Mercredi soir je suis rentré de ma séance de Scott Pilgrim au cinéma. Oui, j’ai attendu. Enfin, j’ai pu déballer mon Blu Ray acheté en import sur Amazon, depuis une semaine qu’il était sur mon bureau et que je me retenais de le déblister. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir plein de trucs dedans. Déjà j’ai le Blu-Ray du film, logique, mais en bonus on me file le DVD sur un disque séparé, classe. Comme ça je peux le prêter, le regarder à lyon, le revendre pour amortir les coûts. Sans compter le code sur papier qui me permet de télécharger une version numérique du film sur les internets pour pouvoir le trimballer comme je veux. Bonus ultime : on m’offre Pitch Black et Tremors en VOD jusqu’en mai. OKAY. Tout ça pour le prix normal du truc, 26$. Je ne peux m’empêcher de me demander : POURQUOI TOUT N’EST PAS COMME CA ?!
Sérieusement. Partant du principe que l’hébergement d’une version numérique d’un film, d’un CD ou d’un bouquin ne coûte quasi rien. Partant aussi du principe que y’a que les tarés pétés de thune pour acheter plusieurs fois la même chose. Pourquoi tout n’est pas comme sur les Blu Ray ricains ? Pourquoi quand on achète un CD on a pas les MP3 avec de manière systématique ? Pourquoi quand j’achète un putain de livre j’ai pas une version numérique offerte avec un code de téléchargement ou whatever ? Puisque la major/l’éditeur ne le vendra pas de toute façon, qu’il ne dégagera pas de bénéfices, pourquoi est-ce qu’il ne le file pas pour le principe ? Pour éviter le téléchargement illégal, pour limiter les raisons de pirater et toutes ces conneries. Enfin je sais que j’en parle beaucoup, d’un système ou t’achètes tous les formats d’un coup, mais c’est la première fois que ça m’arrive en vrai.
Faut dire que chez les ricains c’est un système qui est déjà un peu plus développé. Vu qu’ils ont toujours un ou deux ans d’avance niveau marketing. J’apprécie le confort, je me dis que je me ferais bien Tremors à l’occasion, et que je vais prêter le DVD de Scott Pilgrim à une copine de classe, pendant que je continue à mater les bonus du Blu-Ray. Ca me semble tellement… logique. Et quelque part le problème c’est que je m’habitue à l’idée. Enfin l’inverse, pour moi ça devient doucement pas normal. J’aime bien acheter mes livres numériques moins chers que leur équivalent papier mais je préfèrerais payer le prix papier et avoir les deux. Après je suis persuadé qu’on y viendra. Si le cinéma y est, le reste va finir par suivre. C’est juste particulièrement emmerdant de tenir un bout du futur entre ses mains mais de devoir attendre pour avoir le reste.
Au final, ce Blu-Ray de Scott Pilgrim est à l’image du film : tout ce que je voulais et un peu plus encore. D’ailleurs je trouve presque la lecture plus confortable sur un écran 16/9, rapport au ratio de l’image qui change tout le temps, moins visible sur un écran ciné trop large. Ceux qui ont vu le film me comprendront.
Anyway. Hurry the fuck up, industries culturelles ! Je veux vous donner plein d’argent ! Aidez moi à justifier mon budget culture !
POKEDEX STAGE !!!
A part ça, après avoir eu une réponse de Richard Kelly sur Twitter, j’en ai eu une de Edgar Wright, réal de Pilgrim. Awesomeness +1.





