un sale jeune super impressionnable, je me dis que j’aimerais bien apprendre à faire truc comme ça. Que doit bien y avoir une vidéo YouTube qui explique la marche à suivre (remember que j’ai appris a faire un nœud de cravate 10min avant le gala de mon école avec une vidéo internet). Problème, je ne joue à aucun jeu de cartes, je n’ai donc aucun paquet chez moi. Logique. C’est alors que je me suis souvenu en avoir vu un méga stylé sur l’interweb.

En effet, au détour du site de liens The Awesomer j’étais tombé sur Ellusionnist (E + Illusionnist, get it ? GET IT ?!), un fabriquant de cartes pour magiciens. Les mecs pondent des designs un peu mystiques, le tout sur du carton velouté qui n’est qu’amour sous les doigts. J’avais failli passer commande mais m’était retenu au dernier moment. Peine perdue cette fois, zou dans le panier, carte bleue et c’était parti ! Une fois reçues une semaine plus tard, je du m’incliner devant la qualité du produit. Les cartes sont tellement solides et douces à la fois que j’avais envie d’en tapisser mes draps pour mon prochain rapport de type sexuel. Par contre, problème, faire un Faro Schuffle, même imparfait, c’est ultra giga galère de sa race. Au bout de quelques heures, j’ai laissé tomber, et j’ai rangé mon paquet de cartes dans un coin de mon bureau. Vous savez, avec tous mes autres achats impulsifs qui ne servent jamais.

J’ai un vrai problème d’achat compulsif de trucs que je veux depuis longtemps mais dont je sais pertinemment que je n’ai pas besoin. Comme pas mal de monde vous me direz. Sauf que, particularité, je ne regrette pas mes achats débiles. Exemple avec ma Powerball, alias le truc avec lequel tu fais le con une semaine mais que tu ne t’en ressers plus jamais. J’en voulais une depuis tellement longtemps que la commande aura été un soulagement, une libération. Okay j’ai jeté vingt euros par la fenêtre, mais je suis tranquille à présent. Je ne veux plus acheter de Powerball. Et à présent j’ai un putain de paquet de cartes trop la classe. Je ne veux plus l’acheter, puisque je l’ai déjà : la liberté par l’asservissement. Oui, j’ai conscience de l’absurdité totale de cette rationalisation.

Nan mais un jour il servira ce paquet de luxe, pour une partie de Texas Hold’Em ou une démonstration de Faro Schuffle. Un jour ouais, trop, c’est obligé, clairement. Non ?

DEMO STAGE !!!

Pour ceux qui se demandent, un Faro Schuffle c’est ça.

Si tu en fais huit perfect d’affilée, les cartes reviennent à leur position initiale. Tu sais faire ça, t’as plus rien à apprendre.

550 – Book Review 88

J’ai déjà statué à moult reprises à quel point je déteste Harry Potter. Je pourrais d’ailleurs en faire une thèse « Pourquoi Harry Potter c’est objectivement de la merde ». Aussi ça m’a paru étrange que je me chope le premier tome de Percy Jackson & Les Olympiens : Le Voleur de Foudre. Oui, je m’étonne souvent. Au départ était la bande annonce de la version ciné à sortir en février 2010. Tu piges en deux secondes qu’on va être face à une variante du gamin élu qui va aller dans une école magique, apprendre plein de trucs cools et sauver le monde. Un clone dégénéré de plus d’Harry Potter. C’était sans compter sur mes quatre ans de cours de Grec au collège/lycée. La mythologie, c’est mon grand kif’. L’auteur, Rick Riordan, ayant été prof de Grec avant de devenir une star de la littérature pour marmots, je me disais que je trouverai sûrement un ou deux trucs cools dans Le Voleur de Foudre.

Percy est un presque ado atteint de dyslexie et de déficit aigüe de l’attention. Bousculé d’école en école, il peine à se faire des amis et se retrouve toujours au cœur d’accidents étranges. Il apprendra bien vite que sa mère, la catin, a fricoté avec un dieu grec et qu’il est, par conséquent, un demi-sang, un fils de dieu. Ce statut un peu particulier en fait une cible de choix pour les monstres mythiques en mal de reconnaissance. Heureusement que son meilleur ami était en fait un satyre chargé de veiller sur lui et le conduire à un camp pour les enfants de son espèce. Mais juste lorsque Percy commence à prendre conscience de sa véritable histoire, une guerre est sur le point d’éclater entre les dieux. Quelqu’un a dérobé la foudre de Zeus, qui en réaction accuse le père de Percy. Accompagné d’Annabeth, fille d’Athena et de Grover, satyre de son état, Percy s’engage dans une quête pour autant laver l’honneur de sa famille, sauver sa ma mère et au passage le monde entier.

Clairement, la mise en place n’est pas le point fort de ce premier volume. Mes yeux roulaient dans leurs orbites au fur et à mesure que l’on découvre que Percy n’est pas celui qu’on croit, que son père est plus important que les parents des autres demi-dieux, que son beau-père est un connard, que son ami et son prof sont des agents doubles. Au secours ! Je me préparais au bout d’une centaine de pages à aller brûler mon exemplaire. Puis la quête commence et les personnages rencontrent une multitude de créatures issues de la mythologie s’étant habituées au mode de vie ricain. Ares par exemple est un biker avec un fusil à pompe pendant que Méduse sert des burgers dans un diner pourri en bordure d’autoroute. A l’inverse d’Harry Potter, le bouquin prend à plusieurs reprises le temps de nous expliquer comment la mythologie s’imbrique dans notre réel au point qu’on puisse se dire que ouais, okay, ça se tient.

Après un début vraiment laborieux, je me suis laissé entrainer par les péripéties un peu foutraques de ce premier tome. Les révélations, bien que très logiques, se découvrent avec plaisir et au final, je ne serais pas contre me faire la suite à l’occasion, malgré le style littéraire niveau primaire. Quitte à lire de la littérature pour môme, y’a nettement pire. Fuck, j’attends le film maintenant…

Demain, grève ! Enfin, pas grève du blog, on parlera grève je veux dire.

TRAILER STAGE !!!