Le dimanche matin, le mieux, c’est de petit déjeuner devant des dessins animés. A l’ancienne, avec un bon bol de chocapics entre les mains et les pieds sous la couette. Malheureusement c’est pas toujours facile de trouver quelque chose à se mettre sous la rétine. A moins d’être fan d’anime, là y’a toujours de quoi faire. Depuis l’annulation du meilleur dessin animé Spider-Man depuis vingt ans (Spectacular Spider-Man), mes dimanches matins étaient bien mornes. Sauf depuis deux mois, le démarrage d’une nouvelle série qui va bien, la Young Justice, qui n’est pas vraiment adapté du comic du même nom.

Cette Young Justice là a les deux pieds dans l’adolescence, ce qui est un cran plus mature que la précédente série Teen Titans. Kid Flash est chamboulé par ses hormones, Robin veut s’émanciper, Superboy déteste son « père », Miss Martian a peur de ne pas s’intégrer etc… Du coup les passages de soap sont presque plus divertissants que les séquences de baston. La fine équipe de jeunes sidekicks a décidé de former sa propre league et court le monde pour combattre les supervilains. Sauf que cette fois on a une continuité, c’est-à-dire une conspiration, des grands méchants planqués et plein de petits fils rouges à suivre d’épisode en épisode.

Par exemple, un des six personnages aura attendu le tiers saison avant de faire son apparition. Chaque épisode a un thème générallement lié à un personnage (la confiance, l’autonomie, le pardon etc…) mais s’emboîte dans une saison construite. Super agréable du coup de dévorer ses vingt minutes le dimanche matin. Il faut dire que l’animation de gâche rien. Warner a beau avoir délocalisé à Séoul la production de Young Justice, les combats sont ultra dynamiques, ça bouge bien. Le style global est mature, les personnages massifs et pas si cartoon. Un vrai plaisir pour le post ado que je suis.

Bien que je sois plus Marvel que DC, il faut reconnaitre que niveau animation la comparaison n’est pas en faveur de « la maison des idées ». Là où Marvel se contente de régurgiter des séries mal branlées pour accompagner les sorties ciné, DC fait un sans faute depuis des années avec des objets parfois étranges (Brave and the bold), parfois magiques (Justice League) ou tout simplement cools (Young Justice).
Alors en attendant la reprise d’Avatar en novembre, je continue à me faire plaisir.
OPENING STAGE !!!
La classe putain !







